Chapitre 6

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Le lendemain, je retrouve Lenny après le petit déjeuné au fond du jardin, il est à côté de plusieurs cibles qu'il vient de changer. Il se rapproche de moi et me tend un petit pistolet tout blanc nacré, je le saisis avec un peu de stress et d'appréhension.

Lenny. Quand tu tiens une arme, tiens-la toujours le canon vers le bas et jamais le doigt sur la gâchette. Avant de tiré, tu enlèves la sécurité et quand tu as fini surtout, tu la remets ! Recule-toi un peu et mets toi face aux cibles.

Je fais ce qu'il me dit, il se met derrière moi et m'enlace pour saisir l'arme avec moi. Il la pointe vers une cible et me dit de tirer. Je tire, mais la balle part à côté de la cible.

Lenny. Tiens ton arme fermement le recule est brutal et tu pourrais te blesser. C'est normal que tu rates la cible, il te faut de l'entraînement. Recommence et concentre toi. Vise et souffle avant de tirer.

Je me concentre, serre l'arme dans mes mains, souffle et tire. La balle touche la cible !

Blanche. Je l'ai touché !
Lenny. J'ai vu. C'est bien ! Continue, essaie de viser le centre.

Il se recule et m'observe. Je m'entraîne et m'améliore sans voir passer le temps. Arrivé à un moment, Lenny me dit d'arrêter, assez d'entraînement pour aujourd'hui. Je remets la sécurité et lui tend l'arme.

Lenny. Tu peux la garder, c'est la tienne. Tu as les bases pour te défendre si besoin. Mais sert toi en uniquement en dernier recours !
Blanche. C'est la mienne ? Je pensais que ça allait te prendre plus de temps pour m'avoir une arme.
Lenny. Haha tu es si innocente parfois ! Je suis juste aller à l'armurerie, je connais bien le patron. Je l'ai choisi pour toi, je l'ai pris blanche comme ton prénom.
Blanche. Merci Lenny.

Je m'avance vers lui et profite que nous soyons seuls pour l'embrasser passionnément. Il passe sa main dans le bas de mon dos et l'autre dans mes cheveux derrière ma tête en me serrant contre lui. J'aime ce moment, j'aime que nous soyons que tous les deux. Il n'y a plus aucun souci qui n'existe à ce moment présent, j'ai envie que ça dure pour toujours.

La sonnerie du téléphone de Lenny nous arrache à ce moment. Il répond et son visage s'assombrit aussi vite qu'il s'était illuminé. L'appel est court, il raccroche et me dit qu'il y a un problème à la ferme et qu'il faut qu'on y aille de suite. Nous sautons dans son 4x4 et partons, il ne veut pas me dire ce qu'il se passe. Il roule vite et ne fait pas attention sur la route.

Blanche. Bon sang, tu vas me dire ce qu'il se passe !! C'est ma ferme ! Pourquoi, c'est toi qui a été appelé ??
Lenny. Il y a un problème avec les chevaux... Antoine les a trouvé tout couchés ce matin, aucun ne peut se lever. Il a fait venir le veto... Apparemment, ils auraient été empoisonnés...
Blanche. ....

Je suis sous le choc, je n'arrive pas à parler. Les pensées se bousculent dans ma tête. Ils ont dû manger quelque chose de mauvais ! Je me dis qu'on va pouvoir les soigner et que ce n'ai pas grave, mais au fond de moi, je sais que si un cheval s'empoisonne, on ne peut rien faire pour le sauver... On arrive sur place, Lenny ne gare même pas la voiture. Je sors du véhicule et court vers les écuries avant qu'il n'est pu couper le contact.

Je me jette dans le premier box ou je vois une de mes juments au sol agonisante. Je recule d'un bon et part de box en box pour tous les voir. Je ne vois pas et n'entends même pas les Croute qui essaient de me calmer, ils sont en larmes. J'arrive au box de Brume, mon étalon, son regard ce pose sur moi comme si il avait senti que j'étais là, il me fixe. Je tombe à genoux et me traîne jusqu'à lui. Je soulève sa tête et la pose sur mes jambes. Sans m'en rendre compte, je pleure tellement que mes larmes coulent sur lui. Mes oreilles bourdonnent, je le caresse et le rassure. En levant la tête, je vois le vétérinaire qui se tient devant moi, je reprends mes esprits et demande aux Croute d'aller rassurer les autres chevaux. Lenny arrive, il reste debout à l'entrer du box.

