Chap 19: The fire and the butterfly

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Le dos en feu, jade s'agitait sur la banquette en bois inconfortable de l'amphithéâtre. Elle était installée depuis plus de deux heures et quart et rêvait de se dégourdir les jambes. Mme Robinson, professeur de biologie des organismes, arpentait la petite scène en bois sombre en hauteur.

C'était une grande femme, à la silhouette longiligne et à la mine sévère. Vêtu d'un petit chemisier saumon, d'une jupe crayon grise et d'une veste assortie, elle faisait claquer ses épais talons sur le sol renforcé. Ses cheveux retenus dans un chignon strict illustraient à merveille le caractère coriace de la femme. Sa voix monotone résonnait dans la totalité de la grande pièce.

Un calme étonnant y régnait.  Alors que dans les autres heures d'études, la classe chahutait et envahissait la salle d'un bourdonnement aux voix imperceptibles, le cours de Mme robinson, lui, se faisait toujours dans un silence religieux. Le secret résidait dans la règle des 3 coupables comme elle aimait communément l’appeler.

Celui qui parlait, sortait ! celui qui écoutait, sortait ! Et le malheureux qui ne disait rien pour arrêter la conversation des deux autres, sortait également. Cette technique avait le pouvoir d’être efficace pourtant la quantité d’étudiant était grandement amoindrie. Toutefois, le peu d’élèves présents était un groupe travailleur.

Jade, griffonnait sur son bloc note quelques phrases dictées par la maitre de conférence, la tête posée au creux de son poignet. Une semaine s’était écoulée entre son altercation au Guest Lounge et aujourd’hui. Elle avait passé la fin de soirée dans son lit, incapable de chasser l’image de son agresseur de ses pensées. Lorsque Kevin était rentré, il était allé directement au lit et n’était pas passer lui souhaiter un bon sommeil. Cela paraissait peut-être insignifiant, mais elle avait attendu un geste de sa part. Il avait toujours été si protecteur. Elle était partit, avec son copain et il n’avait pas semblé plus affecté que cela par son aveu concernant son co-équipier mal intentionné.

Même une semaine après, elle n’avait pas réussi à avaler cette histoire. Son silence paraissait dix fois plus inquiétant que l’agression en elle-même. Avait-elle raison de penser comme cela ? La douce vibration de son portable la sortie de sa rêverie. Elle glissa sa main dans sa poche de pantalon, extirpant l’appareil.

[De Chéri : Hey ma bombe ! Tu es en cours ? ]

[De ma femme : Coucou mon cœur, oui malheureusement ! cava toi ?]

[De Chéri : Oui, beaucoup de paperasses, c’est ma semaine « réunions et meetings » mais je

prends quand même ma pause-café ! Je suis débordé, je me sens hyper stressé]

[De ma femme : Mon pauvre, tu as bien raison ! Ne privons pas les travailleurs acharnés de leur café ! Moi, je te comprends, je suis aussi stressée que toi. J’ai des exams bientôt]

[De Chéri : Tu sais ce qu’on devrait faire pour se … déstresser mutuellement ?  ]

[De ma femme : J’espère pour toi que ce n’est pas ce que je pense !]

[De Chéri : Tu sais, je pense à tellement de choses que l’on pourrait faire… ou se faire  ]

[De ma femme : Mr Evans, je ne crois pas que ce soit le moment approprié pour discuter de tout ca…]

[De Chéri : Euh… sinon, on peut se faire un restau ce soir]

[De ma femme : Pourquoi pas !]

[De Chéri : Je passe te prendre à 20h, je réserve chez « French touch ». La cuisine française te tente ? ]

[De ma femme : Ok pour moi, tu es un amour !]

[De Chéri : Ca, on le sait déjà ! beau, grand, adorable…et]

Fallen Angels (en pause)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant