Je me traverse
En oblique
À cloche-pied
Me ramène
Là où j'avais toujours
Été
Dans les sillons
Des graviers déjà semés
Déjà creusés
Je me traverse
Me transperce
Flèche de papier
Me blesse
Les mains désemparées
Obéissent obtempèrent
Me salissent
M'enterrent
À contre-coeur
Selon mon propre destin
Les graviers de mon corps
Du sel marin
Une tempête
Un lendemain
Le même
Je m'emmène
Plus loin
Prisonnière
De
Mes mains
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Le Cormoran Se Noie (9)
Poetryalors le soleil de feutre coula coula encore et le monde tout entier coula en un fleuve gigantesque dans lequel le cormoran se noya
