Bonjour Léonie. J'avais envie de partager avec toi quelques lignes, parce que je pense que tu retrouveras l'enfant que tu étais...
Bien à toi :-)
Pendant longtemps, le TDAH a été pensé, décrit et repéré à travers un modèle très masculin.
Un enfant qui court, dérange, coupe la parole, bouge sans cesse, dérange la classe.
Mais chez beaucoup de filles, le TDAH prend une autre forme.
Plus discrète, plus intériorisée, souvent plus coûteuse sur le plan émotionnel.
Et c’est précisément pour cela qu’il passe si souvent inaperçu.
Agitée dans mon corps, mais aussi dans ma tête. Des pensées qui vont vite.
Anticiper, analyser, imaginer, se projetter sans arrêt, observer, imiter, se suradapter.
Apprendre très tôt à faire “comme il faut”.
Mais cette adaptation a un prix.
Fatigue, anxiété, perfectionnisme, peur de l’erreur, sentiment de ne jamais en faire assez.
Et dans le corps...
Bouger beaucoup, parler fort, couper la parole, prendre de la place, avoir du mal à rester assise, exploser émotionnellement.
Chez les filles, l’agitation physique est souvent jugée plus sévèrement, plus rapidement corrigée, parfois même plus honteuse socialement.
Beaucoup apprennent donc à la masquer, mais pas toutes.
Après des années à se sentir “bizarres”, trop sensibles, trop intenses, trop fatiguées, trop instables...
Ce diagnostic n’est pas un détail.
Il explique beaucoup de parcours chaotiques, d’estime de soi abîmée, de stratégies de survie.
Quand la fatigue devient émotionnelle...