PROLOGUE

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Égypte ,année 1279.

Le vieil homme expire avec difficulté, une douleur lancinante lui transperçant le crâne. Son cœur s'emballe, annonçant qu'il sera prochainement déclaré mort. Seul le bruit incessant des chars le maintient dans un état de conscience, signifiant que ce n'est pas encore fini.

Partageant les dernières minutes de son existence à s'accrocher à ses rêves, il finit par tendre son bras. Cherchant à attraper l'écrin sur l'archebanc. Seulement, l'algie qui le ronge s'étend bien vite dans ses doigts, l'arrêtant dans son geste désespéré. Le coffret entrouvert tombe dans un bruit sourd sur des dalles. La boîte renfermant   un silex sculpté à la main,abîmé par le temps.
L'objet de ses désirs à présent  sous sa natte,le vieillard abandonna toute tentative de pouvoir le récupérer.

Arthur ouvrit grand les yeux pour garder en mémoire ses derniers instants, dans cette pièce aux murs de pierre. Les miroirs renvoyant l'image d'un homme anéanti, par ses choix et la desolation. Celle qui prend place, lentement, sûrement, elle foule nos terres et se tapit pour attaquer quand personne ne s'y attend.

La douleur, invivable ne prend pas de congé. Elle n'arrête son voyage qu'au moment où elle a tout emporté sur son passage. Elle nous prend par les tripes, ses mains velues nous faisant suffoquer jusqu'à l'épuisement. Après tant d'années sur cette terre,'il n'aurait jamais cru s'éteindre, emporté par ses maladies qui apparaissent et disparaissent. Il n'est plus qu'un inconnu. Fragile, pourri jusqu'au sang, n'arrivant même plus à penser sans être effrayé. Mais cette fois, il ne se réveillera pas pour tout recommencer.

Le mourant s'appuya sur ses deux jambes, épuisés par le poids de son corps. Il chute, tremblant de regrets. Puisant au fond de lui une force, une dernière image qui lui donnerait le pouvoir de vaincre la maladie une deuxième fois. Mais un cadre, surplombant sa chambre, attire son attention. Il se voit aux côtés de sa fille, Marie.

Des pensées illogiques le feraient presque espérer de l'a voir sortir du cadre, pour l'emmener dans les contrées de l'au-delà.

La folie l'arrache à la vue de la peinture. Ce bambin ne sera qu'un souvenir plombant ses états d'âme déchirants.
Il le sait mieux que n'importe qui. C'est pire qu'une plaie ouverte, observer le visage de la défunte ayant partagé les plus grands moments de sa vie le poignarde une nouvelle fois.

Il n'aurait jamais été une figure paternelle pour elle. Il ne sera jamais rien d'autre qu'un incapable. Un raté ne sachant pas comprendre les exigences et l'amour que la chair de notre sang recherche désespérément. Se sentant sur le point de partir, le malade se laisse aller. Il tombe encore, s'affaisse. Prenant la forme du sol, il s'étouffe. Les sens s'en vont, la souffrance lui martèle les os peu à peu. Il aspire une dernière bouffée d'air, ne pouvant laisser la mort l'emporter à cet instant présent. Un dernièr devoir, une seule chose pour se pardonner de leur avoir tous mit un couteau sous la gorge.

- Je suis un enfant d'Eris. croassa t-il dans un dernier effort.

Sa voix n'est plus qu'un faible râle, annonçant ses dernières secondes qui dominent. Et quand les anciens se relèvent, les plus grands se taisent. Les croyances stupides restent debout et ne tombent sous aucun prétexte.

Si un dieu existe dans ce foutu monde, qu'il fasse de son jugement divin une dernière chance, les bonnes actions ne finissent que dans les romans et la vérité n'est jamais belle à entendre, quand on l'écoute attentivement.
À cause de lui, ses monstruosités. Les terres sont condamnées à finir en cimetière.
Une larme solitaire humidifie son visage cadavérique, laissant une poignée d'hommes à l'enfant d'Abys.
Arthur n'est plus qu'un squelette perdant une dernière fois le droit d'être ce pourquoi il est née, d'espérer.
Tout se finit un jour, et c'est tellement mieux que tout s'arrête dès maintenant.

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Bonjour/Bonsoir.
A partir du prologue ça sera le seul message quotidien sous mes publications.
Je ne sais pas vous,mais quand je vois un pavé n'étant pas en rapport à l'histoire,et bien je ne le lis pas.
Tout simplement pour vous dire que je posterai le mercredi (et c'est super dur! Ça fait trois jours que je veut poster le prologue! Anecdote: je devais poster demain mais on va dire que je peut poster le mardi soir aussi hein.) Avec les études tout ça,c'est plus simple. Étant ma première histoire,j'espère que ça ne fait pas « histoire de bébé de quatre ans ». J'attend vos critiques avec impatience.
Pour les fautes,si ils en restent veuillez m'excuser. J'utilise reverso et j'ai une correctrice mais tout ne peut pas être parfait.
En bref j'arrête le pavé. Par contre dans toutes les publications à la fin je mentionnerai mon adorable correctrice et la douceur qui est en train de me faire une cover. Bonne rentrée à vous!
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Correctrice : Loulouunne
Covertrice: MauraStonjal

Réa GAYLE
LA ROYAUTÉ DES MARQUES
Volet 1.

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