Athena
Le téléphone de la cabine téléphonique coller à mon oreille, j'entends les sonneries raisonnées dans l'espoir que Jessie réponde alors que je remercie encore intérieurement un milliard de fois l'homme qui a eu la gentillesse de me donner quelques pièces pour que je puisse passer mon appel.
— Allez Jess...
Ma voix suppliante est interrompue par un soudain coup de feu qui perce l'air au même moment qu'une balle vient se loger dans la cabine téléphonique qui produit aussitôt des étincelles. Je recule dans un halètement, mes mains laissant tombés le combiner tandis que je fais volte-face, mes yeux parcourant la foule agitée alors que je cherche activement d'où provient le tir. Dès l'instant où mes yeux se posent sur Benicio qui traverse la foule calmement, son arme à la main accompagnée de son air furieux, la panique me submerge à une vitesse folle.
La gorge plus que sèche, je prends quelques pas supplémentaires en arrière. Seulement, lorsque je manque de tomber, je me tourne afin de courir, traversant la route sans même regarder ou faire attention aux voitures. Je bouscule dans ma course plusieurs passants en fuite avant d'entrer dans un café. Je pousse la porte et glisse sur le sol, mais me me relève aussitôt, courant jusqu'au comptoir derrière lequel se tient un grand homme tatoué.
— Je vous en supplie, aidez-moi, un homme essaye de me tuer !
Mon interlocuteur arque son sourcil tatoué puis lance un coup d'œil par-dessus mon épaule, son amusement évident lorsqu'il remarque Benicio. Il me faut seulement quelques secondes pour comprendre qu'ils se connaissent, toute once d'espoir s'évaporant.
Je déglutis lourdement tout en essuyant d'une main atrocement tremblante la sueur qui a perlé sur mon front, ma bouche pâteuse. Malgré ma panique, je tente de ne pas rester pétrifier, traversant le bar en courant, mon regard revenant si souvent sur l'homme à l'extérieur que je ne me rends pas compte de la présence devant moi.
Mon visage cogne de plein fouet un avant-bras fort et musclés à cause duquel je m'écrase brutalement sur le sol, la chute si violente que je sens mon souffle se couper dans ma gorge quand mon dos frappe brutalement le carrelage. Je tousse à cause du choque, massant ma poitrine d'une main tout en tenant mon nez ensanglanter de l'autre.
— Mon Dieu. Toussais-je.
Je tente de me relever, mais je sens un pied compressait ma gorge si fort que cela m'en coupe la respiration une seconde fois. Je lève les yeux en frappant sur la botte noire de l'homme dont le visage m'est impossible à distinguer à cause de sa cagoule noire. Malgré le manque d'air douloureux, je tente de me débattre dans l'espoir de me défaire de la prise bien trop serrée de mon assaillant. Je peux sentir le sang me monter à la tête et mes yeux se fermer peu à peu, mes coups devenant moins énergique chaque seconde qui passe.
Le manque d'air dans mes poumons devient douloureux, quand un bruit sourd perce soudainement l'air, suivis d'un bruit de verre brisé. Puis... plus rien, plus de prise insupportable sur ma gorge, plus d'homme cagouler. Juste un blanc et quelques choses de chaud sur mon visage ainsi qu'autour de mon corps. Lentement, j'ouvre les yeux et je ne peux réprimer un cri de terreur en voyant le corps de mon assaillant inertes sur le sol, son sang nous entourant.
J'en ai partout sur moi, dans les cheveux, sur mon visage, sur mon pyjama qui me colle maintenant à la peau, et tout cela m'en fait presque oublier mon atroce douleur au nez.
C'est lorsque que j'entends la porte du café s'ouvrir ainsi que les bruits de verres brisés sous des semelles de chaussures que je relève la tête. Je déglutis difficilement sous le regard perçant de Benicio, mes mains tremblantes sous l'adrénaline... ou bien la peur.
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ATHENA (EN RÉÉCRITURE)
RomanceAthena Ross, 21 ans, pensait avoir tout sous contrôle : ses études de droit, son job de serveuse dans un restaurant chic... et même le fait que son patron soit un puissant mafieux new-yorkais. Jusqu'au soir où elle croise Benicio Molena. À 27 ans, c...
