POV : NARUTO.
Je me réveille de ma sieste, le corps courbaturé et encore engourdi par notre dernière séance de jambes en l'air. Un mélange de lourdeur et de satiété flotte dans mes muscles, agréable mais pesant. Je me tourne instinctivement sur le côté, à la recherche de la chaleur familière de Sasuke. Mais mes bras se referment sur le vide.
Je grogne, contrarié, en me redressant en position assise sur le matelas défait. Mes cheveux en bataille me tombent dans les yeux, je les repousse d'un geste paresseux avant de balayer la pièce du regard. Rien. Pas de Sasuke.
Un soupir m'échappe alors que je repousse la couverture et me lève à contrecœur. Je m'étire longuement, les bras au-dessus de la tête, un craquement discret venant soulager mes omoplates. Et pourtant, quelque chose ne va pas. Dès que j'ouvre la porte de la chambre, une sensation étrange me saisit à l'estomac.
Un frisson remonte lentement le long de ma colonne. Mon ventre se contracte douloureusement, comme si un poing invisible venait de s'y loger. Je pose une main dessus, machinalement, en espérant calmer ce malaise soudain.
Je commence à avancer dans le couloir, pieds nus sur le parquet froid, l'air de l'appartement me paraissant plus dense, presque pesant. Et malgré moi, je sens cette angoisse insidieuse, ce pressentiment désagréable qui s'insinue dans mes tripes. Quelque chose cloche. Je ne sais pas encore quoi, mais mon instinct me souffle que je ne vais pas aimer ce que je vais trouver en poussant la porte du salon.
En arrivant dans la pièce principale, une onde glaciale me traverse de part en part. Tous les muscles de mon corps se tendent d'un seul coup, comme si une alarme silencieuse s'était déclenchée dans mes entrailles. Un juron m'échappe entre mes dents serrées.
— Putain...
Ma voix est rauque, presque étranglée. Tous les regards se tournent vers moi. Kakashi-sensei, assis calmement, relève la tête avec ce même masque d'impassibilité qu'il garde dans les situations tendues. Sasuke est debout, tendu lui aussi, les bras croisés mais les yeux braqués sur moi, comme s'il avait anticipé ma réaction. Himiko, dans un coin, se redresse à moitié, surprise, ses grands yeux papillonnant d'incompréhension.
Et puis il y a lui.
Shikamaru.
Le traître.
Je sens la bile me remonter dans la gorge. Mon estomac se contracte douloureusement, et cette douleur sourde dans le bas-ventre, celle qui m'a saisi en quittant la chambre, ne fait que s'intensifier. Mon souffle devient plus court. C'est comme si l'air dans la pièce s'était épaissi, devenu irrespirable.
Pendant une fraction de seconde, je ne vois plus que lui. Je n'entends plus rien. Plus Himiko, plus Sasuke. Juste lui. Ses yeux noirs dans les miens. Calmes. Trop calmes. Comme s'il n'était pas en train de se tenir face à celui qu'il avait abandonné.
Et dans cette seconde figée, ma colère prend le dessus.
—Sale traitre ! Je hurle en me précipitant vers lui prêt à lui asséner un coup de poing en plein visage.
Surpris par cet élan de violence, celui que je considérais comme mon meilleur ami ne réagit pas tout de suite. Il se prend le coup de plein fouet. Sous mes doigts, je sens sa mâchoire craquer dans un bruit satisfaisant. Cependant, Shikamaru se ressaisit vite. Il s'est peut-être laissé surprendre par ma réaction, mais il reste un ninja professionnel donc il commence à répondre à mes coups. Ou du moins, il essaie de m'éloigner. Malheureusement pour lui, même dans mon état affaibli, je reste le plus fort. Le dominant par ma force physique, je réussi sans mal à le plaquer au sol et coincer ses bras sous mes genoux avant de me mettre à le cogner. Je le cogne de toutes mes forces. Derrière moi, j'entends le crie d'un enfant. Je sens que ça s'agite mais je n'y prêtre aucune attention. Trop occupé à affronter ma peine.
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NOS SECRETS (Tome II)
FanfikceNotre amour est une promesse brisée. Trahison, mensonges, secrets, voilà comment on pourrait résumer notre histoire. L'amour est la mort de la tranquillité de l'esprit. C'est pour cet amour que je suis prêt à tout. Les secrets ne sont que des mens...
