chapitre 10: Grains de beautés

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Chapitre 10: Grains de beautés

Immédiatement, ses yeux ce mirent à chercher, fouillant les alentours à toute vitesse.
Et il finit par le voir...

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Le prince pénétra dans le jardin intérieur en ouvrant les battant de l'une des fine porte de verre qui l'entourait.
Il n'arrivait pas à détacher son regard de celui de Violine, comme prisonnier de ses nuances violettes.

Le soleil qui descendait paressement à l'horizon rendait l'espace presque magique. Il y avait déjà des lucioles qui brillaient près des buissons de fleur et le filtre chaud que posait la couleur orangée du ciel sur la peau bronzé de Violine rendait ses yeux encore plus vivant.

"Bonsoir, prince Simon. Bienvenue dans les jardins intérieurs de l'aile sud"
Couleur vert forêt c'était penché respectueusement pour accueillir Simon, qui ne l'avait absolument pas remarqué jusqu'ici. Ses cheveux d'un roux sombre et court bouclaient sur leurs extrémités, lui donnant un air juvénile.
"Bonsoir, Vert Forêt, tu n'es pas avec ton mentor ce soir ?"

Le El de bois ce redressa, affichant une mine réjouit.
"Non, Céruléen à décidé que j'était assez puissant pour m'occuper seul de cette endroit. De plus, Vert Mine* a été appelé pour aider avec les roses"

Le prince hocha la tête. Vert Mine était le El le plus proche de lui dans ce royaume. Il était la personne qui lui avait appris tout ce qu'il savait du vrai monde, loin des théories ennuyeuse déblatérée par ses professeurs.
Il lui avait appris la délicatesse de la magie des Els de bois avant Arteus et le nom de centaines de plantes différentes.
Il était le mentor des Els de bois du château et bien que théoriquement très peu puissant a cause de la couleur très sombre de ses yeux, il semblait rendre energie et vitalité à toutes les plantes autour de lui par sa simple présence.

Céruléen, quant à elle, était la responsable El des domestiques du château, elle gérait absolument tout d'une main de fer.

"Je suis heureux que tu aies obtenus ce que tu souhaitais, Céruléen ne cesse de parler de ton obstination pour cet endroit."
Le regard du El de bois s'élargissa un instant, lui et le prince n'avait jamais échanger plus que quelques mots. Mais il semblait tant en savoir sur lui, cela lui sembla étrangement gratifiant.

"Et bien... je vous remercie pour votre considération. Je vais vous laisser profiter du couché du soleil. Voulez vous que je raccompagne Violine à ses appartements ?"
Le regard du prince revint sur Violine. Le jeune El secoua imperceptiblement la tête, dans une demande muette pour rester au près du prince.

"Non, je vais rester avec lui."

Ils se mirent à marcher lentement près des lucioles, leurs pas s'accordant sans effort. Violine profita avec joie de la disparition presque complète de la douleur. Elle n'était plus qu'une piqûre éparse qui ne fesait que tiraillé son quadriceps.

Tout semblait aller mieux lorsqu'il était près du prince.
Il se mordit l'intérieur de la joue en se rendant compte de la réflexion qu'il venait de se faire.

Le prince tourna vers la gauche, avançant vers le fond de l'endroit ou trônait le plus grand arbre du jardin.
"Nous venions ici avec mon professeur de magie lorsque j'étais enfant..."
Il ponctua sa phrase en écartant les longues branches du saule pleureur devant eux.
Violine y découvrit un petit espace plus sombre ou une table et trois chaises y était cachée. Il s'avança et regarda longuement autour de lui.
Les larges branches de l'arbre créaient un espace clos d'à peines deux ou trois mètre de diamètre.

Il fit un tour sur lui même, émerveillé, pour ce retrouver face au prince, resté à l'entrée de cette cachette intime.
Il avait gardé le bras levé, tenant quelques branches feuillus de l'arbre. Le galbe gracieux des muscles contracté du prince attirèrent bien plus l'attention de Violine qu'il n'aurais osé l'avouer.
Il détailla les manches de sa chemise blanche moulant ses bras, son gilet crème bordé d'or qui serrait sa taille étroites et la courbe gracieuse de ses hanches plus riches.

Le noiraud remis en place sa longue chevelure pour ce redonner contenance et ce forcer à ce concentrer sur autre chose.
Il retomba presque immédiatement dans le regard sombre de Simon.

Le jeune El avait fait une longue natte qui suivait paressement les courbes de la partie droite de son corps jusqu'à ses reins. Il tira un peu trop sur sa tresse, ce qui détacha une mèche à l'opposé de son visage.

Elle ondulait si gracieusement pour venir chatouiller la clavicule découverte par la tunique lâche de Violine et elle paraissait si douce que les doigts de Simon s'enroulèrent autours sans qu'il n'ait le temos de réfléchira se qu'il faisait.
Il ce surpris à mettre la boucle noir derrière l'oreille du jeune El.

Tout son être brûlait, il resta un instant immobile, les yeux fixé sur les quatres anneaux ocre qui remontait le long du lobe du jeune El.

"Ça fait mal ?"
Simon effleura à peine le dernier anneaux présent sur le lobe du noiraud avant de descendre encore un peu la mains vers le haut de sa joue. Il venait d'y découvrire une vielle et profonde cicatrice longue de quelques centimètres. Simon la carressa un instant de son pouce, jusqu'à ce que Violine réponde.

"Dans mon ancienne tribu, on perce son oreille tout les cinq ans. Cela célèbre la force et la volonté de vivre."

Violine déglutit, les doigts toujours sérré autour de sa tresse.
"Je ne sais pas pourquoi j'ai fait le quatrième. J'ai été banni bien avant mes vingt ans..."
"Pour célèbrer ta force et ta volonté de vivre."
Le prince avait soufflé sa réponse, l'air s'envola vers Violine et sembla lui carressé la joue.

Ils était proches.

Simon était plus grand que Violine d'une dizaine de centimètres. Ses yeux étaient tourné vers le bas et ses long cils sombre projetaient une ombre délicate sur ses pommettes dessinées. Sa peau pâle, rougit par la lumière de la fin de journée, semblait irréel aux yeux de Violine qui s'approcha un peu plus du somptueux tableau que lui offrait Simon.

Il voulait mieux voir chaque petite irrégularités de la peau du prince pour les gravés dans sa mémoire. Il s'étonnait de découvrir encore et encore des grains de beauté sur sa peau laiteuse.

Un au creux de sa tempe gauche,
Deux sous son œil droit,
Trois minuscules suivant irrégulièrement la courbe de sa pommette gauche et descendant sur le milieu de sa joue.

Un qui embrassait sa lèvre supérieure, juste sur le galbe de la partie droite.
Il était là, nargant le pauvre El, chevauchant sa peau blafard et sa lèvre couleur corail.

Il était là et Violine ne voyait plus que cela.

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La couleur qui vous intéresse dans se chapitre est : le VERT MINE

Bonne lecture <3

ELS [En Pause]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant