Ne voulant pas passer pour faible, le garçon aux cheveux dorés se releva en vitesse, aidé de Constance. Il ne voulait pas se montrer faible. Et il ne devait pas se montrer faible.

La rousse, elle, encore surprise par leur contact, le regardait attentivement. Félix et chacun de ses mouvements, si sec et si masculin. Comme par exemple lorsque sa mâchoire bien tracée se contractait.

N'abandonnant pas ses chères habitudes, devenu les seules à qui il parlait réellement, Félix n'avait pas remercié Constance. . Et ce n'était pas passer inaperçue. La jeune fille l'avait mal regardé. Même très mal.

Elle était resté planter devant lui, pour ainsi dire muette, car c'est sans ajouter un mot, qu'elle le vit disparaitre.

Félix était un personnage acrimonieux. Et Il ne s'en était pas voulu d'avoir ignoré cette rouquine qui paraissait aussi sage que les étoiles dans le ciel. Non. Il n'en avait complètement rien à faire.

Félix, ne la connaissait pas, alors ce n'était pas aujourd'hui qu'il allait lui porter de l'attention. Puis il ne voulait pas qu'elle entende le moindre son sortir de sa bouche, qui pourrait définitivement le trahir et exhiber sa solitude. Oui. Il l'avait compris, Félix.
"Ça en crevait les yeux !"
C'était simple : il était ivre de solitude.
Ivre de solitude dans un monde pleins de personnes.

Constance avait l'impression que le garçon ne faisait que de se méfier des gens, autour de lui. Et qu'ils soient de purs inconnus où des personnes qu'il côtoyait, il restait sur ses gardes.

Il se méfiait d'eux à s'en détruire de l'intérieur, comme le fond les gens blesser et condamner à le rester, pour le restant de leurs jours.

Car leurs blessures ne guérissent pas, et ne guériront jamais.

"Sûrement parce que ces gens-là n'avaient pas choisi les bonnes personnes pouvant leur servir de pansement" pensait Félix.

Lui, se justifiait en pensant qu'il ne l'avait toujours pas trouvé, son pansement. Et il était bien ainsi.

Et c'était incohérent. Pour Constance. Le jeune blond paraissait tellement attrayant mais lorsque son sourire disparaissait, Félix était tellement loin et intouchable à la fois.

Constance l'avait regardé souvent.
Ou plutôt admiré.
Les garçons entourant au quotidien Félix, n'était qu'une barrière de plus. Car si l'on comparait ceux-ci, à Félix, ils ne se ressemblaient en aucuns.

Ces garçons n'entouraient Félix que pour son statut. Sa carrure.
Et les ondes pour ainsi dire glaçantes qu'il dégageait. Ils ne lui adressaient même plus la parole.
Félix n'était plus que le fantôme
de leurs réputations, ne demandant qu'à être éveillé. Et par quelqu'un de bien.

"Je t'admirais, au détour d'un couloir.
Je t'admirais, cachée dans le noir."

Félix, ou ses jours cendrésOù les histoires vivent. Découvrez maintenant