Chapitre 6

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Elisa.

C'était un après-midi ensoleillé sur le terrain d'entraînement du PSG. Je venais d'arriver, prête à donner le meilleur de moi-même comme toujours. Le bruit des crampons sur le gazon, les rires et les éclats de voix des autres joueuses emplissaient l'air. Je jetai un coup d'œil autour de moi, cherchant des visages familiers, et m'arrêtai sur celui de Victoire.

Victoire était en pleine forme, souriante et détendue, plaisantant avec quelques coéquipières.

Je m'approchai d'elle, attirée par son énergie positive.
— Salut, Victoire, dis-je en m'avançant avec un sourire chaleureux. Prête pour l'entraînement ?

Victoire se tourna vers moi, son sourire s'élargissant.
— Toujours prête ! Et toi ?

— Absolument, répondis-je en riant. On va leur montrer ce qu'on vaut aujourd'hui.

Nous rejoignîmes le reste de l'équipe et commencâmes les exercices. La complicité et la bonne humeur régnaient sur le terrain, et l'entraînement se déroulait sans accroc. À mi-chemin de la session, pendant un exercice de passes, Victoire fit une passe imprécise qui manqua sa cible et la balle roula hors du terrain. Bien qu'elle soit généralement confiante, ce petit échec la fit soupirer de frustration.

Mou, toujours attentive, je m'approchai rapidement de Victoire.
— Hé, c'est pas grave. Ça arrive à tout le monde. L'important, c'est de rester concentrée et de continuer.

Les yeux de Victoire rencontrèrent les miens, et pendant un bref instant, le monde sembla s'arrêter. Sentant la légère déception de Victoire, je fis un pas de plus et, sans vraiment réfléchir, l'attirai dans un câlin réconfortant. Le geste était spontané, empreint de chaleur et de soutien.

Victoire, surprise, se figea un instant avant de se détendre dans mes bras. Je sentis son cœur battre plus vite, et un sourire timide apparut sur son visage.
— Merci, Elisa, murmura-t-elle.

Je relâchai doucement Victoire et lui souris.
— On est une équipe. On se soutient toujours.

Victoire.

Le contact avait été bref, mais suffisant pour que je ressente quelque chose de plus profond, de plus intime. Nous retournâmes à l'entraînement, mais désormais, un lien invisible m'unissait à elle, une connexion spéciale que je n'osais encore nommer.

Je rentrai chez moi après cet entraînement éprouvant, où j'avais eu mon premier câlin avec Elisa, la fille que je crois aimer plus que tout. Cette fois, mes sentiments étaient clairs, mais je ne voulais pas tout gâcher avec elle. Après tout, ce n'était peut-être pas réciproque. Même si le câlin venait de sa part, ça ne signifiait pas forcément grand-chose. Peut-être l'avait-elle simplement fait pour son « amie ». Un câlin peut très bien être amical.

J'avais essayé de me détendre, mais mon esprit était tourmenté.

En consultant mon téléphone, je découvris un message de sa mère m'informant du décès de son grand-père.

« Nan, c'est pas possible, ça ne peut pas être vrai... Pas lui, pas mon papi. Il ne peut pas m'abandonner comme ça. »

En proie à une douleur aiguë et une tristesse dévastatrice, je m'effondrai sur le canapé, pleurant silencieusement.

*« Ma chérie,

J'ai une triste nouvelle à t'annoncer. Grand-père est décédé ce matin. Il est parti paisiblement, sans souffrance.

PASSION DANS NOTRE PASSION [CORRIGÉ]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant