L'agression

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C'était un jeudi soir. Mélody rentrait chez elle après une journée de travail difficile. Elle avait fait accoucher quatre patientes et du réanimer le bébé à la naissance. « Une garde épuisante ! » pensa-t-elle. Finalement, tout le monde s’en était sorti sain et sauf. N’était-ce pas le plus important ? Bien qu’elle ne se posât pas une seule seconde durant toute la garde et eut à peine le temps de manger.

« Rappelle-moi déjà pourquoi est-ce qu’on fait ce travail, Juju ? demanda-t-elle ironiquement à sa collègue.

— Car à ce qu’il parait c’est l’un des plus beaux métiers au monde, répondit Justine tout en riant nerveusement.

— Je ne me rappelle pas avoir signé pour ça. Quelle garde de malade !

— C’est clair ! Je suis complètement lessivée.

— Une fois rentrée, je file sous la douche puis dodo direct.

— Et moi donc ! Je ne pense pas avoir la force de dîner ce soir. »

Mélody termina sa garde avec une demi-heure de retard. En commençant à exercer ce métier, elle avait rapidement compris que les horaires définis dans son contrat de travail n’était qu’une utopie.
Le comble dans toute cette histoire était que ses heures supplémentaires n’étaient même pas rémunérées.

Comme si tout cela ne suffisait pas, la station de métro où elle était censée s’arrêter était exceptionnellement en travaux. Elle dût descendre à l’arrêt juste avant puis poursuivre le reste du chemin à pied. 

« Décidément, ce n’est vraiment pas mon jour ! »

La jeune femme décida d’emprunter un raccourci lui faisant gagner près de dix minutes de marche jusqu’à son appartement.
C’était la première fois qu’elle l’empruntait car le lieu était mal fréquenté et très peu éclairé ; mais en cet instant, elle n’avait qu’une envie : rentrer chez elle au plus vite.

Durant le trajet, un frisson lui parcourut l’échine et ses mains devinrent subitement toutes moites. Elle avait un mauvais pressentiment.

Était-ce un signe lui indiquant de rebrousser chemin ?

La ruelle était vétuste et ressemblait exactement au genre d’endroit où des innocents se faisaient égorger dans les films d’horreur. Rien que le fait d’y penser lui donnait la chair de poule.
Malgré tout, elle était déterminée à poursuivre sa route pour regagner au plus vite son domicile.

« Soit on est courageux, soit on ne l’est pas ! » murmura-t-elle, afin de se donner un peu plus de courage.

Alors qu'il ne lui restait que quelques mètres à franchir pour sortir de l’allée, deux hommes cagoulés surgirent derrière des poubelles et se dirigèrent dans sa direction. Tout cela ne laissait présager rien de bon.

Elle tenta de fuir mais fût aussitôt rattrapée dans son élan.
Le plus costaud lui attrapa le bras puis la poussa violement. Elle perdit l’équilibre et se retrouva au sol.

« Ou comptais-tu aller, salope ? Ton sac ! Vite !

— S’il vous plait, ne me faites pas de mal ! S’exclama-t-elle, apeurée.

— La ferme !

— Je vous donnerai tout ce que vous voudrez et…

Un des hommes lui attrapa les cheveux et la força à le regarder.

— Je t’ai dit de la boucler ! »

Elle avait du mal à réaliser ce qui se passait. Ses agresseurs faisaient preuve d’une brutalité inouïe, sans le moindre scrupule à son égard. Tandis qu’un lui arrachait son sac des mains, l'autre en profitait pour l’insulter et l’intimider. Tétanisée, elle n'arrivait plus à bouger, ni même à crier. Sa fréquence cardiaque augmentait à vive allure et sa respiration devenait de plus en plus saccadée. Elle avait la sensation que son cœur allait s’arracher d’une minute à l’autre. De légers tremblements prenaient le pas sur tout son corps.

Tout se déroulait si vite qu'elle ne remarqua pas l’individu masqué ayant surgit de nulle part qui commença à se battre avec ses agresseurs. Il assena un coup de tête à l’un d’entre eux, lequel eut du mal à retrouver ses esprits. Le deuxième sortit un fusil de sa poche et s’apprêta à lui tirer dessus.
Dans un élan de rapidité, il évita la balle puis désarma son adversaire avant de le rouer de coups. A l’aide de ses pouvoirs, il les souleva tous les deux puis les propulsa simultanément contre le mur. Ceux-ci retombèrent brutalement, incapable de se relever.
Il s'approcha ensuite de Mélody afin de s'assurer de son état.

« Est-ce que ça va ? Lui demanda-t-il, l’air inquiet.

C'était lui ! Higher. Celui dont tout le monde parlait et qui venait tout juste de la secourir. Ses yeux s'écarquillèrent tant elle était stupéfaite.

— J’hallucine ! Vous êtes… »
Elle s’évanouit avant même de finir sa phrase.

Quelques minutes plus tard, Mélody se réveilla un peu déconnectée du monde. Sur le coup, elle eut beaucoup de mal à réaliser ce qui se passait. Des policiers étaient sur place et ses deux agresseurs avaient été arrêtés.

Elle était couchée sur un brancard, scopée et recouverte d’un drap.

« C’est bon, elle vient d'ouvrir les yeux ! Cria l'un des pompiers.

Elle se redressa et l’homme en profita pour lui retirer les capteurs branchés sur son corps.

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⏰ Dernière mise à jour : Apr 18, 2023 ⏰

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