8 - TU VIS TON REVE PENDANT QUE JE TAFFE A LA FAC

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Ça doit faire environ une heure qu'Oli ne répond pas. J'ai entendu les garçons crier vite fait il y a 15 minutes avant de Flo ne lâche un « Chhhh ». D'ailleurs, lui, pensant que Antoine et moi nous dormions, il s'est incrusté dans le lit avec Julia. C'est de plus en plus chelou tout ça.

A présent, ils dorment tous. Enfin en tout cas ceux qui sont dans la chambre, les autres je sais pas. Je me tourne vers le mur, la fatigue me gagnant peu à peu. Mes yeux se ferment petit à petit, quand ils s'ouvrent à nouveau lorsque la porte s'ouvre. Je sens quelqu'un s'approcher lentement de moi, et frotter doucement mon épaule.

_Tu dors ?
_Hmm non.
_J'arrive pas non plus. J'espérais que toi non plus.
_Ah oui, pourquoi ?
_Bah je voulais voir en vrai ce que ça donne en pyjama, mais déjà sur la photo ça avait l'air pas mal.
_Mais dis donc Olivio, où est passé le jeune garçon gêné qui se cachait lorsqu'il voyait une fille dénudée ?

Je me retourne et le regarde en riant, attrapant ses joues et les pinçant, alors qu'il me tire la langue.

_Je l'ai fait une fois.
_Oui mais t'avais 12 ans.
_Ouais bah scuse moi, j'étais pas habitué.
_Ouais ouais.

Il me sourit, et s'approche un peu plus de moi, montant sur le matelas. On continue à parler un peu, de pleins de choses différentes.

_Ouais, en gros, tu vis ton rêve pendant que je taffe à la fac.
_Ouais, mais dans le fond c'est pas si facile, la pression et toutes ces choses qui m'arrivent chaque jour, c'est dur des fois.
_J'imagine, mais bon c'est tellement génial tout ce qui vous arrive. Franchement j'aimerai tellement être à ta place. Pouvoir vivre de ma passion, avoir du succès, enfin tout ça quoi.
_Si c'est arrivé à moi, un petit sudiste en manque de confiance, imagine juste que tu peux faire pareil.

Il me lance un sourire, qui devient contagieux, et se met à me fixer. Son regard si doux, est tellement déstabilisant, et je viens me cacher dans son cou. Je peux alors remarquer que ce dernier a froid.

_Viens sous la couverture Olivio, tu seras au chaud.

Je soulève la couverture et il se colle à moi avant de passer son bras au dessus de ma tête alors que je le regarde.

_Merci.
_Tu sais que t'avais pas à demander, tu pouvais venir contre moi ça ne me dérangeais pas.
_On sait jamais, je sais que les filles en général aiment avoir leur zone de confort et tout ça.
_Je suis pas une fille en général aussi.
_C'est vrai, toi t'es originale.

Il me serre dans ses bras, et on continue de discuter, jusqu'à ce que la fatigue gagne contre nous, et que nos yeux ne résistent plus. La dernière image que j'ai avant mon sommeil, c'est moi, dans les bras d'Olivio, la tête posée sur son torse, étant bercée par les battements réguliers de son cur.

Je ne tarde pas à être réveillée par une lueur de soleil. Il est 7h et ça fait  à peine 2h que l'on s'est endormis. J suis toujours dans les bras d'Olivio, mais le sommeil ne m'attire plus. Je reste donc là, dans ses bras, à regarder le plafond de ma chambre. Rapidement lassée, je sors mon téléphone et retourne sur les réseaux sociaux, tout en écoutant de la musique.

Jentends alors un bruit, c'est la porte qui s'ouvre sur Yanis. Il s'avance alors dans la chambre, venant jusqu'au matelas de Florian, à côté du notre, et s'y allonge, en me regardant.

_En souvenir du passé hein ?
_Quoi ?
_Bah rien rien... Juste je t'ai vu embrasser mon pote hier et la vous êtes dans le même lit, mais c'est juste pour le passé.
_Ah ça. Non, on arrivait pas à dormir donc on a parlé.
_Mais qu'est-ce qu'il se passe entre vous deux ? Tu vas pas me dire qu'il y a rien quand même ?
_Bah si. Yanis tu me connais quand même.
_Justement oui, et c'est pour ça que je comprend pas. Parce que je sais que c'est pas ce qui tintéresse de te poser, et la tu agis comme si c'était le contraire ce que tu pensais.
_C'est un bon pote, rien de plus.
_Sûre ?
_Certaine.
_Bon dans ce cas, je te crois, mais fais attention avec le petit là, tu sais pas de quoi il est capable.
_T'en fais pas, je suis une grande fille.

Je me tourne vers Olivio, et passe lentement ma main sur son bras, tout en observant le moindre détail de son visage. C'est quand même un bel homme.

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