² = Aeqyr
¸ = Mérida ♣ = Gredel ♦ = Camille Þ = Arda ø = Bjørn
♥ = Zeljan ■ = Johan ♠ = Raelan § = Natasza φ = Nolwyn Δ = Lloyd
¿ = Vivell ☼ = Oyana
²Le chancelier Hekber avait invité le petit groupe attendant dans le petit salon vers la suite des appartements. Il y'avait après la porte un long couloir perpendiculaire qui donnait sur une multitude d'autres pièces. C'est dans une antichambre que le chancelier entra, suivit de tous les autres. Une pièce carrée, assez restreinte, avec une table de salon, une cheminé et des sièges tout autour. Elle n'était pas vide pourtant. Deux hommes vêtus de longs manteaux de cuirs et de tricornes sombres se tenaient côte à côte près des grandes fenêtres qui donnaient sur la cité en contrebas. Un troisième, en face d'eux, était assis près de l'âtre, arborant une longue cape noire et tenant entre ses mains un masque corbin trahissant son signe. Aeqyr reconnu deux humains à droite, et il lui sembla que l'homme assis était un Temnovite, ses elfes obscurs à la peau blanche comme la neige et aux yeux jaunes comme ceux des loups. Le type leva d'ailleurs immédiatement son regard vif et plissé vers les nouveaux arrivants, esquissant une grimace de perplexité, puis, posant les yeux sur ceux d'Aeqyr, sourit légèrement. C'est à ce moment que le jeune salaméen (elfe des cendres) remarqua qu'une quatrième personne, non, plutôt une quatrième entité remplissais la pièce aux côtés de ce Temnovite. Un homme austère coiffé d'une cascade lisse de cheveux et dont le regard froid et sévère était souligné par une barbe hirsute qui accompagnait bien son chasuble noire et blanc.
-Quelle triste assemblée, marmonna la femme rousse, dame Mérida, dans mon dos.
Aucune présentation ne fut faite. Hekber se contenta de saluer les quatre homme et de les inviter à suivre Aeqyr et les autres. Le garçon les observa un certain moment, surtout l'homme qui lui avais si étrangement offert son sourire. Il avait eut le temps de s'habituer aux sourires des hommes durant son périple, mais jamais il n'arriverait à s'habituer aux sourire tranchant de son propre peuple. A l'inverse, il avait du mal à regarder les filles de ce pays. Pas qu'elles soient repoussantes non. Sournoises, plutôt. Oui, et leurs manières provoquait en lui comme une légère angoisse qui commençait à démanger son dos quand il laissait trop longtemps sa curiosité les observer. Il marchait dans ses pièces bien décorées et parfumées, juste derrière dame Camille, droite, blasée et sévère dans toute sa démarche, sans en enlever pour autant à la beauté de ses mouvements et de ses courbes. A côté de lui, dame Oyana, habillée avec moins de classe, elle faisait penser à Sullivan -mais en femme - avec cette dégaine détendue et ce regard toujours empli de satisfaction et de confiance. Quand Aeqyr et les autres passèrent dans un couloir qui donnait vue sur la ville, la jeune femme fit voleter ses cheveux écarlate et regarda aux fenêtres de verre fin. Le jeune elfe des cendres avait trop petite taille pour voir, mais il s'imagina à quel point la ville devait être vaste et petite vue d'ici. Il pensa aussi où les domestiques avaient bien pu mettre son paquet et ce que fabriquait Sullivan. Sans lui, ce voyage lui faisait encore plus peur.
-Je le fais pour toi, Shkah, articula-t-il sur ses lèvres sans un bruit.
Il avait fermé les yeux un instant, continuant à marcher. Quand il les rouvrit, le groupe était arrêté. Il ne s'en était pas vraiment rendu compte, mais le couloir était très grand, et le plafond, très haut. A sa gauche, Aeqyr ne pouvait voir qu'une frise de portraits éclairés par quelques bougies mourantes, et juste devant lui se tenait deux immenses battants de bois noir dont les ornements et les bas-reliefs semblaient dessiner une histoire qui se finissait mal. Hekber salua les quatre ou cinq gardes postés là, puis se retourna vers nous.
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La Pléiade du Marchebrume
FantasiaLe Monde de Tendoryel est éclairé par six astres et par seize autres constellations. Il est la terre où vécurent les premiers dragons. La terre où furent créées la pierre, le cristal et le diamant. La terre où les animaux accueillirent la longue ma...
