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A peine avait-il le temps de souffler que devant lui se trouvait Lyanne en brassière de sport le regard gêné vers le sol.
Il se plaça derrière elle et observa quelques cicatrices dissimulées sous les vêtements de la jeune femme rappelant où elle était née.

Il plaça ensuite une main sur son épaule saine et une autre sur la taille du côté blessé pour maintenir son corps.

Le médecin quand à elle prit le bras tendu et blessé de la jeune fille.

'Bon à trois tu souffles fort et vite, hurles si ça te fait du bien mais en tout cas tiens le coup." Dit la femme pour essayer de rassurer Lyanne.

Rien que d'avoir son bras tendu, cela l'a fit cambrer son dos du à une légère douleur, posant son crâne contre le torse de son supérieur  et offrant une vue panoramique à ce dernier sur la poitrine légèrement découverte.
Elle gémissait doucement entre la douleur et l'appréhension.
Levi ne pu s'empêcher de s'imaginer la même scène dans son lit.
Ses joues devinrent rouges et il senti un afflux de sang vers le haut de son pantalon face à toutes les images qu'il avait en tête.

"1, 2 et 3" un léger bruit se fit entendre suivit d'un hurlement assez fort que pour sortir le caporal de ses pensées.

"Et voilà ! Comme si de rien était... enfin presque." fini par dire le médecin.
Lyanne mordait son poing le temps que le lancement de son épaule ce calme.

"C'est bon je vais finir les pansements de son bras seule maintenant, retournes à tes occupations de chef" dit le médecin en ricanant devant le visage rouge du jeune homme qu'elle connaissait depuis des années.

"Euh ... oui .. oui" dit-il en quittant la pièce sans un regard vers sa soldate.

L'air frais dehors lui permit de se remettre les idées en place et de calmer par la même occasion les pulsions dans son pantalon.
A quoi avait-il osé penser putain.

Le lendemain Levi tournait en rond dans son bureau ne sachant pas si il pouvait se permettre de voir l'état de Lyanne.
Un toquement à sa porte lui permit de sortir de ses pensées.

"Entrez"

La porte s'ouvrit en grand pour laisser rentrer une jeune femme aux lunettes.

"Quoi encore Hanji ?"

"Je t'apporte des documents pour lesquels j'ai besoin  de ton joli autographe. "Dit-elle avec un grand sourire.

Levi souffla et s'installa à son bureau après lui avoir pris les documents des mains.
Après quelques analyses des papiers barbants et une petite signature, la capitaine s'apprêtait à faire demi tour.

"Attends "

"Quoi ?" Dit-elle surprise que son collègue souhaite la garder ici.

"Comment va-t-elle ?"

"Quiii ?" Dit-elle d'un regard malicieux.

"Me fait pas chier putain Hanji."

"Ça a l'air d'aller, elle reste dans sa chambre aujourd'hui sur demande du médecin pour ne pas risquer de se luxer à nouveau l'épaule."

"Ok..."

"Tu peux aller la voir tu sais, y a rien de choquant à s'inquiéter de son soldat blessé " reprit elle toujours aussi moqueuse.

"Dégages d'ici"

"Je me disais bien que c'était trop beau pour être vrai " dit-elle d'un ton dramatique en partant du bureau.

Au bout de 5 minutes à se concentrer sur un rapport de mission, Levi se leva en jurant et presque en renversant sa chaise.

Lyanne de son côté s'ennuyait comme un rat mort dans sa chambre.
Quelques personnes étaient venues la voir mais jamais longtemps.
Elle était en top à fines brides, avec une attelle pour maintenir son bras.

Elle observait son épaule violacée et son énorme pansement sur le bras quand quelqu'un toqua à la porte.

"Oui ?"

La porte s'ouvrit pour découvrir à son grand étonnement son caporal avec deux tasses fumantes en main.

"Je suis étonnée que vous n'ayez pas juste defoncé la porte."

"Me fait pas regretter d'être venu Lyanne. Puis je vais pas défoncer la porte d'une chambre, tu pourrais être entrain de te changer."

Lyanne lui répondit juste par un sourire comme à son habitude puis tapota le bord du lit où elle se trouvait pour l'inviter.

"Tiens, je sais que tu aimes le café. " dit-il en tendant la tasse chaude.

"Ooooh j'aurais tué pour en avoir un, merci capitaine."

L'homme s'installa sur le bord du lit et prit une gorgée de sa tasse en observant le pansement de la femme.

"Il y avait quelques écorces bloquées sous la peau, c'était un peu dégueu mais maintenant tout est propre et moins douloureux." Dit-elle en voyant bien son supérieur inquiet.

"Daccord" dit-il plus rassuré "j'ai envoyé ton équipement en réparation, de fait ton grapin avait formé un nœud dans le mécanisme ce qui l'empêchait de sortir "

"Vous ne me faisiez toujours pas confiance ?"

Il haussa juste les épaules pour réponse pour la taquiner.

"Heureusement que c'est pas arrivé en mission sinon je serais plus la pour le raconter" dit-elle en rigolant.

La blague ne sembla pas faire rire son supérieur.

"Oui, tu serais morte pour rien." Répondit-il sur un ton glacial.

Lyanne avait déjà fini sa tasse tellement le liquide chaud lui faisait du bien, elle eu un petit cri de douleur en voulant déposer sa tasse sur la table de nuit.

Levi s'approcha de l'épaule de la femme pour vérifier qu'elle n'avait pas empiré son cas.
Il releva son visage vers elle s'en s'en rendre compte.
Ils étaient tellement proche qu'elle pouvait sentir l'odeur du thé que son supérieur buvait juste avant, souffler sur son visage.

Leurs regards s'accrochait l'un à l'autre comme ils avaient l'habitude de faire mais le lien entre les deux était à chaque fois plus difficile à rompre.
Il observait les lèvres de la femme encore un peu rouges du café chaud et se mordit la lèvre pour ne pas les écraser sur les siennes.
L'ambiance était lourde d'une tension que aucun des deux ne savait comprendre.

Elle glissa sa main sur la joue de son capitaine pour se permettre de remettre une des mèches de l'homme en place.
Ce geste le fit presque sursauter tant il était doux.
Après quelques secondes de réflexion qui semblaient durer des heures pour eux, il lui frotta les cheveux pour combler légèrement ce besoin vitale de la sentir dans sa peau.
A ce geste elle attrapa la manche de l'homme dont elle tombait de semaines en semaines éperdument amoureuse.

Il se releva d'un coup sachant que ce qu'il faisait était interdit, coupant finalement cette connexion intense qu'ils étaient entrain de vivre.

Le sourire sans nom - Levi AckermanOù les histoires vivent. Découvrez maintenant