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Why do I always end up with you ?

J'attends encore une fois sur la chaise devant la chambre dans laquelle ma sœur est toujours inconsciente. Pleins de questions me polluent l'esprit quand je remarque un garçon secouant un peu la machine à gâteau afin d'avoir un encas gratuit. Je hoche la tête de gauche à droite un léger sourire sur les lèvres et ensuite je me lève vers le petit roux.

— Qu'est-ce que tu veux ? lui demandé-je en le faisant sursauter.

Un air de surprise traverse le visage du garçon.

— Alors ? Mon offre ne va pas tenir longtemps, dis-moi et je t'offre ton goûter.
— Je veux bien un Twix s'il vous plaît... répond-il tout gêné.

Je mets deux pièces dans la machine qui donne ensuite la barre chocolatée. Je tends le gâteau au jeune qui me sourit gentiment.

— Les plats de l'hôpital sont dégeu alors merci beaucoup. Ça va me faire du bien de manger quelque chose de bon.
— C'est si horrible ?
— Vous n'imaginez même pas.
— Tu n'es pas obligée de me vouvoyer, tu sais, j'ai l'impression d'avoir 60 ans.

Il pouffe de rire.

— D'accord. Je vais essayer.
— Pourquoi t'es à l'hôpital ?
— Problème cardiaque, je viens ici chaque mois du coup si tu veux une visite, demande moi. Je connais par cœur l'hôpital.
— Cool, c'est noté.
— Et toi, qu'est ce que tu fais là ?
— J'attends que ma sœur se réveille, elle est dans cette chambre, repondé-je en lui montrant la salle du doigt.
— Oh, je croise les doigts pour qu'elle le fasse. Ça doit être dur pour ta famille.

Ma voix se brise en disant un simple oui alors le roux change de sujet avec une voix pleine de joie.

— Au fait, c'est quoi ton prénom ?
— Louis, et toi ?
— Valentin !

Puis une infirmière vient chercher Valentin pour qu'il fasse des examens en lui disant sur un ton amusé :

— Encore un Twix, t'es pas possible Valentin ! Un vrai gourmand, la purée de carottes ne te suffit pas ?
— Ah ah ah très drôle. De toute façon, tu m'aimes quand même !

Il se retourne vers moi en me faisant un signe de la main et me disant silencieusement : courage.

Je baisse la tête, une larme coule doucement sur ma joue après avoir caché ma tristesse devant Valentin. C'est un garçon courageux, je ne m'imagine pas à son âge aussi joyeux et plein de vie dans un hôpital.

Alors que mes pensées se tournent vers la cruauté que la vie fait subir à des personnes si jeunes, des baskets blanches apparaissent dans mon champ de vision très réduit. Je relève mes yeux embués et découvre Alise. Elle me parait inquiète. Elle amène sa main vers mon visage ; son pouce caresse ensuite doucement ma joue mouillée par des larmes incontrôlables.

Je ne devrai pas pleurer, pas devant Alise.

Je n'ose pas relever le regard vers elle, alors je fixe de nouveau le sol, évitant tout contact visuel.

De toute façon, qu'est-ce qui lui prend ? Elle croit vraiment que je vais tomber dans son piège à chaque fois ? À quoi joue-t-elle ? Elle part, puis elle revient et ainsi de suite. C'est fatiguant... Je ne suis pas un simple jouet, merde.

Elle place soudain ses fins doigts sur mon menton pour que je croise son regard. Ma vue est brouillée par les larmes alors je ferme mes yeux pour qu'elles ne s'échappent pas.

— Tu peux pleurer. C'est normal.

Arrête d'être gentille.

Elle s'assoit sur la chaise à côté de moi en me prenant la main et la caressant.

— Tu es humain. Tu as le droit d'avoir des émotions.
— J'aimerais ne pas en avoir.
— Je sais... C'est dur.

Je ne peux plus lutter contre elle, contre mes sentiments qui me brûlent le cœur. Je m'allonge donc sur les sièges et pose ma tête sur ses genoux comme je faisais lorsque nous étions en couple. J'adorais être allongé sur elle, c'était reposant. J'entends son ventre faire de légers bruits ce qui bizarrement a le don de me calmer.

