Chapitre 25

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Il posait son poing sur mon buste et souriait malgré sa tête ennuyée de mon comportement.

- Tu voulais pas trouver Sasuke, toi ?

Je fronçai les sourcils.

- Tu mens mal, (t/p). Et je te connais.

Je gonflai des joues et baissai les yeux.
Il picorait mes lèvres et avançait vers la porte de la chambre.

- Je t'aime, l'oublie pas, fit t'il.

- Vous avez intérêt à me ramener des souvenirs ! Et a me chouchouter pendant le reste de la semaine ! Criais je, vaincue.

- Si tu veux, repose toi ! Lance t'il.

Je les regardait partir par la fenêtre, s'éloignant dans la brume du petit matin et baillait avant de faire ma routine matinale.

Après avoir mangé, je m'entraînait jusqu'à midi.
Le temps passait vite et j'étais fière de moi, ne me stoppant pas une seule fois.

L'après midi, après mangé, je continuai mes recherches en testant de nouvelles techniques.

Les pouvoirs de mon clan ne se résument pas à ressusciter les morts. Comme pour les ninjas médecins, je suis capable de soigner et de renforcer la musculature, les os, la peau de n'importe qui.

Ça me demande beaucoup de chakra, et la dernière étape de l'entraînement ultime de mes ancêtres est tout simplement la capacité de résurrection.

Normalement, les enfants de la famille de ma mère commencent tôt ce fameux entraînement, tout en entrant à l'académie de ninjas, car il est difficile pour un adulte d'apprendre cela avec autant de responsabilités.

Comme je le sais si bien, mes ancêtres ont étés utilisés pour les guerres.
Je ne dis pas qu'ils l'ont fait de force, non, ils étaient ravis de pouvoir sauver des vies.
Mais les autorités de l'époque leurs mettaient tellement de pression que celle ci en a tué plus d'un.

Comme pour les mangekyos sharingans, sauver trop de monde et utiliser trop de chakras finit par nous tuer... mais ça, a l'époque, on s'en fichait.

Je comprend les gens. Si on me disait que quelqu'un avait la possibilité de ressusciter des gens, je m'empresserai aussi chez lui pour qu'il fasse revenir ceux que j'aime.

Mais comme pour tout, il y a des limites et des conditions à ce pouvoir.
On ne peut pas sauver tout le monde de la même manière, ce qui est déjà un point fort embêtant.
Et, si le corps de l'homme ou de la femme est froid, il nous est impossible de les sauver.

Quand à leurs blessures, elles cicatrises.

Leurs membres repoussent mais plus la personne est blessée, plus de temps et de chakras nous devons utiliser. Par dessus tout, si la victime n'a plus son cœur ou son cerveau, nos pouvoirs ne fonctionnent pas.

Bref, toutes ses conditions éliminaient déjà beaucoup de personnes, malheureusement.
Je commence à croire que cet héritage est plus une malédiction qu'autre chose.

Il est maintenant dix-neuf heures. Je mange.
J'attend toujours les garçons, sur le porche.

Je soupirai quand je finis mon assiette et posai celle des garçons dans le frigo.
Ils doivent être en chemin. Je ne m'inquiète pas.
Kisame est avec Itachi, et s'ils ne sont pas là au petit matin, j'irai à leur recherche.

J'enfilai le pyjama du noiraud, pour le sentir près de moi, et me glissai dans le lit.
J'attrapai un livre et finit par m'endormir, trop fatiguée de cette journée.

Le lendemain, mon réveil dans un lit vide me fit paniquer. Je suis sortit de la chambre et ait fouillé dans la maison, cherchant les garçons.

Je me suis rapidement habillée, pris quelques affaires et me suis mise en route.
Mon instinct me disait que quelque chose n'allait pas.

J'étais sereine hier, car un retard arrive à tout le monde. Mais la nuit est passée et ne pas les revoir m'inquiète fortement.

Je me déplaçai d'arbres en arbres, parcourant des kilomètres. Je suis subitement tombée sur Obito.
Il était agité et m'a pris par le bras avant d'ouvrir un portail et de s'y engouffrer.

Quand nous sommes sortis de celui-ci, la lumière m'a éblouie. Il ne faisait pas beau, non, mais il y avait beaucoup de lumière.

- Je suis désolé (t/p), murmura mon frère.

- De quoi ? Tu...

Mon regard se posait au sol.
Ma vue se brouillait et ma bouche laissait échapper un cri. Non. Je devais rêver.

À nos pieds, les deux frères Uchiha.

- Mon Dieu, mais pourquoi ? Sasuke ! Je t'avais tout dis... oh...

Les larmes coulèrent à flot et je m'accroupis à leurs pieds. Je posai ma main sur le torse du plus jeune.
Son cœur battait faiblement. Dieu merci.

Je manquai de recrier en ne sentant plus le pouls de mon copain.
Il était partit mais avait un putain de sourire sur la face.

- Obito ! Sasuke est en vie ! Je peux sauver Itachi ! Il faut que son corps reste chaud !

- Tu vas te tuer enfin ! Ils sont vidés de chakra !

- Fais ce que je dis Obito ! Je peux pas les laisser partir !! Criais je.

Il m'écoutait et je posai ma cape sur Sasuke, le prenant dans mes bras. Il ne pouvait pas mourrir.
J'allais tout faire pour sauver son grand frère donc il avait intérêt à survivre !

- Ça va aller...

J'étais bien calme.
Je ne pouvais pas perdre mes moyens.
Le temps jouait contre moi.

J'entrai dans le portail avec Sasuke et le posai sur le matelas que disposait la pièce où nous avait emmené Obito.

- Prépare le rituel de ce livre, dis-je en donnant un bouquin à mon frère.

- D'accord. Zetsu...

- Oui !

Je regardai Sasuke. Mon dieu.
Qu'est-ce qu'il leur ait passé par la tête ?

Je lui enlevai ses habits et le soignai.
Il était lessivé et vidé de toutes ses forces.

J'utilisai mes techniques de soin et il récupérait rapidement.
Il était moins grisâtre, et dormait paisiblement.
J'ai posé un baiser sur son front et l'ai regardé quelques secondes.
Mes larmes me montèrent aux yeux et je choisis de les ravaler. Je dois et je veux les sauver.

Je quittai la pièce où était Sasuke et rejoignit mon frère. Itachi était allongé sur un brancard de laboratoire et un autre était posé à ces côtés.

- Tu vas être plongé dans un long coma, petite sœur.

- Ça m'est égal. Je veux le sauver.

- Tu perdras peut-être dix ans de ta vie... ! Ne sois pas idiote !

Itachi x reader - PerhapsOù les histoires vivent. Découvrez maintenant