Chapitre 1

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Cinq mois plus tôt...

Le paysage défile par la fenêtre de la voiture. Je reconnais vaguement la route mais j'ai quand même hâte d'arriver. Mamie m'a manquée. Je vais passer deux mois chez elle. Après ma fin d'année catastrophique, j'ai tout de suite accepté la proposition de mon père. Lorsque la voiture dépasse le panneau indiquant la ville "Austin" je sais que j'arrive. On traverse la ville. Je reconnais mes écoles maternelle et primaire qui étaient l'une à côté de l'autre. Je vois le parc où je passais mes week-ends avec ma mère. À côté de celui-ci se trouve un skate-park, qui n'y était pas avant. Ça a beaucoup changé.

La voiture entre dans le lotissement, qui était en construction quand je suis partie, où habite maintenant ma grand-mère. Lorsque nous tournons dans une rue, d'énormes maisons, enfin plutôt des villas, se dressent de chaque côté de la rue.

Bon dieu, ils sont riche dans ce quartier c'est pas possible

On finit par s'arrêter devant une plus petite maison très mignonne. Je reconnais tout de suite les nains de jardins de mamie et je sais que je suis arrivée. Mon père m'aide à décharger mes valises et j'ouvre le petit portillon pour accéder à la porte. Je sonne et ma grand-mère apparaît dans le cadre. Lorsqu'elle me reconnaît, un grand sourire se dessine sur son visage et elle me tend ses bras pour m'enlacer.

— Ahhh ma chérie d'amour ! s'exclame-t-elle, Comme tu as grandie !

— Mamie ! m'écrié-je à mon tour. Tu m'as manqué !

Je lui rends son étreinte en la serrant contre moi.

— Et toi, reprend-t-elle en s'adressant à mon père, comment vas tu mon grand ?

— Ça va merci maman, répond-t-il.

La mère et le fils échangent un regard tendre.

— Alors qu'est-ce que tu attends pour entrer ? m'invite-t-elle

— Merci mamie, dis-je en m'exécutant. Comment tu vas ?

— Très bien ma puce merci.

Je pose mes valises un peu plus loin dans la maison, au pied des escaliers.

— Bon maman, reprend mon père, Je vais devoir y aller moi. Huit heures de route c'est pas rien. Passe de bonnes vacances mon lapin.

Je lève les yeux au ciel. J'aime mon père mais il m'énerve quand il m'appelle comme ça. Il le sait mais il le fait exprès. Je l'embrasse une dernière fois, avant qu'il ne tourne les talons et reparte. Je lui avais dit que je pouvais prendre l'avion, mais il a insisté pour me conduire jusqu'ici.

— Tu vas te plaire dans le quartier ma caille, m'assure ma grand-mère en prenant mon sac, Il n'y a que des jeunes de ton âge.

— Je n'en doute pas, sourié-je, Je pense que je vais revoir beaucoup de monde que je connais.

— C'est certain ! affirme-t-elle Je t'ai préparé la chambre d'amis à l'étage. Je te laisse t'installer, je vais préparer le repas pour ce midi.

— D'acc, j'y vais. Merci mamie !

J'arrive dans ladite chambre. Elle est étonnamment spacieuse. Les murs sont couleur blanc cassé, un joli luminaire habille le plafond. Un lit deux places trône au centre de la pièce. Un placard est incrusté dans le mur. J'ouvre ma valise et dépose mes vêtements à l'intérieur. Je range les quelques robes emportées dans la penderie, puis mes paires de chaussures dans l'espace qui leur est dédié.

Une porte, que je n'avais pas vue en arrivant, se trouve juste à côté du placard. Je l'ouvre et découvre une salle de bain. Une grande douche à l'italienne est sur la gauche. À droite, j'aperçois un grand vasque qui peut accueillir plus qu'une personne. Je prends soin d'y déposer mes affaires de toilettes.

AnheloOù les histoires vivent. Découvrez maintenant