Chapitre 5

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Le lendemain, au lycée, comme prévu j'attendais Stuart à la pause sur un banc.
Je révisais mes cours le temps qu'il arrive, histoire de ne pas rien faire. 2 minutes plus tard je senti une main sur mon épaule, c'était Stuart.

-Salut Shirley tu vas bien ?
-Ça va, ça va et toi ?
-Oui...
-Tu voulais me dire quoi ? Il perdit son sourire.
-J'ai... J'ai besoin de me confier à quelqu'un en qui je peux avoir confiance.
-Dis-moi, je ne le répèterais à personne.
-C'est pas vraiment une question de garder un secret mais....En fait... Sa voix commençait à trembler.
-Oui ? Je commençais à un peu m'inquièter dont la façon dont il me parlait.
-Depuis la rentrée je me sens vraiment pas bien, alors que il m'est rien arrivé de grave ou quoi que ce soit...
-Je t'aiderais. Lui dis-je en souriant.
-Qu...Quoi ?
-Je t'aiderais, à ce que tu sois heureux.

Je lui prit la main, je vit dans son regard de la tristesse mais aussi du soulagement.

La sonnerie retentit et nous avons latin, bonne nouvelle cette fois je pourrais rester avec lui. Je me demande vraiment ce qui le "chagrine", mais je sens qu'il a besoin de moi, après tout il m'a demandé de l'aider, ce n'est pas pour rien.

Stuart s'asseya à côté de moi, il ne m'as pas adressé la parole. Pendant tout le cours je ne fis que le regarder, a un moment il se mit à gribouiller quelque chose. Pendant que la prof écrivait au tableau, il me tendit un bout de papier, je le prit et le lit.

Demande à la prof de sortir pour aller aux toilettes et attends moi devant la porte je trouverais un moyen de sortir moi aussi, je me sens vraiment pas bien.

Je releva ma tête et regarda Stuart qui hocha la tête, mon dieu sa tête, on voyait qu'il n'était pas bien, il était tout pâle.
Je leva la main et demanda de sortir, la prof accepta et je me mit derrière la porte en attendant Stuart.
Quelques minutes plus tard il me rejoignit par terre et s'asseyant avec moi sur le sol froid. Il me prit dans ses bras et je resserre l'étreinte. Je peux sentir des larmes sur mon épaule.

-Stuart ?

Il ne me répondit pas. Je lui dit d'une voix douce:

-Hé... Stuart.

Il releva la tête, il était en larmes et son visage était tout blanc. Je le regarda plein de tristesse.

-Je... Je ne vais pas bien Shirley... Dis-moi ce que j'ai je t'en supplie, aide moi.

Il ferma les yeux. Je le reprit contre moi et le serra de mes bras tremblants.

PDV Stuart.

Mais qu'est-ce qu'il m'arrive ? J'ai la tête qui tourne, j'ai des angoisses, je ne sais même pas pourquoi je suis dans cet état là. D'habitude c'est pas comme ça, je veux dire, j'ai pas une grosse pression sur mes épaules. Je ne crois pas que ce soit une crise d'angoisse, j'en ai déjà eu et ce n'est pas le même ressentit.
Je regarda d'un air désespéré Shirley qui elle, paniquait en me voyant comme ça, mais la seule chose que j'ai besoin là maintenant c'est d'affection. Oui, mes parents ne m'en donnaient pas, ils étaient toujours absents. J'ai l'impression que je suis seul, mais je crois que je peut compter sur elle, dès que je l'ai vu j'y ai cru, elle doit être la clef de mon problème. Je veux pas d'histoire d'amour, juste une amitié en or où l'on pourras compter sur l'un et l'autre et se protéger. Et je crois que je le l'ai trouvée, mon amitié.

-Stuart ! T'es là ? Répond moi, tu me fais peur !
Elle me prit la tête dans ses mains et colla son front contre le mien. Je respirais de moins en moins vite, elle me parlait mais je ne comprenais pas, j'avais mes oreilles qui sifflaient. Je ferme les yeux et d'un coup je me senti vide, léger. Cette pression avait enfin disparu. Je voyais une foule qui criait, elle criait un nom mais je n'arrivais pas à distinguer lequel c'était. Je me sentais heureux face à cette foule mais mes oreilles sifflaient toujours et ma tête recommença a tourner. Je regardais à ma gauche et vit un gars de mon âge qui avait les cheveux noirs, je ne sais pas pourquoi mais je rigolais. Pas comme un bourré mais quelqu'un d'heureux. Les images étaient floues comme dans un rêve, mais elles me paraissaient tellement réelles. Je regardais à ma droite et vit une fille aux cheveux roux avec un magnifique sourire, j'étais toujours en train de rigoler. La foule devant moi s'agitait, je me leva sans me contrôler comme si j'étais dans le corps d'une autre personne et me dirigea vers la foule.
Je réouvrit les yeux et vit Shirley en train de pleurer, elle me fit un câlin, les images étaient à présent très nettes.

Parallel Life ~ Dylan O'BrienOù les histoires vivent. Découvrez maintenant