chapitre 18

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- C'est moi qui ai commis le meurtre. Ne le faites pas payer pour mes erreurs..., mentis-je.

Caden comprend ce que je compte faire et secoue la tête dans tous les sens.

- Pour l'arrêter, il faudra d'abord me tuer.

Il s'avance vers moi, remet une mèche rebelle derrière mon oreille et chuchote :

- Embrasse-moi, et tout ira bien, principessa.

Je l'embrasse passionnément, mais tristement.

- Je ne renonce pas, dis-je en le regardant dans les yeux, avant de lancer un regard au flic.

Puis je regarde de nouveau Caden.

- STOP ! J'ai tué ces deux hommes pour défendre ma femme.

Caden s'avance vers le flic. Je cours vers lui, mais Tiago me bloque, entourant ses bras autour de moi. Je le regarde, les larmes aux yeux, tentant de me débattre.

- Non ! Laissez-le ! Je vous en supplie...

Tiago me serre un peu plus fort.

Les rayons du soleil me tirent de mon sommeil. Je grogne de mécontentement. J'ai un mal de tête insupportable à force d'avoir pleuré toute la nuit. Tiago insiste pour garder Ayden cette nuit, heureusement, parce que... comment réagirait-il, le pauvre ?

Il me manque.

Mon mafieux psychopathe me manque.

Sûrement pas mon mal de tête.

Je n'ai presque pas dormi... En général, c'est lui qui arrive à m'endormir. Je repense à toutes ces fois où je n'y arrivais pas...

3 heures du matin. Je me réveille en sursaut à cause d'un coup de tonnerre. Ok, j'adore la pluie, mais là je veux dormir ! Je sais qu'on n'a pas le droit de sortir après le couvre-feu à l'orphelinat,
et je sais aussi à quel point il déteste qu'on le dérange quand il dort.
Mais là... je me résous à aller voir le Gros Connard.

Je pousse la porte de sa chambre tout doucement,
et je l'appelle à voix basse, presque en retenant mon souffle :

- Gros Connard... Je suis désolée. Je n'arrive pas à dormir à cause de l'orage.

Il soupire, un peu contrarié, mais je distingue dans la pénombre qu'il soulève quand même sa couverture pour que je le rejoigne. Je souris et je me précipite pour me blottir contre lui, avant qu'il ne change d'avis.

- Si tu continues à gigoter comme ça, tu vas finir par terre.

- Ok, grincheux.

Il grogne légèrement, puis se rendort instantanément. Moi aussi.

J'ai beaucoup de mal à dormir cette nuit-là dans l'immeuble. Je partage ma chambre avec Céline, qui ronfle comme un tracteur. Je décide de me réfugier dans la chambre de Caden, mon mafieux psychopathe, ou Gros Connard pour les intimes. J'entre et me faufile dans son lit, ce qui le réveille.

- Bonjour, principessa.

- Salut, Gros Connard.

- C'est encore l'autre pute qui ronfle ?

- Ça s'apparente plutôt à un avion en plein décollage, mais oui, c'est ça.

Il rit doucement et se blottit contre moi, logeant sa tête dans le creux de mon cou. Il caresse tendrement mon bras du bout des doigts. On s'endort dans le silence.

PRINCIPESSA [En cours]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant