Kaylen
«
— Kay ?
La voix d'Andréa me semble lointaine, comme un écho perdu dans un brouillard épais. Pourtant, elle est là, juste au seuil de la porte, les larmes aux yeux.
Je veux la rattraper, la retenir, lui dire quelque chose. Mais mon corps refuse de m'obéir.
Je me lève malgré moi.
— Kaylen ! Je te parle, putain ! Tu as oublié qu'on se marie aujourd'hui ?
Son regard est empli d'incompréhension et de colère. Elle attend une réponse, mais je suis incapable de prononcer le moindre mot.
Au lieu de ça, mes doigts se referment autour de son bras. Trop fort.
Elle grimace de douleur.
À mes côtés, mon loup grogne, confus et furieux. Il ne comprend rien à cette situation, et moi non plus.
Je ne veux pas lui faire de mal. Je ne veux pas leur faire de mal. Ni à elle, ni au bébé.
— Tu penses vraiment que je vais me marier avec toi, sale sorcière ? Ma voix tremble de rage et de douleur. Tu n'es pas mon âme sœur, tu ne l'as jamais été. Toi et tes sortilèges, c'en est fini. Je ne veux plus de toi, Andréa.
Non.
Non... pas ça.
Je la vois vaciller, tomber à genoux, ses mains crispées sur son ventre.
Son cri me transperce.
Sa robe... tachée de rouge.
Non.
Pas ça.
Pas mon bébé.
Pas notre fils.
— Tu l'as tué.
Une voix s'élève dans l'ombre.
— Qu'est-ce que ça fait de perdre ton enfant, Alpha ?
Elle me tourmente. Elle me torture.
J'ai tué mon fils.
Le fruit de notre amour...»
Je me réveille en sursaut, le souffle court, le corps trempé de sueur.
Encore ce rêve.
Encore cette scène.
Encore cette douleur qui refuse de me laisser en paix.
— Kay ?
Rhea me regarde avec inquiétude. Elle pose sa main sur la mienne, mais je recule instinctivement.
Comment pourrais-je la toucher après tout ce que j'ai fait ?
— Désolé, ma sorcière. Encore un cauchemar.
— Pourquoi tu évites mon regard ?
Sa voix est lourde, presque brisée. Elle sait que je lui cache quelque chose.
Je me force à lui sourire, puis dépose un baiser sur son front.
— Je suis juste fatigué. Promis, ça ne se reproduira plus.
Elle m'attire contre elle, sa chaleur apaisante m'enveloppant comme une ancre à la réalité. Mais ce matin, elle est d'humeur joueuse. Son regard s'embrase,
Elle m'embrasse avec passion, ses doigts glissant sous mon t-shirt. Son toucher est doux, brûlant, familier. D'habitude, j'y répondrais sans hésiter. D'habitude, je la voudrais comme un homme affamé.
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Witch
WerewolfLe monde était gouverné autre fois par les loups et les sorcières, mais à cause de leurs puissants le clans des sorcières fut exterminés Des siècles après ce qu'ils appellent la grande extermination, un événement étrange se produit Andrea fox , a...
