19 : Attaque

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Alessio
Je la prends dans mes bras. J'entends encore son souffle irrégulier.

- Détends-toi. Dis-je en sentant son corps trembler.

- Pourquoi tu ne me fais pas l'amour comme ça tous les jours ?

Je ricane.

Elle souffle.

- J'ai l'impression de ne plus sentir mon corps.

- Endors-toi si tu es fatiguée.

- Non il faut que j'aille voir mon père.

Je caresse les courbes de son dos, ce qui la fait frissonner.

- Alessio...

- Il vaudrait mieux que tu te reposes.

- Où est-ce qu'ils l'ont emmené ?

- Ça ne sert à rien Vera.

- J'en n'ai pas fini avec lui.

- Ton père va s'en occuper.

- Je veux y aller aussi.

- Moya lyubov', c'est mieux pour toi de rester ici et te reposer un peu. S'il te plaît, c'est pour ton bien.

Elle hésite un instant et cède enfin.

Elle se blottit contre moi.

- Reste avec moi alors.

- Je ne pars pas, je suis là. Tu veux qu'on aille à la douche ?

Elle hoche la tête positivement.

Je la porte jusqu'à la salle de bain. Elle est si légère, on dirait une plume.

On prend un bain ensemble avec Blacky, je suis autant amoureux de ma chatte que de Vera.

Alba vient changer les draps. Après l'avoir mis dans des habits tout chauds, je la reprends dans mes bras.

Elle s'assoupit rapidement. Toute cette journée a dû l'épuiser.

Je déteste voir la femme que j'aime souffrir de cette façon. Elle avait déjà perdu sa mère, et maintenant Bilel.

Toute sa famille s'est effondrée. Je ne peux pas la laisser seule ici, je ne veux pas retourner en Russie.

Mon téléphone retentit, je décroche directement avant que ça ne la réveille.

C'est Isaac.

La première chose que j'entends sont des coups de feu.

- On a besoin de ton aide Alessio. Me dit-il.

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Y'a un putain de connard qui fusille la maison d'Espanto. On n'a pas assez d'hommes il faut que tu ramènes les tiens.

- J'arrive. Appelle Diego ils sont tous au Mexique normalement.

J'appelle tous mes hommes pour qu'ils aillent là-bas et préviens Levi, c'est celui qui gère la mafia d'Italie. Il est plus proche que moi.

Je me prépare à sortir, mais j'entends soudain des coups de feu au rez-de-chaussée.

Il veut tuer tout le monde ou quoi ?!

Ça réveille directement Vera.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Demande-t-elle en se redressant.

- Ton père s'est fait attaquer, et ils viennent pour toi aussi.

Elle se lève directement et s'apprête à sortir mais je l'arrête.

- Ils attaquent mon père !

- Mais ils t'attaquent aussi ils sont juste en bas ! Où est-ce que tu veux aller ?!

Elle s'en rend compte et revient à moi.

- On y va et on les tue tous ?

- Je ne sais pas combien ils sont, ce serai trop dangereux. Il faut que tu sortes d'ici.

J'entends la porte du bas se faire enfoncer.

Le seul moyen de s'en sortir c'est le toit, et on peut l'atteindre par le balcon.

Je l'amène sur le balcon et referme la porte.

- Monte dépêche.

- Sur le toit ?

- Dépêche-toi Vera.

Je la porte et elle y grimpe.

J'entends la porte de la chambre se faire défoncer. Je me dépêche de monter avec elle.

Au même moment le rideau du balcon s'ouvre.

Je pose ma main sur sa bouche alors qu'elle s'apprêtait à parler.

En un regard, elle comprend.

Si elle bouge, on est morts.

Verana
Un laps de temps passe, on les voit partir. Alessio sort son téléphone.

La pluie me tombe dessus à torrents.

Il ne prend pas le risque d'appeler, on ne sait pas s'il y a des hommes à l'intérieur ou non.

Il envoie seulement un message et reçoit aussitôt la réponse.

- Ils arrivent. Me dit-il à voix basse.

Je suis allongée sur son torse.

- Mon père va bien ? Je demande tout en chuchotant.

- Je vais demander.

Je commence à trembler. Il fait si froid...

- On va bientôt rentrer mon amour, ça va aller, tiens encore dix minutes.

Quelques minutes passent et il reçoit une réponse.

- Il va bien, on l'a juste effleuré. Dit-il à côté de mon oreille.

Je sens mon cœur plus léger d'un coup, je me sens bien mieux.

Il dépose un bisou sur ma joue en me serrant dans son bras.

- Je suis désolé Vera.

- Pourquoi tu t'excuses ?

- Parce que je n'arrive pas à t'aider pour que tu ailles mieux. Et je m'en veux.

Mes pupilles s'ancrent dans les siennes.

- Alessio... seule ta présence m'aide à aller mieux, je n'ai pas besoin de plus.

- Mais j'aimerai te donner plus.

- Tu me donnes déjà assez.

Je dépose un baiser dans son cou, sur un de ses nombreux tatouages.

- Je t'aime...

- Moi aussi je t'aime ma Vera.

Mon cœur s'est réchauffé, malgré la situation délicate dans laquelle nous sommes, mon amour a d'avantage grandi pour cet homme.

Il grandit de jour en jour sans s'arrêter. Il m'a conquise.

On voit les voitures arriver.

Mon père est là. Je m'apprête à bouger mais il m'arrête.

- Il faut qu'ils vérifient qu'il n'y a personne.

On attend avant d'enfin pouvoir descendre.

Je vais directement enlacer mon père.

Tout va bien, c'est bon.

ALVE [ Terminé ]Des histoires addictives. Découvrez maintenant