leonornithorynque
J'aurais bien voulu voir une version de La Belle et la Bête où c'est l'inverse, un homme qui tombe amoureux de la beauté ''intérieure'' de la femme :D
Ce qu'on ne verra sûrement jamais, entendons nous-
commandersaturn7
@PotatoWizzard42 (Je cherchais un exemple d'Andersen parce qu'il sait établir des liens très forts entre ses personnages. Par exemple dans La Reine Des Neiges, c'est encore une fille qui part sauver un homme psychologiquement dans la misère, mais la relation entre Gerda et Kay est très affective et d'égal à égal, ce qui n'est pas décrit dans la plupart des contes (toute la trame psychologique et affective entre les deux partis). Par exemple ils jouent ensemble de manière trop mignonne avant que Kay « ne tombe dans la crevasse », ils ont leurs petites habitudes etc etc. Peut-être qu'il était gay effectivement ('fin c'est avéré mais facon de parler ^^') mais je pense que ça le rend d'autant plus intéressant et pas « inclassable » parce que c'est vrai qu'il a une autre manière de voir les choses (y'a qu'à voir son conte de « La Théière » ou encore une fois « La Reine Des Neiges ») Donc c'est pour ça que je voulais regarder si il n'y avait pas un conte de lui où un homme sauve une femme sans qu'il y ait ce fameux syndrome de Loujine)
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commandersaturn7
@PotatoWizzard42 Désolé si c'était pas clair :'D Je pense qu'on s'est mutuellement mal compris x'D Déjà je ne parlais pas tant de la Belle et la Bête que de Cendrillon et de Peau d'Ane, parce que malgré le fait qu'elles viennent de familles nobles, elles sont déchues, en quelque sorte, avec Cendrillon qui est reléguée au rang de servante dans sa propre maison, et Peau d'Ane qui est est une mendiante... c'est de cette différence sociale là dont je parlais — et, parallèlement, la Bête est aussi un paria effectivement, je suis d'accord (même s'il garde son château) C'est vrai qu'en relisant peau d'ane, c'est un peu le pendant féminin de la Belle et la Bête, tu as raison — alors que Cendrillon se présente au prince sous son « bon jour ». Après je me demande si la beauté physique n'est pas une métaphore de la beauté intérieure, plus facile à décrire que des caractéristiques psychologiques (mais qui peuvent pareillement être perdus ou gagnés au fil de l'histoire) Peau d'Ane, la Bête et Cendrillon sont « belles » au départ mais deviennent « laides » pour des raisons diverses ( inc*ste, meurtre pour Cendrillon, ou je sais plus ce qu'à fait la Bête mais sa transformation était un châtiment) et une personne leur donne la chance de sortir de cette misère psychologique (et en ce sens, la Belle et la Bête est un conte extrêmement puissant en effet)
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PotatoWizzard42
@commandersaturn7 (j'irais même plus loin, la Belle et la Bête est selon moi un cas rare de conte où une femme finit par sauver un homme. C’est pas pour rien que cette histoire a été écrite par une femme (deux, d’ailleurs, quand on compte les réécritures). Dans la plupart des contes, on a la structure de l'homme qui voit la "beauté intérieure" d’une femme et l'extrait à sa condition/sa "souillure" (l'inc*ste), (j'utilise les perspectives de l'époque puisque bien sûr une victime n’est pas sale) etc. C’est le syndrome du sauveur dont je parlais plus haut : la femme n’est pas active dans la séduction, elle est "tractée". Donc bien sûr qu’il y a des cas où c’est l’homme qui voit la "beauté intérieure de la femme", c'est même la majorité des contes. Cette beauté intérieure devient juste systématiquement extérieure lors d’un processus de révélation. Mais c’est aussi le cas dans la Belle et la Bête : le prince se retransforme à la fin, comme peau d’Âne met sa robe de jour.
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