Chapitre 38

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Point de vue Omniscient

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Point de vue Omniscient

Les mois passèrent, et Aïden réserva enfin la lune de miel qu'il rêvait d'offrir à Jade. Une destination envoûtante, presque irréelle : Zanzibar.

Il organisa la surprise avec soin, allant jusqu'à lui bander les yeux pendant tout le trajet. Voilà une semaine déjà que les jeunes mariés profitent de ce décor idyllique, entre plages aux eaux turquoise et couchers de soleil flamboyants. Pourtant, derrière cette apparente sérénité, cache une tension.

Aïden n'a pas encore osé partager l'intimité qu'il désire avec sa femme. Il craint de la brusquer, mais souffre de ce manque. Jade, de son côté, redoute cet instant depuis leur arrivée, malgré les précautions qu'elle a prises en glissant dans sa valise des dessous élégants.

Ce soir-là, après un dîner marqué par une atmosphère glaciale et le refus répété de Jade, ils regagnent leur suite dans un silence pesant. Aïden se réfugie dans la salle de bain, la tête pleine de doutes. Mais Jade, elle, sait déjà comment apaiser ce malaise. Elle a décidé de prendre les devants.

Dès qu'il sort de la douche, elle s'y engouffre à son tour. Elle en ressort vêtue d'un peignoir rouge, sous lequel se cachent une fine dentelle noire et de délicates jambières qui épousent sa peau ébène. Elle relève ses cheveux en une queue de cheval soignée, applique un léger gloss, un parfum aux notes sucrées. Puis, après un instant d'hésitation, elle rejoint son mari.

Aïden, absorbé par son téléphone, ne lève pas les yeux tout de suite. Jade toussote pour attirer son attention. Lorsqu'il croise enfin son regard, il reste figé. Son sourire s'élargit malgré lui, ses yeux glissent sur sa silhouette avec une suprise mêlée d'admiration.

Jade laisse tomber son peignoir. La dentelle qui souligne ses courbes menace de le désarmer. Elle s'avance vers lui d'un pas hésitant mais décidé. Ses gestes, empreints de douceur et de séduction, l'envoûtent complètement. Sans un mot, elle le pousse en arrière, l'obligeant à s'allonger.

Les mains d'Aïden parcourent alors son corps avec une lenteur presque gracieuse. Chaque frisson de Jade devient une réponse muette à ses caresses. Il bascule, la surplombe, et ses lèvres s'attardent dans son cou, déclenchant chez elle de légers gémissements. Elle l'enlace, ses jambes autour de ses hanches, ses bras noués derrière sa nuque.

D'un geste habile, son soutien-gorge s'efface. Les baisers d'Aïden deviennent plus chaud, ponctués de marques passionnées laissées sur sa peau.

— T'es prête ? murmure-t-il, le souffle court.
— Oui... souffle-t-elle.

Leurs lèvres se retrouvent dans un baiser à la fois tendre et brûlant, comme une promesse scellée. Ce moment tant attendu n'a plus rien d'un fardeau : c'est une délivrance. Leurs corps se fondent l'un dans l'autre, dans un mélange de désir et d'amour, jusqu'à ce qu'il n'existe plus que cette chaleur partagée, ce besoin de se retrouver.

Quand leurs souffles s'apaisent enfin, Aïden embrasse le front de Jade et lui murmure un « je t'aime » auquel elle répond sans hésitation. Ils s'allongent côte à côte, apaisés, liés par cette première véritable étreinte.

Mais la nuit n'est pas terminée. Jade se redresse, prépare un bain moussant parfumé. Lorsqu'elle revient le chercher, son sourire est radieux. Il la suit, l'attire contre lui et la porte jusqu'à la baignoire. La mousse enveloppe son corps comme un voile. Installé derrière elle, Aïden dépose de légers baisers sur sa nuque, son souffle glissant sur sa peau.

Dans la chaleur de ce bain, leur complicité s'exprime autrement, plus douce, plus silencieuse. Ce n'est qu'après ce dernier moment de tendresse qu'ils se couchent enfin, enlacés, face à la vue imprenable que leur chambre ouvre sur l'océan Indien.

𝐀𝐢̈𝐝𝐞𝐧. [𝟏] Où les histoires vivent. Découvrez maintenant