25 - Le test ADN.

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24 janvier- 21h03

Clinique la providence

PDV de Aaliyah.

J'ai eu un moment d'inconscience. Je ne sais pas combien de temps. Apparement pas assez pour me tirer de ce rêve, parce que je suis toujours dans cette salle d'accouchement. Entourée de gens qui me parlent, qui parlent entre eux.

Une larme roula sur ma joue. Ah donc c'est bien réel .  Je murmurai presque malgré moi :

— Bonjour...

Je ne savais même pas pourquoi j'avais dit ça. Peut-être parce que, pour la première fois...
Je réalisais qu'une petite personne était là. Qu'elle existait. Qu'elle allait entrer dans ma vie dans quelques instants. Mais au milieu de tout ça, il y avait cette voix. Celle de Marianne. Calme.Présente.

Marianne: Très bien, Aaliyah. Continuez comme ça. Vous y êtes arrivées, vous avez êtes formidables.

Comment pouvais-je être "formidable" par rapport à quelque chose dont je ne connaissais même pas le début quelques heures plus tôt ? Ce matin encore, ma vie était normale. Je pensais avoir mal au ventre. Je pensais avoir besoin d'un médecin. Je pensais rentrer chez moi après quelques examens.
Et maintenant... J'étais dans une salle d'accouchement. J'étais sur le point de rencontrer mon bébé. J'entendis un son. Un son qui était là depuis que j'ai repris conscience mais que mon cerveau avait ignoré jusque là, comme un mécanisme de défense.

Un cri. Petit. Fragile. Mais puissant. Le cri d'un nouveau-né. Mon souffle se bloqua. Je regardai autour de moi.

— C'est...

Ma voix trembla.

— C'est mon bébé ?

Personne ne répondit immédiatement parce que tout le monde souriait. Puis Marianne approcha ce petit être de moi.

Marianne: Oui, Aaliyah. C'est votre bébé.

Je n'arrivais pas à détourner les yeux. Il était là. Vraiment là. Un petit visage encore marqué par la naissance. Des yeux fermés. Une petite bouche qui cherchait instinctivement. Ses mains bougeaient doucement. Je ne pouvais pas croire qu'il avait été en moi. Que mon corps l'avait protégé pendant des mois alors que mon esprit l'ignorait. Une sensation étrange me traversa. Ce n'était pas comme dans les films. Il n'y eut pas un grand moment magique où tout devint immédiatement clair. Il y avait surtout... du choc. Beaucoup de choc. Mais aussi quelque chose qui commençait doucement à apparaître. Une connexion. Une curiosité.Un amour qui semblait encore petit, mais bien présent.
Attendez c'est memee quoi comme ça ?

On posa le bébé contre ma poitrine. Sa peau chaude contre la mienne. Je baissai les yeux. Il était si petit. Si parfait. Mes doigts tremblaient quand je touchai doucement son dos.

— Bonjour...

Cette fois, je le dis consciemment. Ma voix se brisa.

— Je suis désolée.

Je ne savais même pas pourquoi je m'excusais. Parce que je ne savais pas ? Parce que je n'avais pas préparé son arrivée ? Parce que pendant neuf mois, il avait été seul avec moi sans que je le sache ?
Marianne posa une main sur mon épaule.

Marianne: Vous n'avez rien fait de mal.

Je hochai la tête.

Mais les larmes continuaient de couler. Ossecours les larmes scoulent ...
Le monde extérieur semblait avoir disparu. Il n'y avait plus les machines. Plus les médecins. Plus la peur. Plus la douleur. Seulement ce petit bébé contre moi. Puis je réalisai quelque chose. Je ne connaissais même pas son sexe.

𝐃𝐚𝐧𝐬 𝐋𝐞𝐬 𝐂𝐨𝐮𝐥𝐨𝐢𝐫𝐬 𝐃𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐩𝐮𝐬Des histoires addictives. Découvrez maintenant