Chapitre 22

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Jade

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Jade


Il s'est passé beaucoup de choses durant ces derniers mois.

Avec Aïden, ça avance bien. Peut-être même trop bien. Je ne suis pas loin de lui dire un « je t'aime ». Cela fait tellement longtemps que je n'avais pas reçu une telle affection masculine, que ça me bouleverse et me fait un bien fou.

Mais il y a toujours Gabriela dans nos pattes. À cause d'elle, les disputes sont fréquentes.

Il n'y a pas si longtemps, on s'est encore disputés. Gabriela lui faisait des avances et j'avais clairement l'impression qu'il n'était pas insensible. Et moi, avec mon manque de confiance en moi, je me dis toujours qu'à tout moment, il pourrait retomber amoureux d'elle.

Après tout, Gabriela restait la mère de sa fille. Rien ne l'empêchait de se remettre avec elle.

Et puis... j'ai aussi cette impression qu'Aïden est plus distant avec moi. Ça me fait mal de le sentir s'éloigner alors que je tiens tant à lui.

Bref. Cela fait plusieurs jours qu'on ne se parle plus.

_______

Moi- Salut tout le monde !

Je salue le personnel et fais la bise à Christian.

Christian- Ça va ?

Moi- Ouais, et toi ? Ta nouvelle vie de marié, ça se passe ?

Christian- *sourire* Pour l'instant, oui. Espérons que ça dure.

Moi- *sourire* Ne t'inquiète pas.

Christian- Au fait, Aïden t'appelle dans son bureau.

Moi- D'accord.

Il hausse les sourcils.

Christian- Tendu, tout ça.

Moi- *rire*

Je pars donc en direction du bureau d'Aïden, frappe et entre.

Moi- Tu m'as appelée ?

Aïden- Ouais. J'ai rendez-vous avec quelqu'un. Dès qu'elle arrive, fais-la entrer, s'il te plaît.

Moi- Ok.

Je tourne les talons mais sa voix me retient.

Aïden- Et évite les vêtements trop moulants, ça attire l'attention.

Moi- *sourire ironique* Très drôle.

Je retourne dans mon bureau.

Quelques minutes plus tard, on frappe.

Moi- Entrez !

Gabriela- *sourire* Quelle surprise de te voir.

Moi- Qu'est-ce que tu fais ici ?

Gabriela- J'ai rendez-vous avec Aïden.

Sa voix m'énerve déjà.

Moi- Très bien. Suis-moi.

Je frappe à la porte d'Aïden. Il nous dit d'entrer.

Gabriela- Coucou, mon chou.

Aïden- Ferme-la et assieds-toi.

Gabriela- Toujours aussi vulgaire... ça ne change pas.

Moi- Je vous laisse, j'ai du travail.

Aïden- Reste là.

Gabriela- *fronce les sourcils* Comment ça, reste ?!

Aïden- Je ne te parle pas à toi. Assieds-toi.

Il me montre sa cuisse. Même si nous sommes en froid, je ne me prive pas, surtout devant elle. Je m'assois sur ses genoux et sa main se pose sur ma cuisse.

Moi- T'abuse, là.

Aïden- Ne commence pas.

Il dépose un baiser dans mon cou. Je lui lance un regard assassin.

Aïden- *rire* Regarde ta tête...

Gabriela- Hum, je suis là, moi. Si tu veux t'envoyer en l'air, c'est chez vous, pas ici.

Aïden- Ferme-la. Si je t'ai fait venir, c'est pour te dire que le juge a tranché : tu n'auras pas la garde d'Inaya.

Gabriela se décompose.

Gabriela- Quoi ?! Ce n'est pas possible !

Aïden- Tu la verras un week-end sur deux et pendant les vacances. Et seulement si Inaya veut bien.

Gabriela- C'est insensé !

Aïden- C'est la réalité.

Gabriela- Tu es vraiment odieux, Aïden.

Aïden- Appelle ça comme tu veux. C'est la loi.

Gabriela ramasse ses affaires et quitte le bureau, sans oublié me lancer un regard noir.

Je me lève aussitôt des genoux d'Aïden.

Aïden- Pourquoi tu te lèves ?

Moi- ...

Aïden- Jade, je te parle !

Moi- Ne commence pas à crier.

Aïden- Alors réponds, au lieu de rester muette.

Moi- Je n'ai pas le droit de ne pas avoir envie de te parler ?

Aïden- Si. Mais il y a une raison.

Moi- Fais pas semblant de ne pas savoir.

Aïden- T'es encore sur ça ? Passe à autre chose.

Moi- ...

Aïden- C'est bon, Jade. Y'a rien.

Moi- Tu sais très bien que si c'était moi dans ta situation, tu aurais réagi comme moi. Elle te drague, tu lui réponds... tu veux que je fasse quoi ?

Aïden- Je l'ai stoppée. Tu ne l'as juste pas vu. Alors arrête d'en faire une histoire.

Moi- Très bien.

Aïden- Tu exagères. Il n'y a rien entre elle et moi !

Moi- Alors retourne avec elle. Elle ne te prendra pas la tête.

Aïden- Si tu continues, peut-être que je le ferai. Elle est belle, elle a changé, et pourquoi pas un deuxième enfant avec elle, tiens !

Ses mots me giflent en plein visage.

Moi- T'es vraiment qu'un pauvre type, Aïden.

Je quitte son bureau en furie, pars chercher mes affaires et rentre chez moi.

Qu'il aille se faire foutre. C'est fini.

𝐀𝐢̈𝐝𝐞𝐧. [𝟏] Où les histoires vivent. Découvrez maintenant