Chapitre I

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Elle avait repassé en boucle dans sa tête le trajet jusqu'au lycée avant de s'endormir et elle arriva à destination au bout de seulement 10 minutes de marche. Elle pris son courage à deux mains et pénétra dans l'imposant bâtiment. Elle arriva dans une grande cour où se trouvaient quelques bancs en métal peints et des arbres disposés sans vraiment de logique. Autour se trouvaient les salles de cours réparties sur trois étages.

Des centaines de personnes étaient éparpillées, tous faisaient leur entrée en seconde aujourd'hui et on pouvait sentir une certaine appréhension dans l'air. Certains étaient en groupe de trois ou quatre, se réjouissant de se retrouver dans le même établissement et d'autres, comme Élise, étaient seuls. La jeune fille se dirigea alors vers les listes de classe et chercha son nom. Elle finit par l'apercevoir sur la feuille de la 2nde 7. Une trentaine de personne se réunit autour de la fiche et la sonnerie retentit.

Une femme âgée de la cinquantaine, de petite taille vint alors les les chercher et les guida jusqu'à une salle de classe. Élise, qui avait l'habite de s'asseoir au fond pour ne pas se faire remarquer, s'y dirigea machinalement. Chacun s'installa à côté de quelqu'un qu'il connaissait ou qu'il avait rencontré le matin même. Élise n'avait aucune envie de s'assoir seule à une table et elle remarqua un garçon seul dans un coin de la salle. Elle s'approcha alors de son bureau, lui demanda gentiment si elle pouvait venir à côté de lui et il accepta d'un hochement de tête.

Leur professeure principale, Mme Benoit, qui enseignait le français, leur expliqua le fonctionnement du lycée, ses règles ainsi que leur emploi du temps, leur fit visiter le bâtiment et rappela l'importance
du travail a tous les élèves qui, malgré que l'année avait à peine démarré, commençaient déjà à se déconcentrer.

Élise ne pouvait pas s'empêcher de regarder discrètement son voisin et écoutait de moins en moins le discours de la professeure. Elle ne savait comment le décrire autrement que par le mot « beau ». Son visage et ses traits fins étaient indéchiffrables, ses yeux clairs exprimaient tellement de choses en même temps qu'il était impossible pour elle de voir se que ses pensées renfermaient. Il avait dans son attitude quelque chose de très étrange qui ressemblait presque à de la mélancolie mais avec une certaine dureté qui contrastaient avec son apparence. Il était déconcertant.

Quand elle était plus petite, Élise et sa meilleure amie Lucie s'asseyaient sur le banc d'un parc et regardaient les gens passer tout en leur inventant des vies plus farfelues les une que les autres. De temps en temps elles s'offraient une gaufre ou une glace et s'installaient confortablement en se demandant pourquoi cet homme avait l'air si pressé, si cette femme était marié ou si ces enfants aimaient les épinards. Depuis cette époque pleine de souvenirs, Élise s'était perfectionnée dans cet art et pouvait à présent déchiffrer des émotions dans des regards, des expressions du visage et des gestes.

Mais lui paraissait différent, il n'était ni triste ni heureux et la jeune fille n'arrivaient pas à trouver un adjectif pour le décrire. Elle se contentât donc de résumer dans sa tête par « il était beau ».

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⏰ Dernière mise à jour : Sep 30, 2018 ⏰

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La lettre à Élise Où les histoires vivent. Découvrez maintenant