Pour la vingtaine fois depuis hier soir, je me retourne dans l'immense lit, les premières nuits sont toujours les plus dures. Maintenant, il fait jour, il doit être encore assez tôt parce que je n'entends aucun bruit qui provient de la chambre de mon détenteur, hier soir, quand celui-ci est parti se coucher, il avait fait énormément de bruit, puis plus tard dans la nuit des aboiements de chiens m'avait coupé de mon sommeil léger.
Les aboiements étaient tellement près que j'ai cru qu'ils provenaient de l'intérieur de la maison.
Je me lève difficilement du spacieux lit dans lequel, j'avais peu dormi, pied nu sur le sol froid, je me dirige vers la porte, je l'ouvris lentement avant d'apercevoir sur l'encadrement de la chambre de mon détenteur sans haut avec seulement un caleçon une cigarette à la main, et à ses côtés, deux gros chiens avec de longues oreilles qui me regardent l'air impassible, je sursaute avant de fermer brusquement la porte de la chambre dernier moi.
Une de mes plus grosses peurs multipliées par deux se trouver derrière cette porte, je les entends descendre les escaliers, mon cœur bat à la chamade, j'avais l'impression qu'il va s'arrêter.
Soudain, j'entends des pas d'homme revenir, je suppose assez facilement que c'était le propriétaire de la maison.
— Tu ne vas pas rester dans cette chambre toute la journée ? Me demande Ezio, si ce sont les chiens, ils sont dehors, tu peux sortir.
Après ça, sans me laisser le temps de protester, il repart.
Hésitante, je reprends mon souffle avant d'empoigner la poignée de la porte, je la referme derrière moi puis descend les escaliers, une odeur me parvint au nez, mais pas une odeur plaisante, au contraire ça sent le cramé.
— Putain, entends-je mon détenteur jurer au loin.
Je m'avance discrètement dans la cuisine, là où je trouve Ezio, toujours torse nu, avec de la main gauche une poêle dans la main, et de l'autre main sa cigarette qu'il porte à ses lèvres, dans la poêle une étrange fumée s'y dégage.
— Ne me regarde pas comme ça, tu remercieras Nora de m'avoir obligée à te faire à manger, me dit-il froidement.
Je m'assois sur un des hauts tabourets de l'îlot central. Ezio avait des mèches de cheveux noirs tombent sur son visage, je n'arrive pas à comprendre comment il arrive à voir avec alors que c'est sur ces yeux.
Il me tend une assiette avec dessus une tranche de pain cramé avec un verre d'eau à côté.
Ce n'est pas le grand luxe, mais je me contente de ça, ayant l'habitude de parfois rien n'avoir à manger avec mes anciens détenteurs.
Toujours à l'opposé de moi, il pose ses coudes sur l'îlot puis me fixe silencieusement avant de me dire :
— Tu ne parles pas beaucoup toi.
Je ne réponds rien, j'essaye plus possible d'éviter son regard qui devient de plus en plus insistant.
— Je sens que la cohabitation va être compliquée avec toi, finit-il par dire dans un souffle.
Doucement, mes yeux croisèrent les siens, qui sont légèrement vert, un peu comme les miens.
— Vous allez faire quoi de moi, je lui demande pratiquement en chuchotant.
— Actuellement, j'ai deux options, soit te mettre une balle entre les deux yeux ou peut-être t'arracher les membres, mais j'hésite encore, à ton avis laquelle serait la plus douloureuse ?
J'avale difficilement ma salive, imaginant ses deux scènes se passer.
— Bien-sûr, si elles ne te conviennent pas, je peux toujours en trouver d'autres...
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HOPE
Roman d'amourEN PAUSE DEPUIS LE 18/11/24 340. Le numéro écrit à l'encre sur sa nuque, celui qui l'a déshumanisé. Elle n'avait plus confiance en personnes, la race humaine était la plus horrible, comment avaient-ils pu détruire une personne à ce point ? Elle avai...
