Blanche-Neige immaculé

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J'attends. J'attends dans le noir. Je suis derrière mes pulls et mes robes pendues dans ma penderie. Je regarde par la fine ouverture de mon armoire. Je vois une ombre passer lentement. Je retiens ma respiration alors qu'elle se rapproche. Les larmes me montent aux yeux et que sa main ensanglantée s'approche de la poignée ronde de la porte de mon placard. Puis un grand fracassement se fait entendre au rez-de-chaussée. Je me retins de sursauter et j'entends des pas s'éloigner de ma cachette. Je regarde par l'ouverture et je pousse un grand soupir quand je vois que je suis seule. Je sors tout doucement en me raidissant sous les grinçements de la porte en bois. Je marche lentement jusqu'au couloir plongé dans l'obscurité, seulement éclairé par la lune, et je plaque une main sur ma bouche pour retenir un cri d'horreur et une remontée acide. A l'entrée de la salle de bain, au bout du couloir, ma soeur est couché sur le dos, morte. Mon ex-soeur désormais. Son visage affiche une expression d'horreur. Son bras droit est cassé et mutilé, ses yeux marrons et injectés de sang grands ouverts, du sang coulant de sa bouche formant un O déformé, le ventre ouvert et les intestins ressortant. Une grande mare de sang l'entoure. Je n'ose l'approcher.

Je passe doucement devant la chambre de mon petit-frère. C'est l'horreur la plus absolue. Cette fois-ci, je ne peux pas retenir le haut-le-coeur qui me secoue depuis que j'ai vu le corps inerte et mutilé de ma soeur. Je m'accroche d'une main à l'encadrement de la porte et l'autre est collé à mon ventre, serrant très fort mon tee-shirt, presque à l'arracher. Quand je relève la tête, des vertiges m'envahissent et mes larmes me brouillent la vue. J'ai envie de hurler et en même temps, de me murer dans le plus grand des silences. Les murs de sa chambre ne sont plus bleu ciel. Ils sont recouverts de sang. Mon frère a eu une mort longue et douloureuse. Au fond de la chambre se trouve une hache à moitié cassée et rouge avec, à côté, le bras droit de mon frère. Les couvertures de son lit sont parterres, tâchés de sang et ouvertes, laissant ressortir le coton immaculé de sang. De toute façon, tout dans sa chambre est recouvert par le sang, il n'y a que ça. C'est l'horreur la plus absolue. Mes yeux convergent vers le lit détruit de mon ex petit-frère. Je m'accroche du mieux que je peux à l'embrasure de la porte. Son corps... Ce n'en ai même plus un. Pareil pour sa tête. Son crâne a été écrasé et son cerveau en est sorti, transformé en bouilli lui aussi. Au bout de son lit, je vois ses deux jambes, craquées tout au long, les os ressortant. Les boyaux ressortent du bas de son ventre et son coeur a été arraché et explosé au sol. Juste à côté gise sa peluche préférée. C'est un petit nounours beige (maintenant beige et rouge) qu'il avait appelé "Gouggy". Je me penche et tends une main tremblante en direction de la peluche? Je la prends par son petit bras et je le sers fort. Je la garderai avec moi, pour me porter chance et me donner la force de sortir de cette maison vivante.

Puis venant d'en bas, un cri strident à vous glacer le sang et à vous arrêter le coeur retentit dans toute la maison plongée dans un silence assourdissant et la noirceur d'une nuit d'hiver. Maman. Je m'apprête à descendre les escaliers puis mon regard se fixe sur la chose noire et ensanglantée accrochée avec des clous au mur. Plus je regarde ce "truc" immonde, je reconnais mon chat, dépecé et clouté au mur. En-dessous coule son sang sur le mur blanc cassé et ses entrailles sont étalées sur les dernières marches.

Je me bouche le nez pour ne pas sentir l'odeur de mort qui règne désormais dans toute la demeure. J'entends des pas approcher et je me glisse vite sous le meuble présent en bas des escaliers. Je retiens ma respiration et je sers Gouggy fort contre moi. Le meurtrier passe lentement à côté de moi sans me voir, laissant glisser des chaînes tâchées et rouillées derrière-lui ainsi qu'une masse. Il remmonte les escaliers, la respiration lourde, comparable à celle de Dark Vador. Une fois que j'entends qu'il se trouve à l'étage, je sors de dessous le meuble et là, je me retrouve face à mon reflet.