— Toi-même, tu me disais que pleurer n'est pas une faiblesse.

Elle arrête ses caresses sur ma main et passe ses doigts dans mes cheveux bouclés.

— Je sais que tu vas mal.
— Tu ne sais rien. Je vais bien.

Elle se décale de moi complétement alors je me relève et mon apaisement disparaît tout d'un coup.

— Je ne veux pas t'obliger à me parler, mais putain on n'est pas des inconnus. Tu peux te confier à moi.
— Exactement. On est des personnes qui sont sorties ensemble, mais qui ont finis par rompre.
— Et alors ? Je veux être là pour toi.
— Et pourquoi ça, Alise ? Pourquoi ? Notre histoire est terminée depuis bien longtemps maintenant. Alors, arrête d'avoir ce comportement avec moi.

Elle encaisse tout ce que je dis, sa mâchoire se serre, mais elle ne se laisse pas faire et me répond en chuchotant :

— Sauf que je ne peux pas arrêter d'être comme ça avec toi ! Je ne sais pas pourquoi... et j'ai tellement peur de mes sentiments... De tout ce que je ressens. Je suis perdue.
— Tu crois que moi, je ne le suis pas ?

Elle a les larmes aux yeux, mais reprend malgré tout la parole :

— Pour finir ce que je voulais te dire l'autre fois... l'Italien m'a accompagné dans quelque uns de mes voyages et oui, il s'est passé des choses entre nous.

Après avoir repris sa respiration, elle continue.

— Sauf que j'ai été honnête avec lui et lui ai avoué que j'avais toujours des sentiments pour mon ex ! Lou, ça a toujours été toi, j'ai jamais arrêté de t'aimer.

Un silence pesant s'installe entre nous. Il n'y a eu que des quiproquos, je n'ai pas osé poser de questions sur sa relation amoureuse et voilà ce que ça a donné : une dispute. Et je sais que Alise déteste ce genre de confrontations.

— Je suis désolée, Ali. Je t'aime tellement.

Je pose mon front contre le sien, mais nos lèvres ne se touchent pas.

— Je m'excuse d'être partie sans t'avoir dit que je veux être avec toi, j'ai perdu mon courage après que Millie soit arrivée. Quand j'étais à l'aéroport pour venir ici, mon cœur s'est brisé parce que toi tu restais à Londres. J'ai eu envie de retourner chez toi, de ne pas grimper dans cet avion qui m'attendait mais la peur m'en a empêché.
— Et moi qui pensais que t'étais partie parce que tu t'en fichais de moi ou que tu t'étais rendue compte que t'adorais l'italien.

Elle pouffe de rire.

— T'es mille fois mieux que lui.

Je sens un frisson me parcourir et mon cœur rater un battement.

— En plus, on s'était promis de se revoir, je t'avais promis de revenir... De toute façon, c'est pas comme si je pouvais passer ma vie sans toi. Un an et demi ça m'a suffit.

Je peux voir ses joues devenir rouges pivoines, comme lorsque nous étions au lycée. Elle est gênée de m'avouer ce qu'elle ressent, ce qu'elle pense. Je lui fais de l'effet, comme elle m'en fait.

⁘.⁘

comme promis un nouveau chapitre, je ne l'aime pas du tout alors si vous avez des conseils pour l'améliorer, n'hésitez pas !

j'espère qu'il vous a plu malgré tout ! qu'en avez-vous pensé ? des avis constructifs à me donner ?

gros bisous et à bientôt pour la suite (ce deuxième tome est presque fini, j'en suis contente parce que j'avoue que j'ai l'impression d'avoir gâché l'histoire de mes deux chéris en créant ce livre...)

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⏰ Dernière mise à jour : Feb 05, 2023 ⏰

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𝐃𝐨𝐧'𝐭 𝐅𝐨𝐫𝐠𝐞𝐭 𝐌𝐞 › 𝐭𝐨𝐦𝐞 𝟐 [Don't Give Up › tome 1]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant