21h30:
Lorsque j'arrive à quelques mètres de chez moi je vois des lumières rouge et bleues danser sur les murs des maisons autour, des voisins sont dehors devant le cadrant de leur porte, il y a deux voitures de polices garées devant chez moi et c'est une fois arrêtée que je m'en aperçois. Je prends alors mon courage à deux mains et m'approche de la maison peu à peu, une fois arrivée devant celle-ci je baisse la poignet de la porte et je pousse la porte pour entrer et là,je vois mon père discuter avec la police en étant accoudé contre un meuble du salon et ma mère éffondrée en pleurs sur le canapé vidant toute la boîte de mouchoirs. Je ne pensais pas que ça les aurait autant affectés loin de là et pourtant ce que je vois devant moi prouve bien le contraire de ce à quoi je m'attendais, j'ai beau me repasser cette scène dans ma tête afin d'assimiler mieux les choses mon cerveau a choisi de ne pas fonctionner correctement et je me retrouve avec cette sensation de rêve qui malheureusement ne pourrait pas être la réalité. Jusqu'à maintenant mes parents ne se sont jamais inquiétés pour moi, c'est à peine s'ils me demandent si tout va bien et de les voir aussi mal pleurant mon " décès" me rassure un peu. C'est peut-être stupide et égoïste de ma part de me sentir rassurée de les voir mal pour moi mais c'est la stricte vérité, au moins ça prouve qu'ils tiennent malgré tout à moi et qu'ils ne veulent pas perdre leur enfant.
Avant que mes pensées affluent dans ma tête j'en suis sortie par la voix étouffée et brisée de ma mère qui, en m'apercevant à l'entrée du salon, bond sur ses jambes et s'approche dangereusement de moi en prononçant mon prénom. Je n'ai même pas le temps d'ouvrir la bouche pour sortir un son ou de faire un mouvement que sa main vient se poser violemment sur ma joue suivie d'un bruit sourd qui stoppe net la discution des policiers et de mon père qui eux parlaient des éventuelles causes de mon suicide - sympa comme sujet de conversation- et les laisse bouche-bée. Je pose ma main gauche sur ma joue à présent rouge, bouillante et douleureuse et je la regarde avec étonnement, je n'arrive pas à croire qu'elle m'a gifflé alors qu'elle n'a jamais levé un seul doigt sur moi. D'ailleurs je remarque qu'elle est autant étonnée que nous tous réunis mais cela ne dure pas plus de quelques secondes et la femme étonnée se transforme en une mère furax qui n'a qu'une seule envie : passer un savon à sa fille de façon à ce qu'elle s'en rappelle plus tard.
- Qu'est-ce qu'il t'as pris de vouloir te suicider et de nous faire une lettre d'à dieu pour nous le faire savoir ?! Hurle-t-elle plus qu'énervée.
- Je...
- Chérie, nous avons eu si peur de te perdre ! Me dit mon père d'un ton à la fois calme et inquiet.
- Comment peux-tu être aussi calme Mark Stone ?! Elle a voulu se suicider et elle nous en a jamais parlé, elle nous a jamais parlé de ses problèmes bon sang !! Hurle-t-elle sans cesse mais cette fois s'adressant à mon père.
- Vous étiez bien trop occupés par votre travail pour remarquer que votre fille n'allait pas bien et de toute façon vous ne m'écoutez jamais. Lui réponds-je d'un ton amer.
- Mais qu'est-ce que tu racontes à la fin ?! Nous sommes tes parents nous avons donc le droit de savoir ce qu'il t'arrive. As-tu pensé une seule fois aux conséquences que ça engendrerait une fois t'être donné la mort ? Hein ? Y as-tu pensé ? Ne t'ais-je pas éduquée mieux que ça Kylie ? Tu me déçoies beaucoup, vraiment. Ajoute-t-elle d'un ton savérant froid et méprisant. Je ne pensais pas avoir une fille aussi...
- Ça suffit Anna ! L'interrompt papa agacé. Ne crois-tu pas que tu en fais un peu trop ? C'est à notre fille que tu t'adresses et non à une inconnue alors arrête d'être aussi blessante vis-à-vis d'elle et fous-lui la paix une seconde. Ajoute-t-il plus qu'énervé contre elle.
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Don't Judge Me
FanfictionIl y a deux sortes de personne, celle qui a la joie de vivre et qui profite à fond de la vie en la scrutant un max et celle qui, au contraire, attend impatiemment que la mort lui arrache la vie de pleins fouets. Il y a ceux pour qui la vie a un s...