leonornithorynque

On m'a dit de ''courir et sourire'' mais mes yeux veulent se barrer, ils sont si usés, si délavés. Je vous montrerai bien mes jolies dents, mais la vue ne me revient pas.
          	Le voile qui masque le monde de mes pupilles charbon est figé, il me suffirait pourtant de le déchirer, le massacrer, le brûler, le détruire.
          	Mais ai-je envie de voir? Je suis bien trop fragile.
          	Alors dites-moi, comment pourrais-je sourire aveuglément?
          	
          	Et puis, mes jambes me semblent si lourdes... Remplies de plomb, plus lourdes qu'une tribu d'éléphants. Hélas, il me semble bien difficile de me mouvoir, Mes pieds s'enfoncent inexorablement dans le voile qui couve mon regard. Courir sans sourire, ce n'est que se traîner...
          	
          	Et comment puis-je?

leonornithorynque

On m'a dit de ''courir et sourire'' mais mes yeux veulent se barrer, ils sont si usés, si délavés. Je vous montrerai bien mes jolies dents, mais la vue ne me revient pas.
          Le voile qui masque le monde de mes pupilles charbon est figé, il me suffirait pourtant de le déchirer, le massacrer, le brûler, le détruire.
          Mais ai-je envie de voir? Je suis bien trop fragile.
          Alors dites-moi, comment pourrais-je sourire aveuglément?
          
          Et puis, mes jambes me semblent si lourdes... Remplies de plomb, plus lourdes qu'une tribu d'éléphants. Hélas, il me semble bien difficile de me mouvoir, Mes pieds s'enfoncent inexorablement dans le voile qui couve mon regard. Courir sans sourire, ce n'est que se traîner...
          
          Et comment puis-je?

leonornithorynque

Vivre c'est agir.
          
          Et moi, je suis larve.
          
          Vivre c'est agir.
          Agir c'est vivre.
          
          Larve dans son cocon, oui. mais agir? Oh non messieurs, 
          Je suis bien trop désillusionnée.
          
          Multitudes de buts qu'on se fixe pour réussir.
          (C'est quoi réussir?)
          
          Et moi, ils sont poussières.
          
          Poussière de fée. Il m'en faudrait des poignées.
          
          Plusieurs sacs. Voir quelques kilos.
          Ça ne sera pas de trop

leonornithorynque

LIRE.
          
          Tw: rejet
          
          Les larmes roulaient sur mes joues chaudes et rouges, s'écrasant sur le béton gris de la cour de récré. Mon corps est collé au mur rugueux à moitié détruit.
          Mes cheveux longs et emmêlés me collaient à la figure, dissimulant la grimace de mon visage tordu par le mal.
          Un trou dans le cœur, comme si une balle venait de me traverser le thorax à du dix milles à l'heure. Je sens presque le vent me passer dedans. 
          
          Un trou béant.
          
          Je suis bizarre. J'aimerais être comme eux. Eux qui me rejettent, me moquent. Je tends les doigts vers eux mais ils sont hors d'atteinte.
          Je suis bizarre. Et ils ne veulent pas de moi dans leurs jeux. Je suis bizarre et seule. Alors je lis.
          
          Je n'existe pas.
          
          
          
          https://www.wattpad.com/1650247929?utm_source=android&utm_medium=link&utm_content=share_published&wp_page=create_on_publish&wp_uname=leonornithorynque

leonornithorynque

Je vois mes amis grandir et je déteste ça.
          Je vois mes sœurs grandir et je déteste ça.
          Je vois les gens grandir et je déteste ça.
          
          Je me vois grandir et ça me terrifie.
          
          Je voudrais redevenir môme à jamais.

leonornithorynque

Le mainsplaning me terrifie.

B-TMINJI

@ leonornithorynque  pareil... Mon pere a osé m’expliquer comment faire mon lave vaisselle, il sait pas le faire... Il m’a expliquer pourquoi j’avais mal aux ventre avant chaque règle, j’ai un kyste a l’ovaire droit..... Et aussi, tres drôle, j’écris énormément de livre de mon coter, il a osé m’expliquer alors qu’il n’aime pas lire et ecrire hein, qu’il fallait avoir beaucoup d’inspiration telle que Jules vernes. Mes livres parles pas du tous d’aventure de science mais du fantastique et de la Romance... J’adore...
Répondre

leonornithorynque

Ça m'énerve comme on demande aux petits enfants si iels ont un.e amoureux.se. Ça s'appelle l'adultomorphisme et c'est projeter des comportements adultes sur des gosses.
          
          Ça fonctionne avec l'amour, la provocation, etc.
          
          Et ce n'est pas sans impacts sur les enfants, je trouve ça nul de conformer des enfants avec des choses auxquelles ils ne pensent MÊME PAS.
          
          Cette habitude peut perturber l'enfant en créant de la confusion entre amitié et amour, tout en introduisant une pression relationnelle et une hyper-sexualisation précoces pour son âge.
          
          Ça me rend dingue. Et le pire c'est que j'ai déjà sûrement demandé ça à un enfant. Parce que je l'ai vécu, parce que je l'ai vu, que je ne me rendais pas encore compte. Nombre de fois où je vois des adultes poser cette question à un petit enfant. C'est pas forcément leur faute, mais faudrait arrêter. 
          
          Parce qu'ici je parle des relations amoureuses, mais il y a tellement d'autres choses.

leonornithorynque

@LouLoute___  totalement je trouve ça tellement triste...
            Va  pojr les hatchimols et des petits poneys :0
Répondre

leonornithorynque

@PotatoWizzard42  
            
            Je pense que les enfants peuvent tomber amoureux mais que ce n'est pas le même schéma que nous. L'amitié et l'amour peuvent être assimilés. (J'ai du mal à expliquer.) Or ce qu'on projette c'est une sorte cadre relationnel adulte. Sortir avec quelqu'un. Être en couple. Les règles. Une sorte de pression sociale, d'attente qui reste pour la suite.
            
            J'arrive pas à expliquer, mais pour moi même en général on attribue une place trop importante à l'amour (genre vie de couple) dans la vie. On en fait une quête et on en vient à voir tous le monde comme potentiel partenaire. C'est fatiguant cette surreprésentation. Partouuut. Et c'est nul parce que nos vies tournent autour de ça. Et dès l'enfance on ''t'endoctrine'' si je peux me permettre le terme
Répondre

leonornithorynque

J'enrage devant les Grands.
          J'enrage devant le monde qui brûle, que fait-on de nos pauvres vies volées?
          Quand as-t-on normalisé le fait de travailler jusqu'en canner?
           Pendant que là-haut ils fument leurs cigares, bouffant leur caviar, comptant leurs dollars.
          On accourt derrière les quelques billets verts qu'ils nous jetteront du haut de leurs tours. Comme les miettes de leurs dîners pas terminés, et si on a pas assez, c'est la faute à l'immigré. Pendant qu'ils pissent sur nos droits, nous accuserons les plus vulnérables du doigt.
          
          [...]
          
          L'humain est esclave de la société, il ne peut s'échapper de ce schéma trop bien rodé, naître, produire, consommer jusqu'à crever.
          Nous sommes comme des animaux, qu'on engraisse, qu'on engrosse de croyances malhonnêtes avant de nous couper la tête… comme de vulgaires bêtes.
          
          [...]
          
          Il s'rait p'têtre temps de s'réveiller.
          Mais on dort bien paraît-il.
          Putain de population.
          
          - Extrait du poème ''Les Grands'' dans Mes Mots Imparfaits.