Partie 103

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Selem 3aleykoum cv ? moi el hamdoulilleh

Bismillah

...à regarder les gens autour de moi, perdue dans mes pensées. Le parc est calme, les rires des enfants résonnent, et je me dis que tout devrait être aussi simple que ça. Mais dans ma tête, c'est un vrai bordel.

Mon téléphone vibre. Une notification. C'est encore lui.

Aymen : Sérieux, Leila, réponds-moi. On peut pas finir comme ça.

Je souffle un grand coup. Même après tout, il continue à me hanter. Mais cette fois, c'est différent. Je ne ressens pas cette envie de répondre. Juste de tourner la page.

Je mets mon téléphone en mode avion et ferme les yeux un instant. J'entends les voix des autres au loin, mais c'est comme si tout était flou. Je repense à ce qu'Anas a dit. C'est peut-être la première fois qu'il est aussi sérieux avec moi. Ça me rassure un peu de savoir que, malgré tout, j'ai des gens autour de moi qui veulent mon bien

De retour à la maison, l'ambiance est plus détendue. Tout le monde rigole, même Mayla a mis de côté son obsession pour le Nutella. On décide de commander des pizzas et de regarder un autre film.

Mayla : Ce soir, on regarde quoi ? Pas un truc d'horreur cette fois, hein.

Aydan : Wesh, t'as peur, c'est ça ?

Mayla : Moi, peur ? Jamais. Mais j'veux dormir tranquille, c'est tout.

Adam : On met un dessin animé pour toi alors.

Mayla : Tg, Adam.

Anas : Vous arrêtez jamais, vous deux.

Moi, je rigole doucement en les regardant. Ça fait du bien de ne pas penser à mes problèmes pour une fois.

Alors qu'on lance le film, je reçois un message de ma mère.

Mama : T'as l'air stressée ces derniers jours, ma fille. Ça va ?

je vous l'ecrit en francais psk elle me l'avais ecrit en arabe 

C'est là que je réalise. Peut-être que je devrais parler à quelqu'un de tout ça. Pas pour qu'on trouve une solution, mais juste pour me vider la tête. Mama, Anas... ou peut-être moi-même.

Je ferme les yeux un moment et me dis que demain, ce sera une nouvelle journée. Peut-être que ce sera le début d'autre chose. Un peu de paix, enfin.

Dans la nuit
Je suis dans ma chambre, allongée sur le lit, les écouteurs dans les oreilles, en train de scroller sur mon téléphone. Je tombe sur une photo de moi et Aymen, prise il y a quelques mois. Je sens un pincement au cœur, mais j'essaie de ne pas y prêter attention. Je ferme les yeux, et malgré moi, des souvenirs remontent. Nos moments de rire, nos discussions tard dans la nuit, et même ses gestes protecteurs qui, aujourd'hui, semblent si lointains.

Mon téléphone vibre. Une notification d'un numéro inconnu.

Numéro inconnu : Je sais que tu m'as bloqué, mais on doit parler.

Je reste figée, le cœur battant. C'est évidemment Aymen. Je souffle un coup et décide de ne pas répondre.

Quelques minutes plus tard, un autre message.

Numéro inconnu : Tu peux m'ignorer si tu veux, mais je t'attendrai demain à 16h au parc. Fais ce que tu veux, mais viens.

Je ne sais pas pourquoi, mais ce message me met en colère. Pourquoi est-ce qu'il pense encore qu'il peut décider pour moi ?

De la haine a l'amourDes histoires addictives. Découvrez maintenant