18 : Souffrance

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Verana
Je reste fixée devant ma robe noire.

C'est aujourd'hui l'enterrement.

Ils vont tous être là.

J'ai juré de retrouver l'homme qui a tué mon frère. Il l'a étranglé... devant les yeux de mon père.

Je vais le faire souffrir jusqu'à ce qu'il me supplie de le tuer. Il me suffit juste de le retrouver.

Je sens soudain deux mains sur mes épaules.

- Il faut que tu t'habilles.

Je tourne la tête vers lui. Il va être là pour l'enterrement, je lui ai demandé de retourner en Russie après. Je sais qu'il a énormément de travail.

- J'ai pas envie d'y aller...

- Vera...

Les larmes se remettent à couler sur mes joues.

- Je ne veux pas le voir se faire enterrer à côté de ma mère... ça va vraiment me faire trop mal...

Il me tourne vers lui et m'enlace.

- Je sais que ça fait mal, mais il va falloir passer au-dessus de tout ça. Tu es forte, tu réussiras à t'en sortir j'en suis persuadé. Fais-le pour ton père, il a besoin de la seule personne qui lui reste.

Je ne repartirai pas en Russie. Je resterai au Mexique avec mon père, je ne peux pas le laisser seul.

Il m'aide à m'habiller, je n'ai pas la force de le faire.

Je retrouve mon père au rez-de-chaussée.

On monte dans la voiture pour se diriger droit au cimetière. Une centaine de bagnoles sont déjà là.

J'aperçois tout le monde, la mafia d'Italie, Diego, ceux du Brésil, etc.

Il pleut à torrent.

Je m'apprête à sortir mais mon père m'arrête.

- Tu dois retourner en Russie avec Alessio.

- Quoi ? Mais pourquoi ?

- Je ne veux pas que tu restes ici juste pour moi. Je suis ton père et je ne veux pas gâcher ton bonheur.

- Papa...

- J'y arriverais seul mon ange. Ça va te faire encore plus souffrir de rester au Mexique, tu le sais.

- Et toi ?

- Je me débrouillerai. Je préfère te voir heureuse autre part que malheureuse avec moi.

Je souffle pour essayer de retenir mes larmes.

- Je vais quand même rester la première semaine... j'en ai besoin.

Il hoche la tête et me prend dans ses bras.

- Je t'aime ne l'oublie pas, d'accord ?

J'hoche la tête positivement.

- Moi aussi je t'aime papa.

Il embrasse mon front.

- Allons-y.

On sort de la voiture et ça commence, ils l'enterrent.

Je sens les larmes remonter, mon petit ami me prend dans ses bras.

Juste à côté il y a la tombe de ma mère, c'était tous les deux des gentils qui ont été décimés par des méchants.

Les gentils ne gagnent jamais.

ALVE [ Terminé ]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant