Chapitre 42

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Une chaleureuse lumière dorée nimbe la cuisine aux tons clairs. Harry, d'un t-shirt kaki et d'un pantalon en toile vêtu, se tient aux côtés d'un Severus à la chemise blanche, retroussée jusqu'aux coudes. Tous deux se tiennent devant une table d'ingrédients organisée avec soin.

« Bon alors, quelle corvée nous as-tu planifiée ?

- Je te signale que tu ne dois notre corvée qu'à toi et ta proposition de laisser ta femme se reposer.

- Très juste...

- Mais pour répondre à ta question, nous allons cuisiner une spécialité française nommée "coq au vin".

(NDA: pour des raisons évidentes de compréhension, veuillez vous rappelez que nos deux protagonistes parlent anglais. Ceci est un détail important si vous voulez comprendre la blague douteuse qui va suivre.)

- Un 'coq' ? Raille-t-il avec un sourire mesquin. Laisse-moi deviner de quelle viande il s'agit.

- Mais non sombre crétin ! Ce pauvre volatile n'a rien à voir avec les machinations de tes pensées perverses, cingle-t-il en prenant ladite viande entre ses mains, le gratifiant au passage d'un regard noir.

- Oh mais c'est un poulet !

- Non. C'est un coq, réplique-t-il

- Ouais... ben ça sonne mieux en anglais en tout cas. »

Severus lève les yeux au ciel, passablement agacé par le comportement puérile de son amant.

« Arrête de dire des âneries et épluche-moi ces carottes !

- À vos ordres, chef ! Lance-t-il, faussement solennel. »

Harry dépose un baiser rapide sur le joue de Severus alors qu'il se penche pour attraper les carottes et leur éplucheur, et Severus se sent s'attendrir -bien que malgré lui- à cette marque d'affection.

Le potionniste, lui, décide de s'attaquer à la dure tâche qui consiste à découper la volaille en morceaux. Il se munit d'un couteaux et, avec des gestes précis et assurés, entaille la chair à des endroits stratégiques.

Harry découpe maintenant ses carottes en rondelles soignées et met le tout dans un grand saladier. Severus lui indique de s'occuper des oignons, ce qu'il fait sans plus tarder.

Une fois sa tâche terminée, les lamelles d'oignons s'en vont rejoindre les carottes, vite suivis des morceaux de coq.

« Maintenant, il faut ajouter le vin et l'assaisonnement, déclare Severus. »

Harry acquiesce et se saisit de la bouteille d'alcool. Severus hache le persil de ses longs doigts sur les ciseaux tranchants. Il rassemble du thym, du laurier et de l'ail écrasé à proximité et fait signe à son Gryffondor de s'approcher.

Comme précédemment dans le laboratoire, c'est tout naturellement que Harry vient se lover entre la table et Severus. Il ôte le bouchon de la bouteille de vin rouge et verse le liquide pourpre dans le récipient contenant le coq. Severus vient caler sa tête contre celle du Gryffondor avec douceur et ajoute les différents assortiments d'herbes avec une cuillère à soupe d'huile.

Une fois la marinade finie, Severus se permet un moment de distraction et vole un doux baiser à Harry. Celui-ci lui répond avec la même douceur.

Il finissent par se séparer à contrecoeur, le devoir se rappelant à eux.

« Bon, normalement nous devrions le laisser mariner toute une nuit mais comme nous avons l'avantage d'être des sorciers, nous n'allons pas nous en priver (Non ce n'est PAS parce que l'auteur vient de s'en rappeler en même temps qu'eux). »

Éveil MortelDes histoires addictives. Découvrez maintenant