Elle avait un haut de forme doré,
Un grand sourire,
Et des cils pailletés.
Un regard gentil.
Très gentil.
Trop gentil.
Puis il est apparu.
Il était tout aussi souriant,
Coloré et avenant,
Mais cette grande dame l'a fait fuir.
Elle sifflait l'Innocence et le Bonheur, et appelait l'Égoïsme et la Rigidité.
Ils étaient grands,
Impressionnants.
Vêtus de gris,
Et peu souriants.
Tandis qu'elle...
Elle prenait peu à peu sa place.
Elle s'immisçait ici et là.
Entre cri et larmes.
Entre oubli et âme.
Mais soudain,
Une trace de peinture a l'effacée.
Elle était haute en couleur,
Elle avait une palette d'arc-en-ciel
À bout de bras,
À bout de rêve.
Elle a dessiné un trait,
Un trait de la vie.
Elle en a effacé un bout,
Et elle est apparue.
Elle était vêtue de plumes,
Blanche,
Froide,
Complète.
Elle respirait,
À plein poumons,
Elle nettoyait,
L'air pollué.
Mais que pour elle.
Et puis il est arrivé.
Il avait un parapluie.
Il était gris,
Ses traits étaient affaissés.
Il était triste,
Son trait était effacé.
Ensuite elle s'est approchée,
Furtivement.
Elle portait sur son masque de grandes plumes rouges sang.
Rouges cœur.
Rouges saignement amer des pleurs.
Avec pompe,
Des chaussures luisantes,
Et un costume vert.
Il m'a vendu des rêves,
J'ai payé avec la monnaie de mon cœur.
Il a tapoté de son sceptre bleu son chapeau,
Et il s'est transformé en cette fille.
Jolie.
Drôle.
Gentille.
Intelligente.
Parfaite.
J'ai voulu l'atteindre
Mais elle s'est évaporée.
Alors je suis retournée m'abriter sous mon parapluie.
Puis c'est là.
Là qu'elle est venue.
Elle s'est approchée
Ses cheveux étaient bleus nuit.
Dans ses yeux perlaient des étoiles,
Et une larme a roulé.
Sur ma joue, sur la sienne.
Une trainée bleue foncé.
Une trainée bleue foncé.
Une trainée de rumeur.
Bleue de coups.
Bleue de blues.
Mais elle a continué.
Sa démarche est devenue plus assurée.
Ses cheveux ont commencé à briller.
Un halo rassurant l'entourait.
Elle et son sourire avenant...
Ses yeux brillants...
Mais c'est là qu'il est arrivé.
Il n'était pas masqué.
Il était transparent, mais assez opaque pour la cacher.
Il m'a sourit.
Hypocritement.
Amèrement.
Puis il a fait disparaître la Fantasie,
Il a tout pris.
Et il est resté.
La Réalité.
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Tournelunes
Short Story[𝐫𝐞𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥] Il y a beaucoup de visages dans la foule, Parfois ils sont cachés derrière des masques, Donc on prétend ne pas les voir, Mais est-ce que l'on ne deviendrait pas un peu aveugle lorsqu'une vision nous mécontente ? 𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞𝐚𝐮 : Pie...
