(6ème année) Chapitre 1 - Prendre le temp

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    Je flâne entre les rayons, submergée par une myriade de pots de peinture. Comment peut-il exister autant de nuances ? Je ne comprenais pas plus ma mère, obsédée par l'idée d'appliquer cette peinture à la mode Moldu, avec un rouleau, comme si c'était une évidence. La chambre d'amis, attendait son heure de couleurs. Ma mère et moi avions décidé de la métamorphoser après mon année de BUSE. Un échange de bons procédés : je suggérais le papier peint, elle, la peinture. Nos rôles s'étaient inversés. Elle se lancerait en quête du papier peint idéal, tandis que je dénicherais la couleur qui sublimerait les deux armoires, le grand lit, le miroir imposant et les tableaux minimalistes, ces toiles blanches ornées de mots noirs, encadrées d'ébène.

     Mes pas s'arrêtent devant une rangée de pots aux teintes marron chaleureuses. L'idée d'égayer cette pièce avec des touches de rose me séduit. J'imagine déjà la réaction de Warren.
     En parlant de vampire...

-Qu'est-ce que ces Moldus tiennent donc dans leurs mains ? Warren, surgissant derrière moi, affiche une mine renfrognée.

     Je pivote et observe attentivement le jeune couple en discussion avec un vendeur, leurs mains agrippées un téléphone portable.

-Oh, ça ? C'est un téléphone portable, expliquai-je. Ça permet d'appeler d'autres personnes à distance...

-Et ça veut dire quoi... Warren incline la tête, son regard rivé sur l'appareil. Nokia 2110 ?

-C'est la marque du téléphone. Bon, je prends celui-là ! Je saisis un pot de peinture marron. Tu peux en prendre un, s'il te plaît ?

     Warren empoigne le pot avec une aisance déconcertante, comme s'il s'agissait d'une plume. Je peine à maintenir le mien dans ma main droite. Finalement, il me le prend et nous rejoignons maman, qui, malgré une recherche infructueuse au rayon papier peint, a déniché un magnifique luminaire pour le plafond.

     De retour à la maison, nous avons déposé nos affaires dans la chambre de Warren, que l'on pouvait désormais considérer comme la sienne. Warren avait encore du mal à s'adapter au monde des Moldus, surtout en France. Ne parlant pas un mot de français, il était parfois dérouté lorsque mon naturel reprenait le dessus. Il m'arrivait de lui répondre instinctivement en français, mais il ne s'en plaignait pas. Au contraire, à chaque fois que je m'exprimais dans ma langue maternelle, il baissait légèrement le regard, rapprochant ses sourcils de ses yeux, ce qui lui donnait un air plus ténébreux. Du moins, c'est l'impression que j'avais, et je savais que ce geste signifiait : Tu me fais de l'effet.

     Le lendemain, nous étions déjà en train de peindre le mur derrière le lit en marron. Ce serait le seul mur coloré, le reste de la pièce restant blanc.

-Je préfère faire comme ça ! S'exclame Warren.

-Comment ça ?

-La peinture. Je préfère utiliser du matériel Moldu, c'est plus enrichissant.

-Je vais tout de suite noter ça sur le calendrier ! Répondis-je en plaisantant. Warren a trouvé un point positif aux Moldus !!

     Il faisait très chaud, nous étions en juillet et les belles journées étaient au rendez-vous. Warren portait simplement un vieux jean clair que je lui avais prêté pour peindre, le torse nu et pieds nus. J'avoue avoir ralenti mes mouvements à plusieurs reprises pour le dévorer du regard en douce, ce qui n'échappait pas à Warren. La chaleur me montait aux joues à la vue de son corps sublime.

 La chaleur me montait aux joues à la vue de son corps sublime

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Dolve Geoffrey Tome 5 (Harry Potter) (En Correction ‼️)Des histoires addictives. Découvrez maintenant