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« Stupéfié il regarda cette main blanche. De loin, comme si il était hypermétrope ; de près, comme si il était aveugle. »
ㅡ Fahrenheit 451 Ray Bradbury
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NamJoon ébloui par ce clair de Lune et cette nuit sans étoile, attend désespérément son éclat de lumière aujourd'hui absent. Et pour preuve : la pluie est désormais éteinte. Alors il patiente, son parapluie jaune à côté de lui et son écharpe remontée sur son petit nez. Tient, aujourd'hui il est vêtu de noir. Plus les heures s'écoulent dans les abysses de la nuit et plus les bruits urbains se tarissent. Pourtant, malgré ce silence agréable quelque chose vient perturber la bonne humeur de la lune et titiller l'oreille curieuse de NamJoon. Des pleurs, des sanglots, une tempête intérieure qui ne demande qu'à s'échapper.
NamJoon se leva brusquement afin d'étreindre ardemment l'enfant terrorisé par sa différence qu'il ne connaissait que trop bien maintenant, ayant partagé ses nuits à deux. Plus loin, à l'écart du parc dans une ruelle aussi sombre que les nuages présent dans son cœur, TaeHyung y est réfugié tel un naufragé du crépuscule. Il sait que NamJoon est là, après tout, quand n'est-t-il pas là pour empiéter doucereusement dans la solitude de l'enfant lunaire. Tient, maintenant il est en face de lui mais TaeHyung ne veut pas le regarder dans les yeux, il préfère masquer son poignet en le serrant si fort dans sa grande main opaline que ça en devient plus que douloureux.
NamJoon s'assoit à même le sol humide, et caresse cette main crispé afin de saisir le poignet endolori par une tache rougeâtre, pourtant TaeHyung savait, il savait qu'il n'aurait pas du rester trop longtemps après l'apparition de l'étoile rouge. Mais il voulait observer rien qu'une fois l'aurore matinale tachée l'herbe flamboyante et ramenée la vie endormie. D'une infime délicatesse, il exerce toujours de légères cajoleries sur la brûlure venant obstruer la peau laiteuse du brun.
Lentement, il s'abaissa et baisa cette cicatrice du temps fait par le soleil lorsqu'il croisa enfin les orbes profondes remplies de l'ondée disparu de TaeHyung. Puis NamJoon compris, car NamJoon est intelligent. Et NamJoon sait voir la beauté la plus précieuse, il sait trouver les joyaux les plus inestimables dans ce monde trop fade. Un sourire délicat, un léger baiser sur le front il déposa murmurant dans la plus belle des confidences, que même la lune ne pouvait pas pointé d'oreille indiscrète.
« Pourquoi pleures-tu enfant de lune ? Tu sais bien que quand la lune sort de son sommeil, elle ne brille que pour toi. »