Athena
— Une vente aux enchères, c'est stupide. Sifflais-je alors que la voiture s'arrête devant un énorme manoir.
Depuis quelques jours, j'ai été obligé de me préparer à toute éventuel dérapage durant cette stupide vente aux enchères. Parce qu'à mon plus grand malheur, lorsque j'ai tenté de résister, Benicio m'a presque menacé de son arme pour que je l'accompagne. D'après lui, être accompagné d'une femme à ce genre d'événement est bien vu. Cela montrerait que même au milieu de la rivalité mafieuse, il est seulement là pour acheter. D'après moi, il a juste besoin d'un bouclier.
— Souris et ferme là. Siffle le brun.
Notre chauffeur contourne la voiture pour nous en ouvrir la portière, et malgré moi, je prends le bras de Benicio, me forçant à sourire pour les apparences. Si je ne craignais pas qu'il me tire dessus à tout moment je lui aurais déjà piquer son flingue.
— Pourquoi il fait chaud comme ça ? Grommelais-je.
Du coin de l'œil, je peux voir le mafieux à côté de moi lever les yeux au ciel avant de m'entraîner avec lui dans l'énorme demeure que j'observe un moment. Mes yeux parcourent les pièces surdimensionnées jusqu'à ce que Benicio me fasse assoir à côté de lui sur l'une des nombreuses chaises de l'énorme jardin déjà bondé de monde.
Je suppose que le seul point positif, c'est que j'ai enfin pu sortir de cette maison dans laquelle je suis séquestré depuis bientôt deux semaines.
J'ai l'impression de désespérer bien trop vite à l'idée de trouver un moyen de m'enfuir. Mais j'ai déjà fouillé tous les meubles de la maison à la recherche de la clé pour ouvrir la porte qui me sépare de la liberté, mais rien, absolument rien à part des broutilles inutiles ! Je commence à croire que je ne rentrerais jamais chez-moi...
— Reste concentré.
Je tourne les yeux vers lui, et nos regards s'accrochent comme habituellement dans un déferlement de haine mélanger à du mépris. Alors que l'on se dévisage durant de longues secondes, c'est le commissaire priseurs sur l'estrade qui attire notre attention.
Lhomme se positionne juste derrière le pupitre surplombé d'un micro afin de commencer les enchères.
Lorsque finalement vient une sculpture que je n'avais encore jamais vu de ma vie, Benicio ainsi qu'un autre homme se disputent pour l'avoir, montant toujours les prix de plus en plus hauts. Mais finalement, c'est le brun à mes côtés qui l'emporte pour une somme si grande que je ne peux même pas la prononcer.
— Je peux savoir en quoi ça va t'aider d'avoir ça ? Demandais-je tout bas.
Le mexicain reporte ses pupilles grises sur moi, me sondant un long moment avant de détourner les yeux sans même daigner à me répondre. Je marmonne en m'enfonçant dans mon siège, l'une de mes mains se levant pour jouer avec mes boucles d'oreilles.
Après des heures insupportables à rester assise et à fondre sous le soleil, on finit enfin par traverser l'énorme allée presque vide pour récupérer l'achat de Benicio qui tire calmement sur sa cigarette presque finit.
— Attends ici. Ordonne soudainement le mafieux. Et n'essaye pas de t'enfuir, mes hommes t'ont à l'œil.
Avant que je n'aie le temps de formuler un simple mot, le brun entre dans un grand bureau duquel il me claque la porte.
Je jure entre mes dents à cause de la colère qui bouillonne en moi chaque fois que je suis en sa présence, puis m'adosse au mur derrière moi en croisant les bras. Mes yeux parcourent la cour presque vide et je me surprends à vouloir m'enfuir malgré les avertissements de Benicio.
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ATHENA (EN RÉÉCRITURE)
RomanceAthena Ross, 21 ans, pensait avoir tout sous contrôle : ses études de droit, son job de serveuse dans un restaurant chic... et même le fait que son patron soit un puissant mafieux new-yorkais. Jusqu'au soir où elle croise Benicio Molena. À 27 ans, c...
