« sous le maquillage qu'elle saigne, blessé par des hommes »
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SALOMÉ ABELLA mai 2020
Mes examens de fin d'année arrivent dans quelques jours alors je mets le turbo pour réviser à fond. J'ai la tête dans mes livres depuis 1 semaine et j'ai vu Mathieu seulement une seule fois. Je sais qu'il comprend, mes études comptent beaucoup et je veux absolument réussir alors il faut que je m'en donne les moyens.
- Coucou ma puce. Ma mère passe sa tête par la porte.
- Salut maman.
- Je t'ai pas vu sortir de ta chambre depuis ce matin, il faut aussi que tu fasses des pauses.
- Je sais mais là, je suis à fond.
- C'est bien mais il faut ralentir, tu devrais aller prendre l'air, même juste 20 minutes pour aéré ton esprit. Elle me regarde avec bienveillance.
- Ouais... j'vais faire ça, je fini juste ce chapitre.
Elle repart et je me replonge dans la chimie organique. Elle a sûrement raison, c'est moi qui répète tout le temps à Mathieu qu'il vaut mieux faire des pauses pour ne pas chuter. J'ai tendance à ne pas appliquer mes conseils sur moi même et ça me porte souvent préjudice.
Une fois fini, je me lève, enfile mes baskets et un petit pull et sors de ma chambre. Je salue ma mère qui est assise avec son ordinateur et la préviens que je reviens dans pas longtemps. Je compte juste faire un petit tour pour me vider la tête.
Il fait beau aujourd'hui, les oiseaux chantent alors je vais en profiter pour aller me balader dans le parc pas loin. Je me sens apaisé, j'ai le sourire aux lèvres en me rendant compte que j'avance bien et que, pour une fois, je sens bien cet examen.
Je n'ai pas le temps de dire ou de faire quoi que ce soit qu'une main se place sur ma bouche et qu'on m'embarque. Je suis traînée alors que je tente de me débattre. On me tire jusqu'à un bâtiment abandonné à côté de ma cité.
J'essaie de crier, de mordre, de frapper mais rien n'y fait et j'ai peur de comprendre ce qu'il m'arrive : Amine passe à l'attaque et n'a pas lâché l'affaire.
Une fois qu'il a fermé la porte par laquelle on est passé, il avance toujours en me tenant contre lui. Il fini par me lâcher partiellement et me plaque contre un mur assez violemment. Ses yeux sont posés sur moi et je me sens si vulnérable.