Chapitre 24

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PDV ARIANNA

On est sorti, ça fait bizarre. Tout est étrangement normal. Moi qui avait l'habitude des animaux surnaturels alors que là je vois un écureuil mais juste de le voir ça me mets les larmes aux yeux. Je ne me savais pas si sensible. D'autre animaux sont arrivés comme des petits moineaux qui attendent que leurs mamans leurs donnent à manger et aussi une petite famille d'hérisson.
Je sens mes jambes trembler, je tombe par terre et les larmes coulent toutes seules. Kat arrivent vers moi pour me demander ce qu'il se passe.

"Comment ai-je pu oublier tout ça ?"
" Oublier quoi Arianna ?"
" Les animaux Kat, je ne savais plus à quoi ressemblait un hérisson ou même un écureuil. Dans mon monde il n'y avait rien qui ressemblait de près ou de loin aux animaux d'ici"
" Arianna ! Ton monde c'est celui-là et non l'autre!"

Elle a raison. Après tout ça fait quatre longues années que je ne suis pas venu ici. Soudain quelque chose me frappe.

" Éric ! Comment on va rentrer chez nous, vu qu'on est perdu ?"
" Techniquement, vu que vous avez disparu, des policiers vont forcément faire une ronde dans la forêt et peut être nous trouver"

Je me demande quel heure il est ? Vu la luminosité qu'on a il doit être entre 18:00 et 19:00 donc espérons qu'ils n'ont pas déjà fait leurs rondes.
Vu qu'on commence à avoir froid, on fait un feu.

Soudain on entend des pas et ça me fait peur alors je m'accroche au bras de Nat. Ça se rapproche de plus en plus de nous. Tout ceci fait bouger les buissons quand soudain en sorti...

" On les a trouvé ! Je répète on les a trouvé ! Ramenez des couverture et vite ! Il y a un homme louche avec eux ! Peut-être leurs kidnappeur ! Ramenez du renfort au cas où il ferait une prise d'otage !"

Le policier lève son arme et ce dirige vers nous. Je lâche Nat et elle court se mettre entre l'arme du policier et son père.

"Lâchez votre arme ! C'est mon père et pas notre kidnappeur !"

Le policier range son arme et dit à ses collègue de ne ramener que les couverture et non du renfort. Il nous demande ensuite qui nous somme et hallucine quand il entend mon nom et celui de Peter. Faut dire que ça fait quatre ans que j'ai disparu et cinq ans pour Peter.

Ensuite il nous conduit vers l'endroit où sont réunies tous les policiers. Ils nous donnent à tous des couverture et une boisson chaude. Je vois un policier venir vers moi pour me poser quelques questions.

"Dis moi petite..."

"Arianna"

"Euh... oui ! Donc dis moi Arianna, où étais tu pendant toutes ces années ?"

"Si je vous le disais vous ne me croirez pas"

"Pourquoi me dis tu ça ? Rien n'est impossible a croire pour un policier alors dis moi"

"Si vous insistez mais je vous aurez prévenu. Je suis restée bloquée dans une sorte d'autre monde ou dimension, choisissez le mot que vous préférez, pendant quatre ans. Alors vous me croyiez ? Si seulement vous pouviez voir la tête que vous faites actuellement"

"Je vois... voudrais tu voir un psy pour lui raconter ce qui c'est vraiment passé ?"

" Non car je viens de vous dire la vérité mais bon faites comme bon vous semble mais je n'irais pas voir un psy car je ne n'en pas besoin"

"Très bien"

"Je voudrais rentrer chez moi avec ma sœur"

"Je sais mais le problème est que l'on a toujours pas trouvé la famille de votre amis Peter "

C'est pas vrai, je saute de l'endroit où je suis assise et coure rejoindre Peter. En arrivant, je vois bien qu'il est triste. Je m'assoies à coté de lui et le prends dans mes bras. Il me rend mon étreinte presque immédiatement. Je sens qu'il pleure mais il fait tout son possible pour pas que je m'en rende compte mais c'est raté. Je mets fin à notre étreinte et pose ma main sur sa joue pour essuyer ses larmes. Le pauvre, comparé à moi, il n'a pas de frère ou sœur avec lui. Il prend ma main dans les siennes et plonge ses yeux dans les miens. Son regard est rempli de tristesse. Dans un élan de courage, je pose rapidement mes lèvres sur les siennes. Ce qui lui arrache un petit rire, mission accomplie ! Un policier arrive vers nous.

"Bon je t'explique la situation, sur ce papier il y a le numéro de téléphone de tes parents mais vu l'heure qu'il est il ne vont pas décrocher alors dors chez l'un de tes amies ce soir"

"Il dormira chez moi"

"Très bien ! Tout le monde dans la voiture on vous ramène"

On monte tous avec les policiers, et on part. J'ai la boule au ventre, ce soir je revoie ma famille après quatre ans d'absence. J'ai peur.

MERCI POUR LES 500 VUUUUUUUES !

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