Pdv Elena
On attendait devant la classe d'anglais depuis une bonne dizaine de minutes déjà, mais on savait que le prof ne viendra pas, après tout, ce n'était pas le premier désistement de la matinée. Il pleuvait averse depuis hier soir et certains profs en profitaient pour ne pas venir, les flemmards. Bon d'accord, c'était dangereux de conduire alors qu'il pleuvait autant et puis il y avait peut être eu des route inondées... Mais si les élèves pouvaient venir en cours alors les profs aussi !
Non bien sûr. Je rigolais. J'adorais ce temps ! Parce qu'on ne travaillait pas vraiment, parce que la moitié des élèves du lycée manquait, la moitié des profs manquaient, et j'avais plus de temps avec mon copain, Zayn.
Si on oubliait Harry. En ce moment il sautillait dans les couloirs, très heureux de ne pas avoir cours apparemment, et même s'il m'énervait je ne pouvais pas m'empêcher de penser que même avec ce comportement enfantin il restait sexy.
_"Tu me reluquais Lena ?" se moqua Harry.
_"Oui je me demandais pourquoi Dieu a crée quelqu'un comme toi" répondis-je sèchement.
Évidemment, dit comme ça, ça signifiait que Dieu ne devait pas le créer parce qu'il était trop moche ou trop con pour être réel mais intérieurement je pensais que c'était parce qu'il était trop beau. Je m'étais toujours posé la question, qui est le plus beau ? Zayn ou Harry ? Mais bon j'étais avec Zayn, je devais prendre son parti.
Harry me tourna le dos, faussement vexé et je soupirai. Avant on s'entendait vraiment bien Harry et moi, tout comme Zayn et lui étaient les meilleurs amis du monde. Mais quand ils s'étaient disputés un jour à propos de je-ne-sais-quoi... vu que je sortais avec Zayn... J'avais choisi mon camp.
Le bruit de la pluie s'intensifia et un courant d'air traversa le couloir.
_"Bon, on se casse !" cria Harry.
Et tout le monde le suivit, sauf Zayn, qui m'empoigna le bras pour m'emmener hors de ce couloir.
Zayn et moi ça avait été une coïncidence, un peu trop d'alcool à une fête et on s'était réveillés dans le même lit. Seulement on avait décidés de pas en rester là, et je ne le regrettais pas. Ça devait faire un an que nous sortions ensemble.
Zayn ouvrit la porte d'une salle avant d'avoir vérifié qu'elle était bel et bien vide. Et on rentra à l'intérieur en fermant la porte derrière nous.
_"Enfin seuls, mon coeur" me sourit Zayn
_"Oui, enfin seuls." je lui sourit avant de me mettre sur la pointe des pieds pour l'embrasser tendrement, il me tint les hanches et approfondit le baiser. Nos langues dansaient et je m'appuyai contre le mûr.
Ses mains se faufilèrent sous mon tee shirt, provoquant des vagues de désirs en moi. Je mis mes mains sous son tee shirt aussi, sur son torse que j'avais envie d'embrasser. Et lorsqu'il me retira mon haut, je fis de même avec le sien.
Ses mains glissaient sur ma peau, intensifiant mon envie, ses lèvres quittèrent enfin les miennes pour se loger dans mon cou, déposant des doux baisers dans celui ci.
Je le rapprochai, pour coller nos deux corps, je sentais sa chaleur. Je descendis une main jusqu'à son entre jambe et de l'autre je faisais glisser un peu son pantalon.
_"Elena chérie..." chuchota-il.
Je ne répondis pas, sa main entra dans mon jean, caressa mon intimité à travers ma culotte. Je me blottis dans son cou.
Il passa finalement la dernière barrière de vêtement et faisait aller et venir son majeur sur la fente sans jamais le faire rentrer. J'avais envie qu'il le fasse.
_"Mmmh..." je ralai.
J'attrapai la main de Zayn et la poussai un peu. Je pouvais sentir mon petit ami sourire.
_"Coquine..." dit-il.
Il entra finalement un doigt en moi, je gémissai. Son majeur faisait des va-et-vients lents, qui me donnaient envie d'en avoir plus.
Je caressai son sexe pour l'inciter et il grogna de plaisir avant de retirer son doigt. Confuse, je le massai plus fort quand il glissa 2 doigts en moi. Je gémissai un peu plus fort. Il continuait ses va-et-vients lents et patients, je n'aimais pas ça.
_"Zayn..." je grognai de frustration.
Il poussa ses doigts plus profondément en moi en réponse et l'alarme du lycée sonna. Merde, qu'est ce qu'il se passait encore ?
Zayn se détacha de moi, oh non, je n'avais pas envie d'arrêter. Pendant qu'il remettait son tee shirt je ne bougeais pas d'un poil, quand il le remarqua il me fit un sourire compatissant.
_"Elena on ne peut pas se permettre de rater ça avec le temps qu'il fait dehors, ça pourrait être une information importante."
Touché... Je me concentrai sur le temps qu'il faisait dehors et à travers les fenêtres je pouvais voir un ciel noir et le vent faire pencher l'arbre de la cour. J'étais tellement absorbée que je n'avais pas remarquée l'obscurité de la pièce !
Je me rhabillai et on se dirigea vers le réfectoire, le lieu de rendez vous en cas d'alarme incendie.
***
C'était le bordel ici, nous étions à peu près 300 élèves de présents aujourd'hui. Mais ce qui nous inquiétait était ce qu'on pouvait voir de l'extérieur. Les vitres du réfectoire nous laissait voir un dehors maltraité par des bourrasques de vents puissantes. L'arbre penchait de plus en plus.
_"Je- Hum hum ! Je demande votre attention !!" cria la directrice dans un micro.
La foule se tut, la situation était bien trop inquiétante pour faire les pitres.
_"Comme vous pouvez le constater, c'est une véritable tempête dehors ! Je vous laisserai bien rentrer chez vous mais-"
_"Quoi ? Noooon !
_ C'est pas juste de faire ça !
_ Tout ça pour des cours ??
_ C'est de la séquestration !
_ Taisez vous !" reprit la directrice, faisant taire les râleurs, "mais il est trop tard ! Un ouragan se rapproche !"
Cette fois ci, personne ne fit de commentaires.
_"Il ne durera que jusqu'à demain et nous avons reçu des indications ! Nous avons assez de nourriture, et les douches sont à disposition... Vous resterez ici ce soir !"
Les élèves voulaient protester mais pas un ne pût dire un mot.
On vit une lumière illuminer toute la cour et 2 secondes plus tard on entendit le tonnerre, nous plongeant dans le noir. On entendait des cris, surtout des filles, puis un énorme bruit coupa la panique de la foule avant de faire grimper le stress.
L'arbre venait de tomber. Je regardai l'heure sur mon téléphone : midi pile. Début du cauchemar.
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24H H.S
Fanfiction"Ce n'est qu'en situation de crise que l'homme révèle sa vraie nature." Une tempête enferme la moitié des élèves du lycée à l'intérieur de l'établissement, pendant que les morts se font par dizaines à l'extérieur. Se croyant tous sur le point de mo...