Je manquais de m'étouffer en l'écoutant, lui donnant alors une gifle, dont le bruit qui retentissait ne pouvait que me satisfaire. Il grimaçait de douleur tandis que je me relevais d'un bond, n'étant pas sûre de bien avoir entendu. Finalement, en voyant son sourire narquois, j'étais désormais certaine de bien avoir entendu.
- Ah j'ai piqué ton égo ? Attends que je te pique avec un couteau. Et si tu as besoin de te vider les couilles tu n'as qu'à refaire appel à ta très chère cousine.
Je partais dans la cuisine alors que j'entendais son rire. Cependant, je ne rigolais pas. Absolument pas. J'allais réellement le planter avec un couteau. De plus, il me proposait quoi ? " Payer en nature " ? Et ma main dans sa gueule c'était assez nature pour lui ?
Mais, je comprenais rapidement que j'agissais comme il le voulait. Tout ça n'était qu'un jeu qu'il avait déjà planifié, et dont il prenait un plaisir malin à exécuter. Alors, j'allais le faire chier.
- Tu sais, j'ai bien réfléchi. Je vais te faire chier. Tu t'attends à ce que je te rejette pas vrai ? Que je prenne peur et que je reste enfermée dans ma chambre ? C'est tout ce que je ne ferais pas ! De plus, tu n'oserais pas me toucher sans mon consentement, n'est-ce pas ? N'oublions pas que tu as besoin de moi en parfaite santé.
Je le regardais, et enlevais ma veste. Il détaillait chacun de mes gestes, mais, gardait cette distance que j'avais créé entre nous. Il restait sur le canapé, tandis que j'étais dans la cuisine, maintenant son regard qui pourtant était en train d'analyser l'épiderme que je venais de découvrir. Je souriais en le voyant, et surtout, heureuse de savoir que j'avais vu juste. Il avait beau être un sociopathe, ce n'était pas un violeur.
Alors oui, le petit jeu que je venais d'entreprendre pouvait paraître bizarre, mais je voulais le faire chier. Après tout, même si son sourire était encore présent sur ses lèvres, je pouvais lire de l'agacement dans son regard. Et c'était exactement ce que je voulais. Je voulais l'énerver, l'agacer jusqu'à ce qu'il ait envie de péter son crâne contre un mur. Alors, j'allais rentrer dans son jeu, mais, il ne m'aura jamais. C'était comme exposé un jouet devant un enfant avant de subitement le lui enlever. Bon, je n'aimais pas vraiment être comparée à un jouet, mais, c'était la métaphore la plus parlante qui me soit passée par la tête.
Je rassemblais mes cheveux que j'attachais en une queue-de-cheval haute, dévoilant mon cou et mes épaules. Je lui faisais alors un doigt avant de partir à l'étage. Il ne disait rien, n'exprimait rien, mais, durant ce laps de temps, il ne m'avait pas lâché du regard. Pas une seule seconde. Et ça, ça voulait dire que j'avais raison. Bordel. J'avais trouvé un moyen de le faire chier.
Je m'allongeais alors dans mon lit, et, observais le plafond. Je n'avais pas pris la peine d'allumer une seule lumière, alors, les seules lumières actuellement présentes étaient celles des étoiles et de la lune. Autant dire que je n'y voyais pas grand-chose. Je fermais mes yeux, repensant à tout ce qu'il s'était passé depuis le début. Je ne parvenais pas à réaliser que tout cela avait eu lieu. Que tout cela n'était pas un rêve.
Caitlyn.
Elle avait volé de l'argent, mais aussi des papiers si je croyais ce que j'avais entendu.
Je ne savais pas pourquoi elle avait fait cela, et à vrai dire, je m'en foutais pas mal. J'avais perdu toute confiance en elle. Je ne parvenais plus à imaginer que cette fille ait réellement été mon amie. Qu'elle puisse avoir fait preuve une seule fois d'un minimum de sincérité à mon égard. Non, c'était impossible. Mais, je comptais bien la retrouver, et donc, retrouver ce foutu fric et ces foutus papiers. Sérieusement, dans leurs recherches ils n'avaient pas trouvé que je n'étais pas Caitlyn ? Enfin, je n'allais pas me plaindre. Car, je comptais aussi avoir accès à son bureau, afin de pouvoir fouiller un peu et trouver des choses qui pourraient aider ma famille.
VOUS LISEZ
Lys
RomanceTic-Tac. Tic-Tac. Tic-Tac. Les secondes passaient, et pourtant, j'étais toujours là, retenue contre mon gré. J'avais beau avoir plusieurs identités, je savais que Caitlyn n'était pas l'une des miennes, et pourtant, ici, tous me prenaient pour cette...
