Chapitre 5 ~ La fuite

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" Je n'ai aucune raison de vivre mais je n'ai pas le courage de mourir. Alors j'attends que le temps passe."

Il coupe sa phrase et me crie de courir. Il prends ma main pour que je le suive.

Courir dès le matin pour je ne sais quelle raison ça m'enchante pas trop. Mais bon je crois que je n'ai pas vraiment le choix.

On court dans les rues, plusieurs fois je veux regarder derrière nous pour savoir pourquoi on courait mais à chaque fois il me serre la main pour que je regarde devant moi.

On passe devant un centre commercial.Je me décide alors à le tirer moi aussi à l'intérieur. Je commençe à ralentir dans la foule du centre. Non seulement il ne lache pas ma main mais en plus il me colle, comme si qu'il voulait me cacher.

- " Qui nous suivait ?" je demande curieuse.

Il me mets un vent, le plus gros de toute ma vie. Je sais qu'il m'a entendu puisqu'il a serré puis deserré ma main.

- " Réponds à ma question. "

- " Je peux rien te dire. " me réponds-t-il sèchement.

- " Tu me fais courir pour qu'au final tu ne me dises rien ? " je commence à m'énerver.

- " Ça ne te concerne pas. "

- " Si ça ne me concerne pas pourquoi tu m'as fait courir avec toi ? Alors que tu aurais dû courir tout seul ? Oh ! Tu sais quoi j'en ai ma claque de cette ville et de ces gens ! Lâche moi maintenant ! " je lache sa main et pars.

J'avance à travers la foule. Cette matinée forte en événements m'a épuisée. Je ne sais pas trop quoi penser de tout ça. Je suis perdue.

Elle, elle m'a énervé.
Lui, il m'a troublé.

Au départ, je devais aller en cours de Mathématiques, puis suivre le cours, en suite aller en Histoire-Géographie puis manger et ainsi de suite.
Au final, je suis allée en cours de Mathématiques. Me calmer et comprendre son problème mais comme d'habitude rien ne se passe comme prévu avec moi.

Je continue d'avancer, quand je vis deux hommes en noir. Ils étaient jeunes, dans la vingtaine, ils portaient des vestes noires avec des jeans noirs et les chaussures noires. Ils avaient l'air de chercher quelqu'un. D'un coup une main se pose dans mon dos et m'oblige à me retourner. Je regarde la personne à qui cette main appartient et c'est évidemment... Lui.

- " Ne fais pas de réflexion, faut qu'on parte. " me souffle-t-il à l'oreille.

- " Où ? " je lui crache froidement.

- "Jusqu'à qu'on les sème."

Sa main qui était sur mon dos monte sur mon omoplate. Puis il approche sa tête jusqu'à mon oreille et me souffle :

- " Excuses-moi... " et il me fit un bisou sur le front.

Je rêve ou il vient de s'excuser ? Lorsqu'on s'excuses, c'est qu'au fond on ne veut pas perdre la personne. Pourquoi aurait-il peur de perdre alors qu'on ne se connait pas ? 

Sorti du centre commercial, il enlève sa main de mon dos, alors forcément, il fait de plus grands pas que moi. Du coup, je suis à la traîne mais j'en profites pour analyser la situation. Il est stressé et ça se voit car il se ronge les ongles puis cherche quelque chose dans sa poche et sort un briquet et un paquet de cigarette. Alors là, non ! J'accélère et prends son briquet avant qu'il n'allume la cigarette qu'il a posé entre ses lèvres.

- " Rends ça tout de suite ! " hurle-t-il alors que je m'en fuis.

Les gens qui fument, je les déteste! Pour moi, c'est comme si qu'ils abandonnaient la vie... Qu'ils veulent mourir plus vite que prévu. Qu'ils ne croient plus en la vie.

Au bout d'un instant, je m'arrête de courir et regarde derrière. Mais attendez... Il est où ?
Il ne peut pas disparaître comme ça. Il n'y a aucune rue dans laquelle il aurait pu tourner avant. Je fais comment pour rentrer ? Hors de question que je retourne au lycée. Je ne connais pas du tout cette ville. Ça se trouve ces hommes l'ont embarqué avec eux. Mais si ils l'ont attrapé, ils vont m'avoir moi aussi. Il m'ont vu avec lui !

" T'aurais pas voler sa cigarette... Tu serais pas perdu. Bien fait pour toi, toujours à te soucier des autres ! "

Ferme la toi conscience de m****! Bon je vais marcher je tomberais bien sur une gare ou des bus.

Je marche, emprunte ruelle après ruelle. Soudain, une main recouvre ma bouche et l'autre m'attire dans une impasse. Je sens des muscles contractés dans mon dos. Mon rythme cardiaque accélère de plus en plus vite. Je mords sa main, mais il la laisse quand même. Il me chuchote dans l'oreille :

- " Aïe, idiote, c'est moi. " je reconnaît sa voix et mon cœur reprends son rythme normal peu à peu.

Il me serre fort contre lui. J'ai tellement peur que je ne bouge pas d'un centimètre, il va finir par me casser une côte.

On est resté 10 minutes comme ça à attendre je ne sais quoi. Bon je pense que nos poursuivants ne sont plus à nos trousses alors qu'est-ce qu'il attend pour me lâcher? D'ailleurs, il était où à ce moment là ?

- " Tu crois qu'ils sont partis ? " ironise-t-il.

Je me défait de son étreinte et me retourne vers lui, énervée.

- " Je peux savoir pourquoi tu m'as embarquée dans tes problèmes ? On ne se connaît même pas, je ne connais même pas ton prénom que tu m'as déjà mise en danger. Maintenant, dis moi où est la gare la plus proche. " je fronce les sourcils et croise les bras. Lui sourire en coin me réponds.

- " T'as fini de râler ou tu continues ? Pour ton info, je m'appelle Deven. Et je ne te dirais pas où est la gare la plus proche. Je veux d'abord te montrer quelque chose avant. Fais moi confiance..." finit-il par souffler en avançant sereinement.

J'hallucine, je dois le suivre comme ça comme si je savais ce qu'il était dans le fond. Il me parle de confiance mais elle ne se gagne pas en une phrase!

" Allez! Laisse toi tenter! "

Après tout si il avait voulu me faire du mal il l'aurait déjà fait. Ma curiosité et l'aventure me feront toujours prendre des risques.

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Salut !

Voici mon nouveau chapitre !

~Camille ♥

WITHOUT HIMOù les histoires vivent. Découvrez maintenant