CHAPITRE 5

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Je regarde l'ombre se mouvoir d'avant en arrière telle  une bascule sur le sol. Tous mes muscles sont aussi rigides que la roche; incapable de bouger, je suis comme statufié. Lentement mes yeux reviennent sur Sasuke qui semble absorbé par l'ombre. Doucement, je pose ma paume sur sa joue pour ne pas trop le surprendre. Il a quand même un petit sursaut.  J'ai à peine le temps d'ouvrir la bouche que Sasuke plaque une main sur celle-ci afin de me faire taire. 

-Ecoute moi attentivement. Souffle t -il à quelques centimètres de mon oreille. Tu vas prendre Himiko et te tirer. Je m'occupe de l'intrus. 

Je ne discute pas. J'acquiesce d'un signe de tête et me lève. Au même instant, j'entends un cri qui me déchire le coeur. Himiko ! Ni une, ni deux, je prends le premier pantalon qui me passe sous la main, l'enfile et  fonce vers ma chambre en prenant le couloir. Si je tombe sur l'intrus en chemin, je serrai impitoyable. Heureusment ou malheureusement, je ne croise personne. Arrivé dans la chambre, j'y retrouve mon enfant en larme assise sur le lit. Un noeud douloureux vient serrer ma gorge pendant qu'une  rage sourde s'empare de mon être. La colère est telle que j'en ai les main squi se mettent à trembler légèrement. Il faut que je reste concentré. Le plus important c'est ma fille. Je ne peux pas me laisser emporter par la haine, elle finira blessé si je sucombe.

-Himiko, mon bébé. Je murmure pour moi-même en la prenant dans mes bras. 

Rapidement, je la scan du regard pour m'assurer qu'elle va bien. Elle ne semble pas blessée. Juste complètement terrorisée. Je ne saurai dire si la voir dans cet état là m'attendri ou me fou encore plus la haine. J'inspire en regardant autour de moi. Personne.

Tant mieux. Je ne suis pas certain d'être en mesure de me contenir.
Mis à part la fenêtre qui est  grande ouverte et les rideaux qui voltigent au gré du vent, rien ne paraît suspect. J'ai le coeur qui bat si vite, que je le sens pulser dans tout mon corps. Je suis tellement sur le qui vif que je sens la tension tirer  les muscles de ma nuque. 

-Dada ! Pleure Himiko en venant mettre son nez dans mon cou. 

Je sens mon coeur se briser en mille morceaux. Dans un geste protecteur et qui se veut rassurant, je lui frotte doucement le dos de haut en bas en parlant de ma voix la plus douce. 

-Ça va aller. Je suis là, personne ne te fera de mal. Dada est là. 

Je me retourne et appelle Sasuke. Aurait-il rencontré notre assaillant dans le couloir ou le salon ? Je ne veux pas traumatiser mon bébé qui semble déjà suffisamment choqué comme ça. Ne recevant aucune réponse de la part du père de mon enfant, je décide de ne pas prendre de risque. Je crée un clone qui se chargera de venir en renfort à Sasuke pendant que moi, je me fais la malle avec Himiko. Je prends le plaid roulé en boule par terre, couvre ma fille avec et dis à mon clone avant de sortir : 

-Disparaît quand il n'y aura plus aucun danger. Si Sasuke a besoin de moi, envoie un crapaud. 

Mon identique me fait un signe du menton pour me dire qu'il a compris et sort de la chambre. Je n'attends pas une seconde de plus. Je ne sais pas qui est notre assaillant, ni combien si il est accompagné, ni sa force. Il a réussi à masquer complètement son chakra, et pas besoin d'être un génie pour comprendre que cette personne a un certain niveau. 

Je m'élance dans la nuit aussi froide que noire avec dans les bras Himiko encore effrayée. La température négative me brûle la peau de mon torse nu. Ce n'est qu'une question de secondes avant que je ne devienne aussi rouge qu'une pivoine et une question de seconde avant que celle-ci ne tourne à la couleur violette.Je ne sais pas où nous allons exactement, mais une chose est certaine, la sécurité de ma fille est la priorité, j'irai aussi loin qu'il le faut si nécessaire. Mais à peine arrivé au bout de la rue, je sens que mon clone a disparu et un flash me survint. Sasuke est devant la baie vitrée du salon vêtu d'un de mes pantalons orange et d'un tee-shirt oversize sur lequel il y a l'imprimé du clan Uzumaki. Il tient dans sa main quelque chose qui ressemble à un foulard bleu. Il se tourne vers moi et me dit: 

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