45 𝚄𝚗 𝚌𝚑𝚊𝚝

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𝙲𝚑𝚊𝚙𝚒𝚝𝚛𝚎 𝚚𝚞𝚊𝚛𝚊𝚗𝚝𝚎 𝚌𝚒𝚗𝚚


𝙽 𝙴 𝚂 𝚂 𝙰 𝚈 𝙴 𝙼.
✍🏼



Je pousse la porte de la librairie, mon long manteau d’un marron sombre me couvre du froid, le mois de décembre commence à se terminer doucement mais laissant le temps de nous faire frissonner.

Aujourd’hui c’est le moment d’aller récupérer le chat de Jawara après plusieurs semaines d’attente, pourquoi c’est à moi d’aller chercher ce qui lui appartient ? Car j’avais besoin d’air et de fraîcheur à force de suffoquer constamment entre les murs de la maison. Et en parallèle pour faire un détour à la librairie et allez acheter quelques livres d’histoires. Étrangement c’est la seule matière qui m’intéresse au lycée.

De base je ne prête jamais attention au cours, je suis là sans forcément être là. Mais dès que la sonnerie retentit annonçant la prochaine matière qu’est l’histoire, instinctivement je m’empresser d’y allez.

Les rues débordent d’activité, une effervescence propre aux fins de semaine où chacun semble vouloir rattraper le temps volé par le travail et les études. Les trottoirs sont bondés, les passants se croisent, certains pressés, d’autres flânant devant les vitrines décorées de guirlandes scintillantes. Un mélange de conversations, de rires et de pas rapides résonne dans l’air glacé, ponctué par le tintement métallique des tramways et les klaxons impatients des voitures engluées dans la circulation.

Les routes sont saturées, une marée de phares et de feux rouges s’étirant à perte de vue. À chaque intersection, les véhicules avancent par à-coups, comme s’ils luttaient pour se frayer un chemin dans ce chaos organisé. Des taxis slaloment habilement entre les files, des bus ralentissent pour laisser monter des passagers emmitouflés dans leurs écharpes épaisses, tandis que des cyclistes zigzaguent entre les piétons et les voitures, cherchant à éviter les flaques d’eau glacée laissées par la dernière averse.

Les enseignes lumineuses des cafés et des boutiques projettent des reflets colorés sur l’asphalte humide, contrastant avec le ciel bas et menaçant. Un léger brouillard flotte au-dessus des toits, mêlé aux fumées des cheminées et à la vapeur qui s’échappe des bouches d’aération du métro. L’odeur du café chaud et des marrons grillés se mêle aux effluves de la ville, créant une atmosphère à la fois animée et étrangement familière.

Chaque coin de rue semble raconter une histoire. Un musicien de rue gratte quelques accords sur une vieille guitare, une femme ajuste son bonnet avant de traverser en courant, tirant un enfant par la main. Plus loin, un couple se dispute à voix basse devant la vitrine d’une bijouterie, tandis qu’un groupe d’adolescents éclate de rire en sortant d’un fast-food.

Je resserre mon manteau autour de moi, observant ce tumulte avec une étrange sensation d’appartenance et d’isolement à la fois. Dans cette foule mouvante, chacun semble savoir où il va, plongé dans ses préoccupations du moment. Moi, je me contente d’avancer, laissant mes pas me guider à travers cette ville en perpétuel mouvement.

— Eh Nessayem, m’interpeller une voix qui s’approche de moi.

Je me tourne vers cette voix, mes yeux le regarde un peu blasée. Puis je laisse échapper un soupire mi-soulagée mi-surprise.

𝙽𝙴𝚂𝚂𝙰𝚈𝙴𝙼 - 𝚄𝚗𝚠𝚊𝚗𝚝𝚎𝚍 𝙻𝚘𝚟𝚎  [ CORRECTION] Où les histoires vivent. Découvrez maintenant