"Lou?" Je sens une petite main tapoter mon bras. J'entrouvre les yeux et dans la pénombre j'arrive a voir Louane.
"Ça ne va pas Louane ? Je chuchote
-J'ai fait un cauchemar...
-Aller viens avec moi"
Je soulève la couette et elle grimpe dans mon lit pour venir se coller à moi. Je lui caresse les cheveux et lui dit que ça va aller. Louane n'a que 7 ans, et elle a toujours fait des cauchemars, mais depuis que ma mère est hospitalisée elle n'a pas d'autres choix que de venir avec moi, surtout que ces terreurs nocturnes ne font qu'accroître dans leurs fréquences. Puis pour ne rien n'arranger elle est de nature extrêmement sensible, mais c'est normal pour son âge. Cela va faire 3 mois déjà que ma mère a était admise à l'hôpital pour un cancer du sein, troisième stade. On avait rien vu arriver, que ce soit elle ou nous. Seulement un jour elle s'est réveillée avec énormément de fièvre, et ça n'a fait que empirer. On croyait que ce n'était rien de grave, mais après avoir fait des examens elle a du aller d'urgence à l'hôpital pour commencer la chimio. C'est arrivé tellement vite. Les médecins ont dit que si ils l'avait prise en charge 2 semaine après, a l'heure actuel, elle en serait décédée. Mais étant donné que ma mère réagit bien au traitement, ils sont confiants.
Après environ 20 minutes, le souffle de louane est devenu lent et sa poignée sur moins s'est desserré, elle a réussi à trouver le sommeil et je commence à m'endormir à mon tour.
Le lendemain, à 15h lorsque je rentre à la maison après avoir fait des courses. J'ouvre difficilement la porte d'entrée avec les deux sacs de course à la main, je fonce directement à la cuisine car c'est quand même lourd. Mais à peine je rentre dans ma cuisine je vois un inconnu accoudé au plan de travail, en train de faire du café. Il portait un pull noir, et un slim noir. On est en été. Je pose les sacs et dis d'un ton sec, " Qui êtes vous !" L'inconnu se retourne, et ses yeux verts émeraudes m'hypnotisent. Il me dit dans un anglais approximatif, "Je suis un ami de Kiara, je l'aide pour sa tâche finale en Français."
Je ne lui laisse même pas le temps de me donner son prénom que je lui demande déjà. Il s'appelle harry et aussitôt son prénom donné je me rappelle exactement le moment où j'ai failli l'écraser car il ne regardait pas la route.
J'hoche la tête et commence à déballer les courses l'air de rien. Elle aurait au moins dû me prévenir qu'elle invitait quelqu'un. Et alors que j'étais en train de finir de vider le premier sac, Harry me dit "Veux-tu de l'aide ?" Je me relève et je murmura un "non" en soufflant très fort. Le pauvre il n'a rien fait, ce n'est pas a lui que j'en veux, c'est à Kiara. D'ailleurs comment ça se fait qu'elle ne soit pas avec lui ?
"Kiara ! Descend. "
Plusieurs secondes après, je l'entends dévaler les escaliers. Dès qu'elle se trouve dans mon champs de vision je la foudroie du regard. Elle a les yeux écarquillés.
"Tu travailles pas ?
-Non je te l'ai dis hier, tu as déjà oublié ?
-Bah oui du coup, je pensais que tu travaillais du soir vu que tu étais parti à 14h.
-Et bien non, comme tu le vois j'ai été faire les courses. Et tu aurais du me prévenir que tu invitais quelqu'un, même si c'est pour les cours Kiara. Et que je travaille ou pas tu aurais du me demander la permission.
-Louis, calme toi. Je te présente harry il vient d'emménager avec sa famille, à Doncaster. Il parle français et je lui ai demandé de l'aide pour ma tâche finale qui compte pour l'exam final. Et Harry, je te présente Louis mon frère jumeaux."
Elle a bien insisté sur le "jumeau". Le message était clair, ne te prend pas pour le grand frère. Sauf que je suis obligé. Et ça m'énerve qu'elle puisse penser que je veux juste faire le petit chef.
Alors que Kiara et moi on se lançait des regards qui tuent, je sens une main sur mon épaule. Je me retourne et vois Harry, ses yeux s'ancrent dans les miens et il s'avance, je panique. Il me fait la bise. "Enchanté Louis", il dit mon prénom d'une façon tellement française que ça me retourne l'estomac. Je marmonne un "enchanté" et monte les escaliers deux par deux pour aller dans ma chambre. Tout en hurlant à Kiara qu'elle doit ranger les courses.
Dans le couloir je vois la porte de Anouk ouverte. Je m'approche donc de cette dernière, et passe ma tête. Elle dort paisiblement dans son fauteuil. Anouk c'est la plus discrète, enfaite surtout depuis qu'elle est rentrée en seconde. Et avec l'hospitalisation de maman, ça joue aussi sur le fait qu'elle se soit renfermée sur elle même. Je referme délicatement sa porte et vais dans ma chambre. Louane y est déjà.
C'est un peu un rituel quand je ne travaille pas, avec Louane on se rejoint dans ma chambre pour que je lui apprenne à faire du piano. En ce moment je lui apprend "la lettre à élise." Pour que ça soit plus facile j'ai mis des noms et des couleurs aux touches. Ce n'est pas un vrai piano, enfin c'est un clavier. D'ailleurs elle était sur le lit avec ce dernier.
"On commence ? Dit elle avec impatience
-On commence." Je dis, sourire aux lèvres.
Après avoir fait du piano pendant plus d'une heure Louane et moi décidons d'aller manger un petit truc. Harry et Kiara s'y trouvaient encore. Louane fonça sur Harry pour lui faire un câlin. Ce qui l'a un peu surpris, mais Kiara et moi en avons l'habitude. Que ce soit Liam mon meilleur amie ou bien Charlotte, la meilleure amie de Kiara, tout le monde passe par la phase câlin de Louane.
"Lâche le Loulou. Tu veux du pain au Nutella ?" Et a peine le mot "Nutella" prononcé, elle fut devant moi. Harry chuchota un "Merci" en français, ce qui fit exploser de rire Kiara, et qui je l'avoue, m'a formé un léger rictus sur le visage. C'était pas forcément drôle mais c'est surtout la façon dont ça a été dit et le regard qu'il nous a lancé.
"Harry peux rester manger ? Dit Kiara
-Non Kiara....tu sais bien que c'est compliqué."
Je la regarde avec un air désolé sur le visage.
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Voler.
FanfictionLa vie est faite de haut et de bas. Un peu comme les montagnes russes. Ma vie a surtout était avec des bas. C'est pas pour faire la victime, au contraire. Grâce c'est moment difficile j'ai su apprendre à me relever. Avant je penser que les moment de...
