[Cette fan fiction est sur l'univers d'amour sucré, ne vous trompez pas 🤧]
Shanon est la classique « mean girl » que l'on retrouve dans chaque film, méchante, arrogante et surtout très hypocrite.
Mais, et si derrière cette facette se cachait une to...
« Tu ne peux pas essayer de me protéger en m'arrachant ce qu'il me reste Shanon »
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Shanon
La vie est vraiment étrange.
Il y a quelques mois à peine, je pensais que le monde tournait autour de moi.
Et je ne dis pas ça pour exagérer.
J'étais persuadée que mes maux et blessures se trouvaient au centre de l'univers.
Je vivais dans un égoïsme confortable, dans lequel j'étais incapable de regarder plus loin que le bout de mon nez.
Par méchanceté ?
Par habitude ?
Je ne le sais pas vraiment.
J'aurais sûrement ri si on m'avait dit que je finirais par perdre le sommeil pour quelqu'un d'autre, par m'inquiéter à en avoir mal au ventre pour une autre personne.
Mais Nathaniel...
Il s'est immiscé dans mon quotidien si vite que je ne sais pas à quel moment j'ai vraiment commencé à m'attacher à lui.
Et donc à me soucier de lui.
Mais au début c'était discret, c'était quelque chose auquel je n'étais pas habitué, un pincement que je ne voulais pas nommer.
Et puis petit à petit, c'était devenu un besoin de constamment être là.
Et maintenant, c'est aussi devenu ce besoin assourdissant de le protéger.
Je n'aurais jamais cru finir dans cet état, parce que je n'ai jamais été le genre de fille qui tend la main sans qu'on la lui demande, ni même celle qui affronte les problèmes.
J'ai toujours été celle qui nie, celle qui fuit ce qui fait mal et qui creuse pour se cacher.
Mais j'aimerais tellement pouvoir faire plus.
Hurler pour lui, pleurer avec lui, ou porter ne serait-ce qu'une fraction de la douleur qu'il a si longtemps traîné.
Je m'en veux terriblement de n'avoir rien vu.
Je me croyais lucide et attentive, mais la vérité c'est que j'ai toujours été aveugle.
Aveugle à la souffrance des autres.
Aveugle à la sienne.
Il était là, tous les jours, souriant, et jouant un rôle qu'il avait longtemps perfectionné, pendant que moi je vivais dans mon petit monde, persuadée qu'il allait parfaitement bien, malgré les signes qui auraient pu me prouver le contraire.