Nous étions tous dans le van. Moi, assise à côté d'Arès. Éros avait voulu s'asseoir à côté de moi, mais lorsque son cher cousin s'était positionné debout, face à lui, les bras croisés et son regard sombre en train de le dévisager, Éros avait fini par se plaindre tout en se levant afin d'aller s'installer à côté d'Aliyah. Bien sûr, il continuait de se plaindre alors que nous avions pris la route depuis une bonne dizaine de minutes. Enfin, c'était Éros. Je souriais en l'écoutant râler, mais aussi en me souvenant de notre première rencontre.
Les choses avaient bien évolué.
Désormais on me retenait grâce à des menaces sorties de je ne sais où, mais qui s'avéraient être efficaces étant donné que BORDEL JE NE POUVAIS TOUT DE MÊME PAS METTRE MON PROPRE FRÈRE EN DANGER.
Enfin, les choses allaient s'arranger.
C'était ce que je ne cessais de me dire. Tous les jours. À chacun de mes réveils.
- Encore un putain de mot qui sort de ta bouche et tu vas rejoindre Jordan.
R.I.P Jordan.
Mais, cela semblait être efficace puisque Éros ne disait plus rien.
Il était devenu une tombe.
Sans mauvais jeu de mot. Enfin... Tombe, Jordan... Vous avez capté..?
Aliyah, elle, souriait en regardant ces deux hommes.
Et c'est comme ça que pendant plus de deux heures personne ne parlait. Éros avait essayé de mettre sa musique, mais visiblement, lui et Arès n'avaient pas les mêmes goûts. Car une nouvelle menace d'Arès avait suffi pour faire taire tout bruit.
- Qu'est que tu peux être aigris...
- Quoi ?
Oups.
Je l'avais dit à voix haute.
Merde...
Aliyah était désormais en train de rire à pleine voix, désormais impossible à arrêter.
- Quoi..? Je vais rejoindre Jordan moi aussi ?
Oui, j'avais envie d'emmerder Arès ce soir.
Et, un simple regard à ces deux êtres remplis de malice me suffit à comprendre qu'ils s'étaient décidés à m'accompagner dans la périlleuse mission d'embêter Arès. Après, est-ce que je pouvais les en vouloir ? Je ne pense pas. Après tout, j'étais celle qui avait lancé ce petit jeu.
Éros était ravi de voir que je répondais à son cher cousin. Chose que lui n'osait pas faire. Enfin... C'est un détail comme un autre, pas vrai...
- J'ai toujours aimé les femmes de caractère. Caitlyn, on devrait vraiment sort-
Et voilà. De nouveau, aucun bruit.
Après tout, Arès venait de prendre un virage à 70km/h. Et le Klaxon bruyant de la voiture d'en face avait suffi à nous tétaniser de peur. Un seul geste, et Arès nous envoyait en enfer. Alors qu'aucun de nous n'osait faire quoi que ce soit, nous tenant comme nous le pouvions à notre chaise ou encore aux poignées de maintien, nous nous contentions de commencer nos prières intérieures afin d'avoir une chance de s'en sortir en vie.
Arès lui, était souriant. Victorieux de cette bataille, il ne cachait pas son sourire qui exprimait sa victoire et son contentement.
Bien...
Au moins nous étions arrivés. En vie.
Arès se garait dans une forêt, perdue au milieu de je ne sais où. Il avait déjà coupé ses feux, afin de passer inaperçu, ce qui n'était pas bien compliqué étant donné que le van était noir. J'ouvrais alors ma portière, et, avant que je n'eus le temps de faire quoi que ce soit, Éros était déjà là, légèrement penché à l'avant, me tendant sa main.
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Lys
RomantizmTic-Tac. Tic-Tac. Tic-Tac. Les secondes passaient, et pourtant, j'étais toujours là, retenue contre mon gré. J'avais beau avoir plusieurs identités, je savais que Caitlyn n'était pas l'une des miennes, et pourtant, ici, tous me prenaient pour cette...
