cette nuit j’ai encore rêvé de toi. je te retrouvais comme ça, sans m’y attendre. tu m’attendais derrière le portillon de la maison, plus vieux, plus amaigri. j’ai alors reconnu tes yeux, d’un vert bleuté. me voilà m’élançant dans ta direction, sans vraiment y croire et redoutant jusqu’au dernier moment que tu ne t’évapores. puis, te tenant enfin entre mes bras, je fus convaincue d’une chose : plus jamais tu ne t’en irai comme tu l’as fait.
inévitable réveil, je dois me résoudre à cette pénible réalité : chaque phrase anodine est marquée par ton absence. tu avais promis hier de toujours me porter, aujourd’hui chaque étape importante est marquée par ton manque, aussi je ne me projette jamais par peur de m’imaginer grandir sans toi.
la vérité c’est que je t’ai attendu toute la journée, et je savais que tu ne viendrais pas.