Blanche. On peut faire quelque chose...?
Dr Maison. Non très chère amie... Je suis désolé, mais c'est trop tard... Les petits m'ont contacté tôt ce matin et je n'ai rien pu faire.
Blanche. Faite une prise de sang. Je veux savoir ce qu'il les a empoisonnés ! Comment ça a pu arriver ??
Dr Maison. J'ai déjà fait un prélèvement pour l'analyser. Je vous tiendrais informé des résultats. Quoi que ce soit je ne pense pas que ce soit naturel... Quatre chevaux malades en même temps, c'est rare...
Blanche. Comment ça !? Mais qui pourrait faire une chose pareille ?? Ça ne peut pas être volontaire... C'est impossible. Et pourquoi moi ? Pourquoi mes chevaux ?

Je sens Brume frotter sa tête contre mes cuisses avec le peu de force qu'il lui reste. Son regard est toujours braqué sur moi, il cherche du réconfort, il sait que la fin est proche. Je le caresse et lui parle, je le rassure comme je peux. Je sens son dernier souffle le quitter puis plus rien. Il reste inanimé devant moi, je refuse de le laisser partir, je me mets à hurler en le caressant dans l'espoir qu'il reprenne vie et ce redresse. Lenny essaie de me lever, mais je n'y arrive pas, je suis en larmes et je refuse de le laisser. Les Croûtes arrivent devant le box en pleurent, entre deux sanglots, ils m'annoncent que les autres chevaux sont mort aussi. Je me relève mes jambes ne me tiennent plus, tout tourne autour de moi, j'ai l'impression d'être dans un cauchemar et que rien de tout ça n'est vrais. Lenny m'attrape au moment où je perds connaissance.

Je reprends connaissance dans la voiture, je suis embrouillé et je ne me souviens pas de ce qu'il s'est passé quand d'un coup tout me revient. J'ouvre la portière pour retourner au box, je ne veux pas y croire, ce n'est pas possible ! Lenny me rattrape par le bras devant la voiture.

Lenny. C'est fini, Blanche... Il n'y a plus rien à faire. N'y retourne pas, tu vas te faire trop de mal.
Blanche. Non non non.... Ça ne peut pas être possible ! Qui a fait ça !? Je veux savoir qui !!!

Je suis hors de moi et je hurle à m'en arracher la voix. Je me débats pour que Lenny me lâche. Il me tire vers lui et me serre dans ses bras en restant de marbre à mes hurlements et aux coups que je lui inflige dans le torse pour qu'il me lâche. Je comprends qu'il ne me lâchera pas et qu'il fait ça pour me protéger, je m'effondre en pleure dans ses bras puis je le regard et lui dit doucement.

Blanche. Je veux qu'on retrouve la personne qui a fait ça ! Je veux l'avoir en face de moi !
Lenny. Promis.

Il m'ouvre la portière, je remonte dans le véhicule. Nous rentrons, je ne parle pas du trajet et je ne sais pas s'il m'a parlé, car je suis perdu dans ma tête. Arrivé à la maison, je monte dans la chambre sans faire attention à Miguel, Haylie, Inigo et me réfugie sous la douche. Je passe l'après-midi enfermé dans la chambre assise sur le lit à me demander pourquoi et qui ferais ça... Je ne vois pas la journée passée, Gabriella rentre dans la chambre pour m'apporter à souper. Je n'ai pas faim, elle laisse le plateau sur une desserte en espérant que je mange. Je me couche et m'endors.

Le lendemain sera pareil, je ne sortirais pas de la chambre et ne mangerais pas, ignorant tout appel sur mon téléphone. Lenny viendra chaque jour pour me faire entendre raison et que je me nourrisse au moins. Mais rien n'y fera... Au bout du quatrième jour Lenny, rentre dans la chambre le matin en me réveillant.

Lenny. On a les résultats d'analyses ! Tu ne peux pas rester comme ça ! Prends une douche, et descends, on t'attend en bas !

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