Partie 106

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Selem 3aleykoum cv ? moi el hamdoulilleh

Bismillah

Le temps passe vite, trop vite. Les vacances touchent à leur fin, et une étrange sensation me serre le cœur. Comme si quelque chose se préparait, comme si le calme avant la tempête n'était qu'une illusion.

Les jours défilent, et la rentrée est enfin là. J'essaie de me concentrer sur mes cours, de reprendre un rythme normal, mais c'est compliqué. Mon esprit est ailleurs. Entre ce qui s'est passé avec Nabil et toutes les tensions qui traînent autour de moi, j'ai du mal à retrouver une vraie stabilité.

Dans la cour du lycée, je retrouve Selma, déjà en train de râler.

Selma ; Vas-y, j'ai pas la force pour cette année.

Moi ; Ça commence à peine et t'es déjà fatiguée.

Selma ; Grave, j'ai plus l'habitude. Et toi, t'as une tête bizarre, y'a quoi ?

Je secoue la tête.

Moi ; Rien, juste la flemme.

Elle fronce les sourcils, pas convaincue, mais elle n'insiste pas. On rejoint notre classe, et la matinée passe lentement. J'ai du mal à me concentrer, je sursaute à chaque notification sur mon téléphone, comme si j'attendais un message qui ne viendra jamais.

À la pause, je sors prendre l'air, histoire de souffler un peu. Je m'appuie contre un mur, le regard perdu, quand une voix familière me sort de mes pensées.

Ilyes ; Tu comptes me dire ce que t'as ou je dois deviner ?

Je lève les yeux vers lui.

Moi ; J'ai rien, t'inquiète.

Il me fixe un instant avant de soupirer.

Ilyes ; T'es pas une bonne menteuse, Leila.

Moi ; Je suis juste fatiguée.

Il reste silencieux quelques secondes avant de croiser les bras.

Ilyes ; T'as revu Nabil ?

Mon cœur rate un battement.

Moi ; Quoi ?! Non, pourquoi tu dis ça ?

Ilyes ; J'sais pas, t'as une sale tête, et t'es cheloue depuis ce matin.

Je détourne les yeux.

Moi ; Laisse tomber, c'est rien.

Il ne répond pas tout de suite, mais je sens qu'il n'est pas dupe.

Ilyes ; Bon, si tu veux pas parler, je vais pas forcer. Mais si y'a un problème, tu me le dis direct.

Je hoche la tête, et il finit par s'éloigner. Pourtant, une boule d'angoisse me serre encore plus la poitrine.

Je sais qu'il a raison. Et je sais aussi que ce n'est que le début.

L'après-midi passe lentement, et je n'arrive toujours pas à me sortir ces pensées de la tête. Même en essayant de me concentrer sur les cours, une sensation étrange me suit comme une ombre.

Quand la sonnerie annonce enfin la fin de la journée, je range mes affaires machinalement et sors du lycée. Selma est déjà partie, et moi, je traîne un peu, histoire d'éviter la foule.

Alors que je marche vers l'arrêt de bus, une voix derrière moi me fait sursauter.

Aymen ; Eh Leila, attends-moi.

Je me retourne et le vois s'approcher, un petit sourire au coin des lèvres.

Moi ; Toi ici ?

Aymen ; J'ai eu des trucs à faire dans le coin, et vu l'heure, je me suis dit que j'allais te raccompagner.

De la haine a l'amourDes histoires addictives. Découvrez maintenant