Mes cheveux noirs sont en batailles et quelques mèches sont collées sur mon visage. Du sang me recouvre sur tout le corps. J'en ai sur le visage, mes habits et mes bras ainsi que mes mains. Mon arcade gauche est ouverte et mon tee-shirt est à moitié déchiqueté. Mes yeux redescendent le long de mon corps jusqu'à mes pieds-nus. C'est là que je sens la froideur du carrelage sous mes pieds ensanglantés. Je tourne la tête de mon reflet, chose que je n'aurai jamais voulu voir, et je vais dans la cuisine, évitant le salon, sachant déjà quel massacre si trouve, vu que c'est là que mon père a été abattu en premier, d'un coup de hache dans le crâne. Je n'ai pas vu ce que ce tueur sanguinaire lui a fait subir ensuite.

Je fais un pas dans la cuisine, sur le carrelage gelé, me préparant au pire. Puis là, je donne un coup de pied dans quelque chose et manque de tomber. Je baisse lentement ma tête pour découvrir celle de ma mère, détaché de son corps. Je me recule, m'effondrant sur le sol. Son visage est tourné vers moi, ses yeux verts livide et sans présence d'âme. Je contourne la table pour éviter la tête décapitée de ma mère. Malheureusement je trébuche contre son corps et je tombe dans un bruit sourd, ma tête se cognant contre le carrelage.

Quand je me relève, j'entends des craquements venant du corps sans vie de ma génitrice. Un frisson me parcourt me piquant comme des milliards de piques sur mon corps. Un mal de tête commence à me prendre le crâne et puis j'entends quelqu'un descendre les escaliers. Je recule et quand j'entends un bruit métallique contre le sol carrelé, je cours en dehors de la maison. J'ouvre la porte et le froid glaçant de l'hiver me piège dans les bras violent du vent et de la neige. Ma respiration se coupe un instant et mon mal de crâne me transperçe comme un couteau équipée d'une lame aussi tranchante que la lame du couteau d'un boucher. Je me prends la tête entre mes mains et retiens un cri de douleur.

Je me redresse, prenant mon courage à deux mains, et me lance en courant dehors, dans le froid et la neige. Chaque pas que je fais me paralyse un peu plus mes pieds, remontant lentement dans mes jambes. Je commence à manquer énormément de souffle. L'adrénaline afflût par torrent dans mes veines, m'aidant à courir un peu plus à chaques enjambées qui m'essouffle. Et là je l'entends qui court derrière moi. Je n'ose pas me retourner, de peur à voir à combien de mètres il est de moi. J'entends le cliquetis de ses chaînes et sa respiration sourde et lourde. Puis je sentis quelque chose de froid et coupant me frôler et un liquide chaud coula le long de mon oreille et devant moi tomba un couteau. Malheureusement, je le vis trop tard et je marcha dessus, me faisant lâcher un cri de douleur. Je laissai des traces de pas de mon pied droit dès que je le posai à terre. La neige m'anésthésiait pratiquemment le pied ce qui couvra une bonne partie de la douleur venant de la coupure. Mais je commence réellement à manquer de respiration et je ralentis à vue d'oeil. Puis ce malade psychopathe me jeta sa masse dans les jambes d'une telle puissance qu'elles se risèrent sur le coup dans un grand craquement sec. J'hurle alors de toute la force que j'avais dans le ventre et les poumons, espérant que quelqu'un m'entende en pleine nuit, dans cette campagne déserte. Je tombe sur le sol et me retourne sur le dos et respirer comme je le peux. Il s'approchavite, ce grand homme vêtu de noir, tous ces habits tâchés de sang de ses victimes, qui s'avèrent être ma famille. Il porte un masque noir fracturé laissant appaître sa joue gauche mutilée et son oeil blanc et livide barré d'une grand cicatrice. Il se baissa et m'attrapa doucement par le col d mon tee-shirt et me leva vers lui, son visage masqué à quelques centimètres du mien. Puis il chuchota d'un voix grave et enrouée:

_ La Neige était blanche, mais elle ne le fût plus, souillée de sang, du sang de la Blanche-Neige. Oui tiens, c'est comme ça que je vais t'appeler. Blanche-Neige.

Il pousse un grand soupir en levant ses chaînes au-dessus de lui. Un petit gémissement s'échappe de mes lèvres.

_ Bonne nuit, Blanche-Neige, fit-il en abaissant son bras tenant les chaînes contre mon crâne.

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Voilà ! Deuxième nouvelle! L'inspiration m'est venue pour une histoire assez "gore" et d'horreur. J'espère qu'elle vous plaira car c'est la toute première que j'écris dans ce genre. N'hésitez pas à laissez un p'tit com! Tchuss!

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⏰ Dernière mise à jour : Dec 17, 2017 ⏰

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