Le gros connard entre en rogne en me fusillant du regard.
- PUTAIN FAIS CHIER ! T'AS OSÉ TOUCHER À MA BAGNOLE ! TU POUVAIS PAS TOUCHER UNE AUTRE QUE CELLE-LÀ, NON ?! IL A FALLU QUE TU Y TOUCHES !
- Non. Rectification : brûler ta titine. Mais c'est un détail, répondis-je d'un ton neutre.
Je souris, fière de m'être vengée. Il frappe son poing contre le mur.
- C'est pathétique..., soupirai-je, désespérée.
- Ah donc maintenant je suis pathétique ?!
- Tu dis et fais des trucs pathétiques.
- Ah ouais ? Laisse-moi rire. Comme quoi ?
- Tu t'énerves pour tout et n'importe quoi, même sur un gosse. Toute la journée, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est pathétique.
- Au moins moi, je passe pas mes journées allongé à lire des bouquins de cul qui piquent les yeux à force de lire, rétorque-t-il.
Héé ! On parle bien de Captive !
Je me lève et vais vers lui, déterminée à lui tenir tête.
- Tu m'as menti. Tu m'as caché ton vrai prénom alors que tu savais que ça me rendait triste de ne plus te revoir, alors que t'étais juste devant moi. Et ça, de ta part, c'est pathétique.
- T'as des goûts de merde pour les dessins animés et les séries comme Dora l'exploratrice, Coraline ou encore Bob l'éponge, lance-t-il.
- Tu pourrais faire faire un arrêt cardiaque à un vieux à force de gueuler tout le temps.
- Tu fais des blagues que même Ayden ne ferait pas tellement elles sont nulles à chier.
- Quand tu n'es pas en train de hurler ou de péter les plombs, tu grognes comme un chien.
- Pour calmer mes envies de meurtres à chaque fois qu'un mec ose poser les yeux sur toi.
- Tu lèves tout le temps les yeux au ciel.
- Parce que tu chantes comme une casserole tes putains de chansons Disney genre Le Roi Lion, La Reine des Neiges, La Belle et la Bête, tout le temps dans la salle de bain. Et c'est chiant. Et pathétique.
- Je crois que c'est moi qui m'en sors le mieux dans les piques. Au moins moi, je ne m'énerve pas sur ma petite amie en-
Et merde...
Soudain, Tiago, Céline et Ayden entrent dans la pièce. Je saute sur l'occasion pour corriger.
- ...en colère.
Il fronce les sourcils et détourne les yeux vers ceux qui viennent de rentrer.
Putain j'ai vraiment dit ça ? "En colère"?
Oh purée de pomme de terre...
Un quart d'heure plus tard
Voilà quinze minutes que je reste sur mon téléphone, ignorant leurs discussions. Tiago ne me quitte pas des yeux, sous les regards possessifs du gros connard.
Laissez-moi rire...
- MAMA ! MAMA !
Je relève la tête vers Ayden, le seul sur qui je ne peux jamais m'énerver, et le seul dont la présence ne m'ennuie jamais.
- Je sais lire ! dit-il en secouant sa BD Dame Coca de Anne-Marie Chapouton.
- QUOI ?! Comment c'est possible ? Un orphelin si stupide et sans parents ? Non. Im-po-ssi-ble.
Je me lève d'un coup sec et fonce vers Céline.
- Allez viens chérie, viens répéter ça en face de moi !
- Il n'a même pas de parents. Ça ne m'étonne même pas que ses parents l'aient abandonné, vu comment il est stupide. Tellement stupide qu'il ne savait pas lire.
Elle dit ça alors qu'elle s'est fait elle aussi abandonner par ses parents parce qu'ils n'en pouvaient plus de l'entendre chouiner pour tout et n'importe quoi !
Pourquoi Caden ne l'a pas tuée celle-là aussi ?!
Avant même que je puisse répondre :
- Je n'ai pas besoin de parents. J'ai Caden, même s'il peut se comporter comme un crétin. Et j'ai Nevada, ma mama à mes yeux. Même si elle est pauvre et qu'elle n'a pas assez d'argent pour me gâter, elle me gâte avec tout son amour.
Mohhh, mon petit cœur.
Je sens que je vais chialer.
Je pose ma main sur ma poitrine et souris à Ayden.
- Je t'aime mon petit cœur..., dis-je les larmes aux yeux. Mon fils. Et je suis fière de toi.
Tout le monde écarquille les yeux, choqué par ce que je viens de dire : "mon fils".
- Je t'aime aussi, mama.
- Ça veut dire que tu pourras m'endormir et que ce ne sera plus moi qui dois t'endormir ? souriai-je.
- Ah non, non et non. Je préfère quand c'est toi ! J'aime quand tu lis et ta voix aussi. Mais demande pas à Tiago de me lire des histoires, parce que lui... c'est plutôt lui qui s'endort...
- EH ! s'exclame Tiago, faussement vexé, en posant sa main sur son torse.
Ayden lui tire la langue, ce qui fait rire tout le monde sauf Céline, qui reste figée et nous dévisage, Ayden et moi, tour à tour. Elle finit par partir, nous laissant tous les quatre... ou tous les cinq...
Après quelques heures, quelqu'un toque à la porte.
Qui ça peut bien être à cette heure-ci ?
Je décide d'ouvrir, Caden juste derrière moi. Je découvre un flic devant l'entrée.
- Oui bonjour, que puis-je faire pour vous aider, monsieur ? demandai-je avec un sourire accueillant.
Il m'ignore complètement.
Ah ben, quelle politesse !
Il lève les yeux vers le gros connard.
- Cadenio Ferrera ?
- Oui, c'est bien moi. Qu'y a-t-il ?
Le flic entre d'un pas assuré dans l'appartement et passe les menottes à Caden.
- Cadenio Ferrera, je vous arrête pour meurtre. Vous avez le droit de garder le silence. Si vous renoncez à ce droit, tout ce que vous direz pourra être et sera utilisé contre vous devant la cour. Vous avez le droit à un avocat et d'avoir un avocat lors de l'interrogatoire.
Mon cœur rate un ou plusieurs battements. Tout mon corps se fige.
C'est quoi ce bordel ?!!
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PRINCIPESSA [En cours]
RomanceJe voulais juste respirer. Recommencer. Oublier. Mais c'était sans compter sur lui. Caden Ferrera. Froid, imprévisible, tatoué. Le genre de type qu'on évite... ou qu'on regarde trop longtemps. Dès notre première rencontre, il m'a appelée "Terrestre"...
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