Leurs pieds nus s'enfonçaient dans le sable à chaque pas qu'ils faisaient, les plongeant un peu plus dans l'obscurité. Le feu de camp n'était plus qu'un reste de flamme dansant au loin, faisant grandir l'angoisse d'Hinata dont l'alcool quittait progressivement le corps. Elle avait toujours eu peur des silences de Naruto.
- Où est-ce qu'on va ?
Leurs mains ne s'étaient pas lâchées un seul instant et Naruto marchait au rythme de sa douce, tentant de retrouver son calme pour ne pas gâcher la surprise qu'il avait préparé.
- Tu verras, sois patiente.
Quelques pas plus loin, une faible lumière traversa des rochers en hauteur. Naruto se retourna et lui tendit les bras.
- Je vais te porter. Dit-il sans croiser son regard.
Elle tendit les bras vers lui et il la souleva contre lui pour faire la petite montée. Le silence les accompagna. La violette posa doucement la main sur sa joue et le poussa à la regarder.
- Ça va ? Dit-elle.
Il la fixa un instant, troublé par ses traits luisants et sa peau de porcelaine.
- Oui. Dit-il dans un souffle.
Il la fit redescendre une fois arrivé en haut. Ils s'arrêtèrent devant un rideau retenu entre deux rochers, comme une porte improvisée.
- Je te l'ai dit, on ne se dispute plus. Ajouta t-il.
- Mais on peut parler.
Elle le suivit du regard lorsqu'il se plaça devant elle pour lui barrer la vue.
- C'est drôle que ce soit toi qui dise ça. Sourit-il. Tu ne faisais que fuir au début.
- Et maintenant on inverse les rôles ?
- On dirait.
- Naruto. Dit-elle en posant la main sur sa joue.
Le blond se mordit la joue et souffla lourdement pour ravaler sa colère.
- Je ne voulais pas créer de malaise en disant ça tout à l'heure. J'avais un peu trop bu.
Il ferma les yeux un instant et lorsqu'il les rouvrit, il tenta un sourire rassurant.
- Je t'ai préparé un petit truc... dit-il. C'est pas la folie mais je voulais te faire un cadeau spécial et j'avais pas trop d'infos sur ce que t'aimes.
Il rougissait légèrement, ne sachant pas comment présenter la chose.
- Fais semblant même si t'aimes pas.
Elle posa la main sur ses pommettes et se hissa sur la pointe des pieds pour lui frôler les lèvres. Le blond soupira, les yeux brillants et se retint de l'embrasser. Il l'avait amené ici pour la découvrir, pour qu'elle lui livre ses secrets. Il se mordit la langue pour s'en convaincre et s'éloigna difficilement. Il lui pris la main et leva le rideau.
Elle resta muette, encore à l'entrée, observant l'endroit éclairé par le feu. Il y régnait une atmosphère intime, tamisée. Elle s'approcha, les jambes soudainement lourdes et toucha les objets décoratifs posés par terre. Des coquillages et des bougies qui illuminaient un chemin jusqu'à quelques coussins et une petite table. C'était magnifique, différent de leur premier feu de camp, ici elle retrouvait la même sensation que la serre aux bourgeons. Son cœur se serra.
- C'est magnifique Naruto.
Elle s'approcha du feu, Naruto sur les talons, et contempla la table sur laquelle prônait quelques feuilles et d'autres décorations discrètes. Naruto l'invita à s'assoir d'un geste de la main et elle s'exécuta.
- Je pensais qu'on allait rentrer. Dit-elle, distraite.
- Pourquoi ça ?
- Je ne sais pas... Tu étais contrarié.
Il l'était mais c'était idiot d'être jaloux de ses souvenirs. Hinata piocha dans les feuilles sur la table, sourire aux lèvres. Le premier papier qu'elle tira ressemblait à une page arrachée d'un vieux journal. On avait gribouillé à la craie noire des arabesques formant une silhouette. Elle scruta le dessin, fronçant les sourcils, c'était une femme. Elle avait les cheveux relevés en un chignon mal coiffé et portait un grand t-shirt immaculé. Ses courbes étaient dissimulées derrière une porte tandis qu'elle rougissait, baissant la tête. Elle tourna le dessin sur le côté, était-ce elle ? Impossible à déterminer mais le trait était étonnement précis.
VOUS LISEZ
Brûle Papillon - Naruhina
FanfictionNaruhina ~ « Et au moment où leurs corps se rencontrèrent, ce fut l'extase. Ils n'avaient jamais rien vécu de pareil. Un tel amour, d'une telle brutalité ne pouvait qu'être néfaste, mais ils n'en avaient que faire. Dans les bras l'un de l'autre...
